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22 juin 2024

Gaston Franco : « Ma démission, Nice 2018, je ne regrette rien »

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jpg_P1018617.jpgLa candidature de Nice pour les JO 2018 a été présentée la semaine dernière à Paris avec celles de Grenoble, Annecy et Pelvoux. Quel est votre sentiment sur cette présentation ?

Cette première étape a été franchie. Elle était essentielle. Bien évidement nous étions concentrés. Christian Estrosi nous a exhorté, il nous a transmis son énergie. C’est un coach magnifique, il nous disait : « battez-vous, donnez leur envie d’avoir envie de venir chez nous. C’est comme les tirs au but ». Nous nous sommes battus jusqu’au bout. Nos deux sportifs ont été à la hauteur de leurs réputations sportives. Personnellement, j’ai fait ce que j’ai pu. Nous sommes passés les derniers, ce n’était pas facile car nous avons suivi les présentations des autres villes, on a la tentation de se recaler un peu par rapport à ce qu’ont dit les autres. Cela peut être déstabilisant. Mais c’était un grand moment.

La ville qui représentera la France sera connue au mois de Mars. Notre ville a-t-elle des chances de remporter cette candidature?

La différence c’est que personne n’y croyait ! Annecy se prépare à cette candidature depuis 4 ans, alors que nous nous y préparons seulement depuis 4 mois. On nous a dit d’un air suffisant que « Nice était bien pour faire un championnat de ski nautique, c’est bien, mais pour la montagne laissez faire la Savoie ». Mais au fil des semaines, notre dossier a pris de la crédibilité. Il a fallu expliqué que 83 % des Alpes Maritimes est dans la montagne. Isola 2000 a été la première station qui a ouvert en France. Nous avons un enneigement d’exception et on ne boude pas notre plaisir. Cette partie a été validée par la fédération française de ski. À partir de ce moment, il n’y avait plus que les « plus » de la proposition de Nice. Nous avons la marque Côte d’Azur. Notre aéroport est international avec 110 destinations avec des vols directs et il est à 5km du centre ville. Le plus grand problème c’est celui des transports. Et Nice est à seulement 1 heure des stations de sport d’hiver.

Donc Nice peut gagner ?

Et bien, l’Equipe a titré Nice passe en tête, ce journal est la Bible en matière de sport . Ce n’est pas nous qui le disons, c’est un regard porté par de vrais professionnels.

Vous êtes le Président du conseil d’administration du Parc national du Mercantour et depuis quelques semaines « conseiller spécial en charge des problématiques du développement durable » auprès du Maire de Nice. Quelles seront les conséquences, économiques, sociales et environnementales sur ces JO d’hiver ?

Nous avons clairement affiché qu’il s’agira d’éco-jeu. Toutes les communes auront presque le tiers de leur superficie en zone cœur du parc Mercantour. Tout le reste fait parti de la zone d’adhésion mais le fait qu’on soit soumis à des règles de bons comportements écologiques doit être de nature à rassurer les organisateurs. Nous parlons ici de l’éco-vallée. Mais nous avons cette garantie : le Label Parc national.

Il y a 11 stations de ski dans les alentours de Nice. Quelle serait la répartition des différentes disciplines ?

Toutes les descentes Hommes/Femmes se feront sur Auron, Saint Etienne de Tinée avec la piste de Bobsleigh. Les autres disciplines plus « fun » comme le ski de bosses se feront à Isola 2000, où c’est une tradition d’organiser ce genre de manifestations. Il y aura une spécificité : le site d’arrivée sera commun à toute les disciplines. Les sportifs qui auront fait leur propre compétition pourront donc s’installer et regarder les arrivées des autres compétiteurs. Ceci est exceptionnel, car souvent les discipline sont éparpillées. Nous, nous avons joué sur la concentration.

La mascotte des JO dessinée par un enfant a été présenté le 28 janvier dernier dans les locaux du comité au Palais Sarde. Comment a -t-elle été choisie ? Comment la trouvez-vous ?

Tout d’abord, je trouve cela extrêmement mignon de voir combien ces enfants ont pu se motiver et de voir les parents aussi fiers que leurs enfants aient été retenus. Ce qui est essentiel c’est la mobilisation de la population, c’est ce qui est important dans les jeux. Nous avons plus de 14 000 soutiens. Ce n’est plus seulement l’affaire des Niçois, mais également celle des habitants du département.

Vous avez quitté le Conseil Général au profit de votre poste à la marie de Nice. Cette transition a fait polémique. Ces remarques vous ont-elles touché ?

J’ai 65 ans dans 8 jours, j’ai l’habitude du combat politique. Il est vrai que ça ne fait jamais plaisir. Mais, depuis que j’ai pris cette décision pas une seule fois je ne l’ai regrettée.

En 2009, tous vos mandats publics arrivent à échéance. Quels sont donc vos projets pour le futur ?

J’ai appris par la presse que je serai numéro 2 sur la liste des Européennes, cela s’est confirmé avec l’arbitrage du Président de la République. C ‘est un beau projet, et pour moi c’est un formidable challenge que de pouvoir espérer représenter dans les prochains mois notre région devant le parlement Européen.

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