Les élections sénatoriales auront lieu le 27 septembre 2026. Dans les Alpes-Maritimes, cinq sièges sont à pourvoir et sept listes ont été déposées. Un scrutin qui intervient après plusieurs évolutions politiques locales, notamment à Nice, Menton et Cagnes-sur-Mer.
Les Alpes-Maritimes vont renouveler leurs cinq sièges au Sénat le 27 septembre prochain. Sept listes sont officiellement candidates dans le département, selon la liste arrêtée par la préfecture le 18 septembre. Le collège électoral compte 2 093 électeurs sénatoriaux dans le département.
Le scrutin intervient dans un paysage politique local qui a évolué depuis les dernières élections sénatoriales. Six ans auparavant, les cinq sièges des Alpes-Maritimes avaient été remportés par des candidats Les Républicains. Depuis, l’implantation d’Éric Ciotti à Nice avec l’Union des Droites pour la République (UDR), ainsi que l’alliance nouée avec le Rassemblement national (RN), ont modifié les équilibres politiques sur la Côte d’Azur.
Les élections municipales de mars 2026 ont également changé la carte politique locale, avec notamment les changements intervenus à Nice, Menton et Cagnes-sur-Mer. Pour les sénatoriales, le vote ne revient toutefois pas à l’ensemble des électeurs inscrits dans le département. Le choix des cinq sénateurs revient au collège des grands électeurs.
Sept listes pour cinq sièges au Sénat
Parmi les sept listes en présence, Le meilleur est à venir pour les Alpes-Maritimes est conduite par Laurent Castillo. Le professeur de médecine et député européen figure en première position, devant Gaëlle Frontoni, adjointe au maire de Nice, puis Henri Leroy, sénateur sortant. La liste comprend également Sophie Eckenberg, Rafael Quessada, Loetitia Loré et Francis Moya.
La candidature est présentée comme celle de l’alliance entre l’UDR et le RN. L’enjeu porte notamment sur la représentation de cette nouvelle alliance au Sénat dans un département où les cinq sièges étaient jusqu’ici détenus par la droite issue des Républicains.
Face à cette liste figure notamment Ensemble pour les Alpes-Maritimes, conduite par la sénatrice sortante Alexandra Borchio Fontimp. Jean-Marc Delia, Patricia Demas, Gilles Cima, Marjorie Rosa, Christophe Ulivieri et Laurie Moretto-Allegret complètent la liste.
Dominique Estrosi-Sassone conduit pour sa part La liberté d’agir pour les Alpes-Maritimes. Bruno Pebeyre, Brigitte Lizee-Juan, Cyril Piazza, Johanna Tourian, Roger Ciais et Martine Phal figurent sur cette liste.
Trois autres listes sont également candidates. #CausesCommunes, menée par Jean-Christophe Picard, réunit Émélie Leduc, Sébastien Remillieux, Elise Ferrari, Philippe Touzeau-Menoni, Marie-Christine Franc de Ferriere et Bertrand Lenoir.
Unissons nos Communes pour la Paix est conduite par Livio Orsi, avec Marie Laviolette, Pierre Franch, Océane Olmeta, Sameh Hassan, Elodie Sanches et Léo Haim.
Ensemble vivons autrement les Alpes-Maritimes, menée par Francis Tujague, rassemble Fouzia Ayoub, Jean-Louis Fiori, Michèle Muratore, Jean Louis Alunno, Chantal Carrie et Cédric Garoyan.
Enfin, Faisons entrer le programme du nouveau front populaire au Sénat est conduite par Adrien Nouet. Leïla Tonnerre, Pierre Guennaz, Zohra Briand, Olivier Salerno, Solène Gomes et Jean-Paul Sozedde complètent la liste.
Un suffrage universel indirect pour élire les sénateurs
Les 348 sénateurs sont élus pour six ans au suffrage universel indirect. Depuis 2011, le Sénat est renouvelé par moitié tous les trois ans. En 2026, la série 2 est renouvelée, soit 178 sièges.
Le vote est réservé aux grands électeurs. Le collège électoral est composé notamment des députés et sénateurs, des conseillers régionaux et départementaux ainsi que des conseillers municipaux. À l’échelle nationale, environ 162 000 grands électeurs participent au renouvellement du Sénat.
Le scrutin se déroule à un tour, sans panachage ni vote préférentiel. Les sièges sont répartis selon la règle de la plus forte moyenne, en fonction du nombre de voix obtenues par chaque liste. Les électeurs votent ainsi pour une liste complète et non pour des candidats pris individuellement.
Ce mode de scrutin distingue les départements qui élisent au moins trois sénateurs de ceux qui n’en élisent qu’un ou deux. Dans ces derniers, un scrutin majoritaire à deux tours est organisé. Pour les Alpes-Maritimes, les cinq sièges entraînent donc l’application de la représentation proportionnelle.
Le vote du 27 septembre permettra ainsi de déterminer la nouvelle représentation des Alpes-Maritimes au Sénat. Les cinq sièges seront attribués à partir des résultats obtenus par les sept listes candidates.
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