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28 mai 2024

Fac Plus : un plus pour les étudiants

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Une faculté de droit désertique : pas un professeur, pas un étudiant. On recense seulement quelques membres du personnel administratif. C’était au début du mois de septembre. Pas un murmure, très loin de l’agitation habituelle, le campus de droit est en vacances. On pénètre dans le bloc principal, on gravit un étage, puis deux… Au bout du couloir, une porte est ouverte. Une discussion animée donne enfin vie à l’université. Une dizaine d’étudiants au verbe assuré, à la détermination sincère : ils préparent l’année universitaire de FAC+, la Fédération Associative et Culturelle Plus. Réflexions, argumentaires, propositions, le nouveau bureau de la fédération étudiante niçoise travaille. A la tête de ces rebelles des vacances Romain Giraud qui a accepté de répondre aux questions de Nice-Première.


Nice-Première : La rentrée étudiante se profile c’est aussi la rentrée des associations étudiantes. Comment se sont déroulées les vacances et quelles seront les nouveautés à Fac+ ?

Romain Giraud : fac_.jpg L’été a été un peu mouvementé pour la Fédération Associative et Culturelle Plus. L’année 2005/2006 fut remplie d’actions et d’organisations d’événements exceptionnelles pour une jeune fédération comme la nôtre d’à peine deux ans. L’été a été marqué par la mise en place d’un nouveau bureau, d’une équipe renouvelée de A à Z, établir un bilan et cibler les perspectives. Il a fallu reprendre contact avec les associations qui adhéraient à la fédération étudiante et expliquer les projets de la nouvelle équipe. Nous avons organisé une Assemblée Générale fin août. Le bureau de FAC+ est composée désormais de neuf membres, de dix chargés de missions et de Armel Olou, ancien président devenu président d’honneur.
On ne peut donc pas parler de vacances cet été pour Fac+ !

NP : Peux-tu nous présenter le rôle exact d’une fédération étudiante dans les campus français et les spécificités de Fac+ ici à l’Université Nice Sophia Antipolis?

RG : Nous aidons les associations étudiantes. FAC+ c’est avant tout un réseau au sein de l’UNSA et nous assurons un lien entre toutes les associations réparties dans toutes les facultés. En résumé, une association a un projet. Elle nous en fait part et nous lui apportons des partenaires, notre expérience d’organisation, un soutien financier. Si une association organise une soirée, FAC+ prend en charge la totalité du financement et lui reverse ensuite un tiers des bénéfices.

Je tiens à préciser et insister sur le fait que nous sommes une fédération apolitique. Il existe les syndicats étudiants, nous sommes parfois en relation avec eux mais sans jamais nous impliquer politiquement. Nous défendons les intérêts de tous les étudiants, tous peuvent faire appel à nous. Notre porte est ouverte à tous ceux qui connaissent des difficultés que ce soit scolaire ou administrative. Une fédération doit renforcer les liens entre les communautés étudiantes pour qu’aucune ne reste enfermée dans son campus. Elle agit partout où il y a des étudiants donc dans les cités universitaires également. Elle tente avec tous les moyens dont elle dispose de développer tout ce qui concerne la communauté étudiante dans une ville. Elle doit permettre d’aider tous ceux qui ont des soucis avec les démarches administratives et d’assurer un lien permanent entre l’administration et l’étudiant. Et puis, la face émergée de l’iceberg fédératif : l’organisation de festivités mais aussi d’événements à but préventifs.

NP : Comment s’organise Fac +? Combien comporte-t-elle de Corpo?

RG : On a crée un triumvirat. Adrien est président de FAC+ Vie Etudiante (Action permanente au sein des Cités U avec une présence au CROUS et au CEVU, développement des projets associatifs, soutien aux étudiants dans les démarches, développement de liens à travers un réseau associatif). Grégory est président de FAC+ Events (Mise en place d’événements à but festif, culturel et préventif : soirée étudiante, concerts, cafés débats, forums…). FAC+ Events est une nouveauté de la rentrée. On voulait mieux répartir les rôles. Et puis Romain Giraud, président de tout ça… Je tente de répondre du mieux possible à la question : qu’est-ce qu’une Fédération peut apporter en plus des associations étudiantes ?
Trois corpos composent FAC+ : Corpo Droit Eco AES, l’AEM TC, Amnesia.

