Après un week-end compliqué au Mans le mois dernier, Théo Pourchaire et l’équipage de la Peugeot N°94 n’ont pas retrouvé le sourire à Interlagos. Malgré une bonne qualification, la monoplace française en manque de rythme en course, n’a fait que reculer au classement.
Au sortir des 24 Heures du Mans, Peugeot a abordé un virage décisif de sa saison. Le Championnat du monde d’Endurance a basculé immédiatement vers son chapitre brésilien avec les 6 Heures de São Paulo, disputées sur le tracé exigeant d’Interlagos.
Les premiers tours de vendredi ont pris une importance particulière pour retrouver l’agilité qui avait permis à la 9X8 de briller dans le secteur technique du tracé pauliste. Avec cinq manches encore à disputer et une catégorie Hypercar où chaque détail comptait, Peugeot a misé sur la capacité de l’équipage de la n°94 avec Théo Pourchaire, Loïc Duval et Malthe Jakobsen à absorber rapidement les contraintes physiques d’Interlagos et à insuffler l’élan nécessaire pour aborder la pause estivale avec la conviction d’avoir relancé une dynamique essentielle.
Une qualification dense qui a laissé entrevoir un potentiel
Dans le clan de la Peugeot n°94, Théo Pourchaire a vécu un début de week-end placé sous le signe de l’ajustement permanent, dans un contexte où la moindre variation de rythme pouvait bouleverser la hiérarchie.
Aux côtés de Malthe Jakobsen et Loïc Duval, le Grassois a vu la voiture osciller dans le milieu du classement, concédant entre quatre et sept dixièmes aux références du plateau, un écart suffisant pour rappeler que la performance de Spa-Francorchamps – et la pole décrochée alors par l’équipage – ne pouvait servir de garantie.
Les séances libres ont été consacrées à un travail méthodique, Peugeot évaluant différents réglages pour stabiliser une base commune entre les deux 9X8 avant les qualifications. Dans une catégorie Hypercar où chaque dixième devient un enjeu stratégique, Jakobsen et Di Resta ont porté l’effort initial en piste, avec pour objectif de placer les prototypes dans une fenêtre de performance exploitable.
Au volant de la n°94, le jeune Danois a progressivement haussé le ton, signant d’abord un 1’24’’257 avant d’abaisser sa marque en 1’23’’598 pour décrocher une place en Hyperpole.
La séance finale a confirmé la densité du plateau : malgré un meilleur temps absolu dans le secteur 3 et un tour en 1’23’’402, la Peugeot s’est installée en huitième position sur la grille, à trois dixièmes seulement de la pole.
Une configuration qui a laissé entrevoir une marge de progression réelle pour la course, où Théo Pourchaire et Loïc Duval devait capitaliser sur cette base pour ramener la n°94 dans une dynamique ascendante.
Une course sans ouverture qui a figé la n°94
Ce dimanche en course, Loïc Duval a pris le départ comme à chaque rendez-vous depuis le début de la saison, sans rencontrer de difficulté particulière dans les premiers instants. Il a même gagné une position avant de se retrouver sous la pression de la Ferrari n°51, engagée dans une remontée soutenue. Logiquement dépassé par la voiture d’Antonio Giovinazzi avant la première heure, Duval s’est ensuite retrouvé aux prises avec l’autre Peugeot, dans un début de course où les écarts se resserraient rapidement. Après le premier arrêt, la n°94 a repris l’avantage sur la Ferrari grâce à un passage aux stands légèrement plus court, ce qui a permis à la n°93 de s’installer en sixième position.
Un peu plus de deux heures après le départ, Théo Pourchaire a pris le volant en onzième place, pénalisé par un arrêt plus long que prévu. Dans une stratégie décalée visant à préserver la voiture, le Grassois s’est maintenu au classement, sans réelle opportunité de remonter dans un peloton où les rythmes se neutralisaient.
La dernière partie de course a finalement redistribué les cartes avec Malthe Jakobsen au volant, alors que la pluie était annoncée mais tardait à faire son apparition. Les stratégies carburant ont eu raison de plusieurs équipages, dont la n°94, qui n’a jamais trouvé l’ouverture pour regagner du terrain. L’équipage Duval–Pourchaire–Jakobsen a conclu l’épreuve à une lointaine quatorzième place, à plus d’un tour des vainqueurs, juste devant l’autre Peugeot, avant-dernière.
Il faudra désormais patienter jusqu’au 6 septembre pour revoir Théo Pourchaire en piste, à l’occasion de l’épreuve américaine disputée sur le Circuit des Amériques, au Texas.
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