Cette année, le festival Tous en Selle dévoile six nouveaux films pour sa toute première édition estivale. Destiné aux passionnés de vélo comme au grand public, cet événement tient à raconter des histoires palpitantes aux valeurs fortes. Dans le cadre de sa tournée, il fera escale à Nice le 9 juin prochain au cinéma Pathé Gare du Sud.
Le concept : l’humain d’abord, le vélo ensuite
Né de la passion et d’un constat simple, Tous en Selle a su imposer son identité dans le paysage cinématographique. Comme l’explique Antoine, responsable du festival : « l’idée a germé en 2018 […] parce que ça n’existait pas. Il existait déjà d’autres festivals de films, mais aucun ne traitait du vélo. » Loin des documentaires purement techniques, le festival se concentre sur l’essentiel : l’émotion et le partage. « Tous en selle c’est un festival de films d’aventure humaine à vélo. […] On sélectionne uniquement des films qui mettent en avant des aventures humaines, avec des messages forts », précise-t-il.
Pour aboutir à une programmation de qualité, l’équipe passe par des étapes de préparation intenses, à commencer par le tri des œuvres reçues. « Tous les ans, on reçoit une centaine de films. Mais malheureusement, on peut en sélectionner que cinq ou six. Donc il y a un gros travail de sélection », confie Antoine. Les critères de choix sont d’ailleurs très stricts : « le critère numéro un, c’est l’aventure humaine. On ne sélectionne pas de fiction. Tous nos films sont exclusifs et inédits. »
L’autre grand défi du festival est logistique et humain, puisqu’il fonctionne sous forme de tournée nationale en s’appuyant sur les forces vives de chaque région. « Le défi va être d’arriver à trouver toutes les bonnes personnes pour animer les projections partout en France […] Quand on ne fait pas de collaboration avec des villes, on invite des acteurs locaux : des associations vélos, des clubs… »

Le déroulement d’une séance : un format dynamique
Pas le temps de s’ennuyer durant la soirée. Le format est pensé pour maintenir le spectateur en haleine grâce à des formats courts et variés. « En une séance de 2h30, avec l’échange public, on voit les six films en entier », détaille Antoine.
Le festival mise énormément sur l’interactivité pour créer un véritable moment de communion. « Ce n’est pas juste une simple projection, c’est un échange avec le public. » L’étape niçoise réservera d’ailleurs une belle surprise aux spectateurs : « notamment à Nice, il y aura le film Cycling Without Age. Il va y avoir une personne de cette association qui va venir témoigner […] et échanger après la diffusion. »
Un festival inclusif et ouvert à tous
La force de Tous en Selle réside dans sa capacité à parler à tout le monde, sans distinction. À l’écran, la diversité est totale : « ce qui nous importe, c’est de montrer toutes les pratiques et tous les pratiquants : des jeunes, des personnes âgées, valides ou en situation de handicap… »
Nul besoin d’être un cycliste chevronné pour apprécier le spectacle, car le sport s’efface ici au profit du récit. « Le vélo est un prétexte pour raconter des histoires. Le sujet principal n’est jamais le vélo, c’est le vecteur », rappelle Antoine. Il conclut d’ailleurs : « les spectateurs se sont rendus compte qu’il n’y a pas besoin de connaître les termes techniques […] pour apprécier les films. Ce qui nous importe, c’est de montrer des aventures humaines à vélo. »
En mettant l’accent sur l’émotion plutôt que sur la performance sportive, le festival Tous en Selle s’impose comme un rendez-vous culturel inspirant et profondément accessible. Cette escale niçoise promet de rassembler un large public autour d’images fortes et de débats enrichissants avec des acteurs associatifs locaux. Que vous soyez un mordu de cyclisme ou simplement curieux de découvrir des destins hors du commun, rendez-vous le 9 juin au Pathé Gare du Sud pour rouler au rythme de ces aventures humaines.
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