NP : Il existe une autre Fédération étudiante : FACE. Qu’est-ce qui la distingue de vous? Un regroupement est-il envisageable dans les mois à venir?

RG : FAC+ est présent partout sauf en Médecine où FACE est très présent. Lorsque FAC+ s’est créée il y a maintenant trois ans, l’objectif était de combler les manques. Il était reproché à FACE de faire surtout dans l’événementiel. Il existe une petite concurrence entre nous mais elle est loyale. L’intérêt étudiant doit passer avant tout. Un regroupement entre FACE et FAC+ ? Non. Mais sur certaines actions, une collaboration est envisageable voire préconisée. Pourquoi pas des soirées en communs ou même un grand gala de fin d’année ? Notre porte est ouverte à FAC+.

NP : Parlons argent… Comment se finance Fac+?

FLY_Recto.jpg RG : La fédération est financée grâce à des fonds privés et des fonds publics avec une subvention du Conseil Général des Alpes Maritimes. La MEP nous aide également. NRJ nous offre des spots publicitaires pour annoncer les soirées. Le prix de la cotisation pour adhérer à FAC+ s’élève à 35€ par association et les étudiants individuellement peuvent donner 10€ pour soutenir l’action de FAC+. Nous démarrons l’année sans rien. On fait des avances pour les tracts afin de faire connaître la fédération pour la rentrée universitaire.
Ensuite, les soirées nous permettent de faire entrer de l’argent. Pour organiser une soirée en discothèque Open Cocktail comme le jeudi 28 septembre au minimal, FAC+ doit débourser 8000€. Pour rentrer dans nos frais, il faut remplir la boîte, espérer des ventes de t-shirt à l’intérieur et l’achat de bouteilles. Pour faire venir du monde, il faut innover pour qu’une soirée étudiante en discothèque ne ressemble pas à la sortie traditionnelle du samedi soir. Il faut apporter une dynamique étudiante.

NP : Avez vous un rôle à jouer dans les maux estudiantins : logement, orientation, prévention routière et des maladies?

RG : Il le faut. C’est un devoir. Pour le logement, la première semaine d’octobre nous allons faire un Etat des lieux dans les Cités U pour répertorier tous les problèmes. Sur l’orientation, les associations au sein de leur faculté avec leurs initiatives propres que nous soutiendrons peuvent avoir une action. Et puis comme pour tout problème, notre porte reste ouverte. On peut répondre à toutes les interrogations et si on n’y parvient pas, on recherchera la personne qui a la réponse.
Lors des soirées nous mettons l’accent sur la prévention. On met à disposition des éthylomètres. Nous faisons patienter les personnes pas aptes à conduire. Nous mettons des affiches. L’an dernier nous avons mis en place des bus pour venir aux soirées et en repartir. Nous referons pareil cette année mais pas encore pour la soirée de jeudi prochain. Il est de notre rôle d’agir en collaboration avec la MEP pour le sidaction et la prévention pour lutter contre le SIDA en distribuant des préservatifs. On va essayer dès jeudi de prendre en main le problème de la drogue dans les soirées en discothèque. Aujourd’hui, beaucoup de filles ont peur de se rendre en boîte ou de boire craignant qu’on drogue leur verre. C’est le fléau actuel.

NP : Que pouvons-nous vous souhaiter pour cette année universitaire?

RG : Du bonheur ! Une prise de conscience de l’utilité de FAC+ auprès des étudiants mais surtout de l’administration universitaire. Nous espérons pouvoir organiser un grand gala de fin d’année avec remise officielle des diplômes et une soirée de grand standing. Il existe des galas dans beaucoup de villes universitaires en France et pas à Nice. C’est un manque qu’il faut combler. Ce serait un plus pour l’UNSA.

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