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24 juillet 2024

Benoît Kandel veut rétablir la vérité dans l’affaire Semiacs

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On ignore si les auteurs de la grande interview publiée dans le quotidien local, relative à la nouvelle affaire Semiacs – à savoir la lettre de 58 des 120 salariés et de la direction qui dénoncent un climat d’intimidation (Le mot « mafieux » a même été employé) du délégué syndical CGT (Majoritaire dans les instances électives)°, disent la vérité et rien que (toute ?) la vérité.


kandel-8.jpg Partant de là, un grand déballage a eu lieu et l’ancien président du Conseil d’Administration et premier adjoint à la ville de Nice, Benoît Kandel, démissionné suite à l’affaire Alonzo (Le directeur général condamné au pénal pour une affaire de mœurs et licencié) a été, comme il n’y a pas si longtemps, la cible de nombreuses critiques et d’accusations.

En réalité, si l’initiative prête le flanc à quelques doutes quant à sa spontanéité et sa drôle de coïncidence avec la campagne électorale en cours dans laquelle Benoît Kandel sera acteur en opposition à Christian Estrosi, le contenu donne clairement l’idée que ses inspirateurs, metteurs en scène et autres acteurs avaient comme objectif de profiter de l’opportunité pour cibler un adversaire politique potentiel par le biais de ce qu’on appelle « une action de démolition de l’honorabilité d’une personne ».

Mais comme le veut la physique, le troisième principe de la dynamique est que  » toute action provoque une réaction égale et opposée « . D’où une mise au point précise et argumentée* de Benoît Kandel :

 » Je veux rétablir la vérité face aux imprécisions, informations parcellaires et autres faux ! »- dit-il à l’occasion d’un point-presse – dans un hôtel du centre-ville – que nous rapportons en synthèse.

Audit IGS :  » La Semiacs est une société privée avec des actionnaires publics. L’inspection que j’ai moi-même autorisée alors que la société est contrôlée par des commissaires aux comptes qui n’ont jamais fait état d’aucune critique quant à sa gestion, ce qui aurait provoqué l’intervention de la Cour des comptes. Ce rapport n’est pas valable parce que, curieusement, il a été établi sans contradictoire. en fait, je n’ai jamais été écouté alors que je suis le principal intéressé et que j’aurais pu apporter des réponses utiles. »

Salaire d »Henri Alonzo, ex-directeur général : Depuis sa nomination à ce poste en 2010 (ndlr: Il avait été embauché à un poste différent) son salaire net a augmenté de 21%** (et non de 217%), y compris une partie en tant que directeur général de Sude, la filiale de Semiacs qui a appliqué certains dispositifs technologiques. Cette partie du salaire lui a été attribuée suite à un conseil juridique qui nous en a fait valoir l’obligation

Sa rémunération : Ma rémunération personnelle pour mon activité et mes responsabilités municipales était de 3 179 euros net mensuel ainsi détaillée : Semiacs 1 148 euros, Premier Adjoint 648 euros et Conseiller métropolitain 1 382 euros .***

Gestion de la Semiacs : Le chiffre d’affaire sous ma présidence est passé de 15,3 millions d’euros à 19,4, c’est à dire une progression de + 26%) avec un bénéfice de gestion à 6,6 millions d’euros. Je veux aussi dire que la Semiacs est une société performante, au premier plan pour son organisation et son niveau technologique, pris en exemple au niveau international… et toujours pris publiquement à son compte par le maire de Nice.

Appel d’offres : La Semiacs étant une SEM (Société d’Économie Mixte), elle n’a pas d’obligation de passer par des appels d’offres mais par la mise en concurrence ou meilleur avantage. C’est le bénéfice de fonctionnement d’être une société privée même si à capital public.

Climat social: en 5 ans : Il y a eu 9 licenciements pour fautes graves. L’absentéisme étant de l’ordre de 2 %. Les indicateurs ne donnent pas l’idée d’une société en révolte.

Embauche de la fille de Henri Alonzo et de son compagnon : On peut la critiquer même si professionnellement les deux personnes remplissent correctement leur rôle. D’ailleurs, le nouveau président vient de promouvoir Madame Alonzo à un poste de responsabilité supérieure. J’en profite pour vous dire que ma femme et mes enfants travaillent dans le privé et qu’aucun membre de ma famille, fût-il un cousin lointain, profite d’une place dans une collectivité locale ou société publique. Je peux vous affirmer que ce n’est pas toujours le cas et je pourrais présenter un listing assez long… et, j’ajoute, avec des salaires bien différents de ceux de Madame Alonzo et de son conjoint.

Problèmes syndicaux : Ce n’était pas de mon ressort. Ce n’est pas le président qui organise les élections des délégués, ni qui participe au vote, ni qui gère les luttes de pouvoir internes qui, à bien savoir, existent dans toutes les sociétés.

Je vois que Madame Gaziello s’en préoccupe beaucoup et s’exprime avec virulence : Dois-je lui rappeler que ses problèmes de relation avec la CGT ne devraient pas affecter son rôle d’administratrice de la société ? Au passage, je la remercie de sa collaboration et de la confiance en mon action, puisqu’elle a voté, en leur temps, la quasi-totalité des délibérations.

Conclusion : Je demande qu’un audit d’un cabinet indépendant soit fait pour établir toute la vérité face à des accusations fausses. J’ai écrit une lettre à Philippe Pradal, le nouveau président, pour les contester. A ce jour, elle est restée sans réponse. Si c’est le cas, ce sera la justice qui tranchera.

J’ai de la peine pour Philippe Pradal qui se prête à cette action. Il a été administrateur de la société à mes côtés et je n’ai pris aucune décision stratégique sans lui en parler auparavant. Donc… Lui, comme moi, nous ne sommes pas des politiques de métier, nous nous sommes engagés dans la vie publique pour donner notre contribution . Je dois constater, amer, qu’il a bien appris la partition, et plutôt rapidement.

Aristote disait que l’homme est. « un animal social ». L’adjectif est précieux et doit être conservé en toute circonstance. Son absence, par oubli ou volonté, nous laisse un substantif qui nous ne fait pas honneur en tant qu’êtres dotés de raison.

Est-il si difficile d’avoir une campagne électorale sans coup bas où chaque candidat soit en compétition, mettant en jugement ses capacités, sans forcément essayer de faire tomber l’autre par ses prétendus manquements ?

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