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Nice Reine des Fleurs au Musée Massena

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Nice reine des fleurs. 5e édition du genre, la Biennale des Arts dont le Commissaire général est M. Jean-Jacques Aillagon, ancien ministre de la Culture, célébrera cet été et cet automne le lien indéfectible entre Nice et les fleurs. Elle s’inscrit dans la vie culturelle niçoise et contribue à montrer la vitalité artistique d’une ville qui aspire à devenir en 2028 capitales européennes de la Culture

Nice Reine des Fleurs

11 expositions seront présentées au public du Musée Masséna au Palais Lascaris en passant par le Mamac, le 109 ou le Musée des Beaux Arts pour marquer le plus souvent le lien entre Patrimoine et Création. C’est le cas en particulier du Musée Matisse qui célèbre Hockney , créateur d’aujourd’hui et Matisse dans « un Paradis retrouvé ». A voir jusqu’au 19 septembre. Commissaire de l’expo : Claudine Grammont.
Le Musée Masséna explore dans  » Nice, Reine des Fleurs  » titre qui fait référence à  » Nissa Regina de li Flou « , extrait de l’hymne niçois  » Nissa la Bella « , les rapports entre le végétal, les fleurs et les architectures de la ville, l’importance de la diffusion de l’image à travers des peintures, gravures, affiches, la place des productions et des marchés autour du thème sans parler du rôle des fleurs dans les manifestations populaires comme les Batailles des Fleurs, l’occasion de promouvoir l’agriculture niçoise de la fleur coupée qu’elle soit en pleine terre ou sous serre.

Des paysages fleuris de la campagne niçoise aux jardins impressionnants de la ville, au fil du temps l’accent sera mis par les édiles sur les motifs floraux pour la décoration intérieure et extérieure des immeubles et des maisons particulières.

Au total, près de 250 œuvres seront à découvrir, divisées en 7 parties avec un prêt exceptionnel du Mobilier national . À voir jusqu’au 9 octobre. Commissaires de l’expo : Jean-Paul Patron, Marion Duvigneau, François La-Quièze et Jean-Pierre Barbero.

Archéologie et Flower Power

Citons dans cette Biennale l’exposition du Muséum d’Histoire naturelle qui prend ses quartiers d’été au Musée d’Archéologie de Cimiez pour « Flos Vitæ  » ou le dévoilement d’une palette végétale exceptionnelle et emblématique de la région à travers des herbiers, des aquarelles, des lithographies et autres photographies témoignant de la grande richesse de la biodiversité locale. À voir jusqu’au 9 octobre.
Évoquons Power Flower au 109 où 42 artistes ont été inspirés par les aspects symboliques de la fleur, de la métamorphose à l’évolution du vivant, de l’opulence et la profusion à la fragilité et à la finitude de la vie.
La fleur dans l’Art contemporain fait l’objet de débats sociétaux ou environnementaux qu’il s’agisse de sa forme évoquant le sexe féminin aux projections les plus futuristes. À voir jusqu’au 3 septembre.

Ambivalence et motif floral à l’honneur

Citons aussi le Musée international d’Art Naïf qui explore  » les Fleurs du Mâle  » ou la représentation par les fleurs du féminin /masculin et de l ‘ambivalence, entre ravissement et crainte . À noter qu’un herbier vivant devant l’entrée du Musée fera le lien avec une dizaine d ‘œuvres présentées grâce à un partenariat avec le service des espaces verts . D’autre part, un dispositif immersif réalisé par les étudiants du Master ICDD (SicLab-Méditerranée) fera la jonction entre réalité et virtuel . À voir jusqu’au 19 septembre.
Au Palais Lascaris, joyau du Baroque, c’est le motif floral qui sera à l’honneur de l’architecture aux décors peints en passant par le mobilier et les céramiques du XVII è et XVIII è siècles . Dans les salons spacieux, sur les marqueteries, parmi les bois dorés, on pourra découvrir comme en écho à cette  » floraison  » les œuvres d’Ève Pietruschi. À voir jusqu’au 9 janvier.

Redécouvrir les œuvres du musée des Beaux Arts

Le thème de la fleur permet également au Musée des Beaux Arts de redécouvrir les œuvres de sa collection : peintures, sculptures, arts graphiques et arts décoratifs du XVIe au XXe siècle . Loin d’un caractère purement illustratif , les motifs floraux sont empreints de messages et de symboles comme dans les » memento mori  » des vanités baroques. Toutes ces «  fleurs d’artifice  » sont à découvrir jusque dans les anfractuosités des marbres ou dans les expériences cubistes de Raoul Dufy. Commissariat : Johanne Lindskog et Juliette Chevée. À voir jusqu’au 30 octobre.

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