Éric Ciotti concrétise sa promesse de campagne en prouvant la baisse de la fiscalité locale

Le maire de Nice, Éric Ciotti, était présent ce jeudi chez un couple de retraités niçois pour constater les résultats de l’une de ses mesures phares : la baisse de la taxe foncière. Appliquée dès 2026, cette mesure a pour conséquence la perte de 52 millions d’euros pour la ville de Nice. Un choix politique fort, salué par certains Niçois, mais remis en question par ses opposants politiques.

Invité aujourd’hui à prendre le café chez Josiane Beauvis, amie de longue date, Éric Ciotti savoure l’application de l’une de ses principales promesses de campagne : les réductions de la taxe foncière et de la taxe sur les ordures ménagères (TEOM).  

Après six mois à la tête de la capitale azuréenne, le maire s’est exprimé sur cette promesse de campagne tenue et rapidement mise en place : « nous nous étions engagés à modifier ces taux le plus rapidement possible. L’avis d’imposition est sous nos yeux, et les chiffres traduisent du respect de cet engagement. Certaines personnes, y compris quelques-uns de mes conseillers, voulaient que cette promesse soit tenue en 2027 et pas dès 2026, pour que la ville gagne quelques millions d’euros, mais j’ai dit non. »

Concrètement, la taxe foncière a été abaissée de 35,30 % à 30,62 %. La TEOM, elle, a été réduite de 10,46 % à 9,46 %. Cette baisse généralisée concerne également la taxe d’habitation sur les résidences secondaires et la taxe foncière sur les propriétés non bâties.

Au total, ces réductions représentent 52 millions d’euros de manque à gagner pour la ville de Nice en 2026. Une somme non négligeable que la municipalité devra récupérer ailleurs, dans un contexte global tendu pour les pouvoirs publics.

Du côté des riverains

Pour Josiane Beauvis, 76 ans, installée à Nice depuis 1991 avec son mari Joël, cette baisse représente beaucoup pour son pouvoir d’achat : « au total on a fait 139 euros d’économie, avec nos petites retraites c’est non négligeable, ça nous arrange beaucoup. Peut-être que ça servira à acheter une nouvelle veste à Joël ! »

Ancienne bénévole à plein temps au conseil général aux côtés d’Éric Ciotti, elle assure que cette réforme fait des heureux partout autour d’elle : « je ne suis certainement pas la seule à être ravie, je pense qu’il y a beaucoup de personnes autour de nous qui sont très contentes. Ma fille par exemple, qui est propriétaire à Nice, est ravie. On est enchantés, la parole a été tenue. »

« Avec Joël on a un peu plus de 2 700 euros de retraite pour deux, donc quand vous avez payé les charges, l’électricité et tout le reste, il ne reste pas grand-chose », confie la septuagénaire.

Une position contestée par ses opposants

Si cette réforme semble séduire les Niçois qui bénéficient de ces baisses, les opposants politiques d’Éric Ciotti sont plus perplexes. Le 24 avril dernier, lors du vote de cette délibération au conseil municipal, Julien Picot, président de la commission des finances et élu du groupe Unis pour Nice, avait dénoncé une orientation budgétaire qui pouvait, à terme, fragiliser les pouvoirs publics : « moins de recettes, c’est moins de services : moins pour les écoles, moins pour les crèches, moins pour la culture, moins pour le sport. »

Du côté du maire sortant, Christian Estrosi, les doutes étaient nombreux lors de la campagne municipale. L’ex-édile estimait, à l’époque, que cette réforme était « irréaliste sur le long terme », et s’engageait, lui, à baisser la taxe foncière moins radicalement.

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