Une décision est attendue en fin de semaine concernant l’organisation des épreuves de glace à Nice pour les Jeux olympiques d’hiver 2030. Les discussions se poursuivent entre les acteurs du dossier, alors que des désaccords persistent sur la question du hockey sur glace.
La question du pôle glace à Nice reste ouverte. Une réunion du comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques des Alpes françaises 2030 s’est tenue ce lundi 20 avril. Plusieurs points figuraient à l’ordre du jour, dont l’avenir des épreuves de glace et la gouvernance du comité.
À l’issue de cette réunion, Renaud Muselier a évoqué un calendrier resserré. « On est sur un fil, mais le fil est toujours tendu et on n’est pas tombés du fil. On a la semaine », a déclaré le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Une décision est attendue d’ici la fin de semaine.
Le dossier a connu des tensions récentes. Vendredi, les échanges entre Renaud Muselier et Éric Ciotti ont mis en lumière des désaccords sur l’organisation des épreuves. Nice reste pourtant identifiée pour accueillir plusieurs disciplines. Le patinage artistique, le hockey sur glace, le short-track et le curling figurent dans le projet initial. Un village olympique et un centre des médias sont également prévus.
Renaud Muselier : « tout est ok, sauf le hockey »
La principale difficulté concerne le hockey sur glace. « Tout est ok, sauf le hockey », a répété Renaud Muselier. Le projet initial prévoit une couverture temporaire du stade Allianz Riviera afin d’y organiser les matches. Cette solution implique l’indisponibilité du stade pour l’OGC Nice.
Pour Éric Ciotti, cette option n’est pas acceptable. Le maire de Nice considère cette hypothèse comme « une ligne rouge absolue. » La perspective de priver les Aiglons de leur stade pendant plusieurs mois suscite un refus clair.
Des alternatives ont été mises sur la table. « Tout le monde a un peu travaillé ce week-end et les options alternatives de M. Ciotti ont été présentées. M. Cadot a dit qu’il fallait les étudier et on a jusqu’à la fin de la semaine », a indiqué Renaud Muselier.
Michel Cadot, chargé d’une mission d’intérim au sein du comité d’organisation, coordonne cette phase d’étude. Les équipes techniques examinent désormais les différentes options. « Donc les techniciens sont maintenant autour de la table et on va voir ce qu’il en sort. Ça peut ou ça ne peut pas », a ajouté Renaud Muselier.
L’enjeu dépasse la seule question du hockey. Le maintien du pôle glace à Nice dépend de cette décision. « Tout le monde veut Nice. Il y a un fort attachement au pôle niçois, qui avait beaucoup séduit le CIO », a rappelé le président de la région.
Plusieurs pistes sont envisagées. L’utilisation d’un autre équipement sportif est étudiée. Le futur stade de rugby figure parmi les solutions possibles pour accueillir l’OGC Nice. Les contraintes budgétaires restent présentes dans les discussions notamment du côté d’Éric Ciotti qui est en chasse des dépenses superflus depuis le début de son mandat de maire de Nice.
Un départ des épreuves vers une autre ville reste une hypothèse. Lyon est mentionnée comme alternative. Une telle évolution aurait des conséquences pour la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Le pôle glace représente une part importante du dispositif olympique.
Une décision doit être prise par l’État, les régions concernées et les instances olympiques. Le calendrier prévoit une validation avant la fin du mois. La carte des sites doit ensuite être finalisée pour une présentation prévue fin juin.
Une gouvernance encore en transition
La réunion du 20 avril a également abordé la question de la direction générale du comité d’organisation. Le poste reste vacant après le départ de Cyril Linette. Ce départ fait suite à des « désaccords insurmontables » avec Edgar Grospiron.
Un cabinet spécialisé a proposé plusieurs noms pour occuper cette fonction. La décision doit intervenir lors d’un bureau exécutif fixé au 11 mai. En attendant, Michel Cadot assure l’intérim.
Les prochains jours doivent permettre d’avancer sur ces deux dossiers. La question du pôle glace à Nice et celle de la gouvernance restent liées à la crédibilité du projet Alpes 2030. Le calendrier impose des décisions rapides, alors que les discussions se poursuivent entre les différents acteurs.
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