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23 avril 2024

Le Nice Hockey Côte d’Azur, champion de France de division 2

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jpg_hockey-nice-2.jpg Après une performance mitigée au match aller et un match nul 4-4, les Niçois se devaient de l’emporter sur la glace lyonnaise pour conquérir le titre. Chose faite avec une victoire 5-4 dans une patinoire pleine à craquer, toute acquise à la cause des locaux. Tout n’a pas été facile pour les partenaires d’Augustin Gilardin, mais finalement tout s’est bien passé. Le capitaine y croyait, même s’il fallait jouer toute une saison sur un match :  » Après l’aller, on s’est dit, tout reste à faire. C’est jamais facile de jouer à Lyon devant 4 000 personnes d’autant qu’ils n’ont jamais perdu chez eux. Il fallait créer l’exploit mais on y croyait. C’est le réglement qui fait qu’on a du jouer toute une saison sur ce match retour. Mais moi, je préfère les matchs comme ça, couperets. C’est là où on voit les  » hommes « , où il faut tout donner, ne rien lâcher, se dépasser. «  Peter Almasy pense connaître les raisons de ce succès :  » Lyon a une équipe plus complète mais la volonté était de notre côté. La différence s’est faite là-dessus d’autant qu’on avait moins de pression. « 

Les hockeyeurs niçois ont justement réussi à se transcender. Menés 1-0 dans le premier tiers-temps, ils parviennent à revenir au score avant d’encaisser un nouveau but. La deuxième période commence très mal pour les azuréens avec un troisième but pour Lyon. Heureusement, les joueurs de Peter Almasy parviennent à recoller très rapidement. S’en suit une longue période d’accalmie où les équipes se rendent coup pour coup, jusqu’au premier fait de jeu qui va tout faire basculer.
Un joueur lyonnais s’infiltre dans la défense niçoise, Augustin Gilardin le gêne sans commetre de faute mais à sa grande surprise, l’arbitre l’expulse deux minutes et accorde un tir de pénalité aux adversaires qui est réussi. Le score est alors de quatre buts à deux. Il reste un peu moins de vingt-cinq minutes de jeu.
Les Niçois sont révoltés par ce coup du sort et soixante-huit secondes plus tard, ils placent une contre-attaque qui fait suite à un poteau et inscrivent leur troisième but, suivi d’un quatrième très vite après.

Les pendules sont remises à égalité. Il reste un tiers-temps, soit vingt minutes, à jouer pour inscrire au moins un but de plus que Lyon. Augustin Gilardin se souvient :  » A ce moment là, je me dis que le premier qui marque remporte cette finale. C’est ce qu’il s’est passé quand on mis le palet dans le but. Ensuite, on s’est dépassé, notre gardien fait une énorme partie. On a vraiment très bien joué. On a été héroïques. D’ailleurs, à l’instant où la sirène de fin retentit et signifie notre victoire, je pense alors à toute l’équipe, à tout le groupe. Cette année, on était vraiment très très soudés malgré quelques tensions. Notre plus grosse qualité a été notre solidarité, pour les autres. On se donnait pour l’équipe. On était fatigué à tel point qu’on arrivait plus à chanter, à laisser éclater notre joie. « 

L’entraineur des Aigles se rend à l’évidence. Cette victoire tient pour lui à peu de choses :  » Je suis très content d’avoir gagner, plus que soulagé. Pourtant, c’est très possible de se faire éliminer en phase finale. D’autres équipes sont bonnes, il fallait être concentrés. Il faut de la réussite pour passer par moments. En fait, on n’avait pas une équipe très large, donc si on avait eu des blessés, on aurait eu du mal. « 

jpg_hockey-nice-2-2.jpg Le numéro 3 et capitaine de Nice ne se soucie pas de ça. Il tient simplement à remercier le public, très présent après le huitième de finale de Coupe de France contre Grenoble, en janvier.  » Ils ont été derrière nous. C’était un soutien indéfectible qui ne nous a pas lâché. On a senti un véritable engouement. Ils ont fait plus que nous aider. Parfois, ils nous ont même remis en place quand on ne jouait pas, on s’est dit qu’il fallait qu’on se bouge un peu. Cette année, on a vraiment rencontré des supporters, des gens derrière notre équipe qui nous ont poussé jusqu’à la victoire. C’est le plus gros public que j’ai vu en France, celui qui met la plus belle ambiance. Et pourtant, j’en ai vu des patinoires. « 

C’est une belle histoire d’amour avec les fans, que les joueurs attendent l’an prochain en division 1. Il faudra alors faire face à des équipes qui disposent de plus gros moyens. L’objectif sera de bien figurer dans ce championnat pour monter dans les trois-quatre ans en Ligue Magnus, le niveau suprême dans le hockey hexagonal. Pour le coach niçois, il s’agit d’abord de créer une ossature pour partir du bon pied. Il va discuter avec les joueurs pour avoir un groupe compétitif et se maintenir sans souffrir. Il faudra pour cela obtenir des soutiens supplémentaires comme l’explique Augustin Gilardin :  » On va avoir besoin de nouveaux sponsors, de nouvelles aides pour faire de bonnes saisons. Il y a la possibilité à Nice de faire quelque chose de bien, c’est une grande ville. Je suis convaincu que l’on saura trouver de nouveaux moyens pour avoir un belle formation très rapidement. « 

C’est tout le mal que l’on souhaite aux Niçois, mais pour l’instant, une seule chose compte, côté sport : prendre des vacances. Mais seulement sur la glace, car tous ces héros travaillent hors des patinoires. Ils ne vivent malheureusement pas, comme le font d’autres sportifs, de leur passion.

Nice-Premium félicite le NHCA, son équipe dirigeante, ses entraineurs et ses joueurs pour sa très belle saison.

Crédit photos : www.nicehockey.com

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