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25 juin 2024

Rome est une femme : une enquête policière historique haletante !

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« Rome est une femme », c’est le nom donné au premier roman publié de Michel Chevallier aux éditions L’Harmattan. Véritable polar historique, son récit nous fait suivre le jeune policier Cesare dans l’Italie fasciste de 1935. Une intrigue prenante et un décor très riche nous tiennent en haleine jusqu’à la dernière page !

Michel Chevallier, avec son premier roman, nous emmène avec lui dans un polar historique fascinant. Fascinant car il nous plonge dans l’Italie fasciste de 1935, alors que Mussolini est aux manœuvres, et que le Parti national fasciste mène tout d’une main de fer. Le mot « oppression » n’est pas exagéré lorsqu’on lit le roman « Rome est une femme ». En effet, on ressent du début jusqu’à la fin cette tension qui règne. Et cette tension se trouve aussi bien dans la vie de tous les jours des habitants que dans les situations auxquelles est confronté le jeune Cesare dans son travail. Policier au commissariat d’Ostia à Rome, il ne peut pas agir à sa guise, même lorsqu’il enquête, de peur d’éveiller les soupçons ou de voir ses actions rapportées par les informateurs du parti.

Mais comment enquêter correctement dans ces conditions ? Surtout lorsque le corps d’une jeune femme est retrouvé dans la mer, poignardée par une arme blanche, et que son identité semble difficile à retrouver ? C’est pourtant ce que va tenter de faire Cesare, accompagné du commissaire Ascanio, et ce même lorsqu’on lui dira que l’enquête est bouclée car le meurtrier a été retrouvé. Cesare et Ascanio, qui comprennent très vite que le régime en place veut se débarrasser de cette affaire au plus vite et est prêt à mettre un innocent en prison, poursuivent leur enquête malgré les dangers…

« Rome est une femme », c’est une enquête policière assez singulière. L’intrigue en elle-même est assez classique, mais ce sont le contexte et le personnage de Cesare qui sortent très largement du lot. Le contexte politique de l’Italie de 1935 permet de mettre en évidence le régime totalitaire en suivant le personnage de Cesare aussi bien dans sa vie personnelle qu’au travail. L’oppression est partout, et cela donne un quelque chose de plus à l’intrigue qui se détache ainsi des enquêtes policières ordinaires. Ensuite il y a le personnage de Cesare : il grandit en même temps que l’enquête. Le jeune homme qui a encore tant à apprendre de la vie en début de livre évolue avec les différentes expériences qu’il vit, pour se transformer petit à petit en homme. Il fait ses premières expérimentations avec les femmes, mais aussi ses premières expériences de danger en mission. Son évolution est particulièrement intéressante.

L’intrigue est assez lente au début, l’auteur se laissant le temps de bien décrire le contexte politique, mais aussi les beautés du paysage, et le personnage de Cesare. Le texte est très riche. On ressent toute la culture au sens large de l’auteur. Ses connaissances sont vastes : politiques, psychologiques, géographiques, historiques… C’est très agréable car on a véritablement l’impression de lire un polar historique tellement tout est bien mené du début à la fin. L’auteur sait de quoi il parle, et sait où il va. Pas un seul moment on ne doute de la suite de l’intrigue. Le vocabulaire utilisé est très précis et riche. Le texte est parfois assez cru, surtout dans les dialogues. La sexualité est partout, et l’auteur ne prend pas de pincettes pour l’évoquer !

Le site de l’auteur : https://www.michel-chevallier.com/

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