La mobilisation lycéenne du mardi 13 octobre a rassemblé moins de participants que la semaine précédente dans les Alpes-Maritimes. Trois établissements étaient perturbés dans la matinée, contre 20 à 25 au plus fort du mouvement. La mise en place d’absences injustifiées par certains proviseurs a notamment contribué à limiter la participation.
La mobilisation lycéenne a marqué un ralentissement dans les Alpes-Maritimes ce mardi 13 octobre. Des rassemblements ont été signalés devant les lycées Audiberti et Jacques Dolle à Antibes, ainsi que devant le lycée Manouchian à Nice. Des blocages partiels étaient en cours dans ces trois établissements à 8h30.
La situation contrastait avec les journées les plus intenses du mouvement, lorsque 20 à 25 lycées étaient perturbés dans le département des Alpes-Maritimes. La semaine précédente, la manifestation avait réuni environ 3 000 personnes. La participation de ce mardi était en baisse, même si les chiffres définitifs dans le département n’ont pas été communiqué. En France, 161 500 personnes ont manifesté selon le ministère de l’intérieur et 480 000 d’après les syndicats.
Cette diminution s’expliquait notamment par les mesures prises dans certains établissements. Plusieurs proviseurs avaient décidé de comptabiliser comme injustifiées les absences des élèves qui ne se rendaient pas en cours en raison des blocages. Jusqu’alors, certains lycéens mobilisés n’étaient pas concernés par ce type de signalement.
Cette décision a pu inciter davantage d’élèves à rester en classe. Le nombre de blocages avait également diminué par rapport aux journées précédentes.
Une interpellation à Antibes
Les rassemblements se sont déroulés dans une ambiance festive. À Nice, aucun incident majeur n’a été signalé pendant la manifestation. Le cortège devait notamment se diriger vers la gare.
À Antibes, la préfecture a signalé la « fermeture malveillante au cours de la nuit des grilles du lycée Audiberti à Antibes à l’aide de chaînes et de cadenas, sans dégradation constatée. » Les entraves ont été retirées au petit matin.
Une personne a par ailleurs été interpellée à Antibes pour détention de mortier. À Nice, la CGT était venue apporter son soutien aux lycéens rassemblés devant le lycée Manouchian.
Au total, environ 180 interpellations ont été recensées au cours du mouvement, selon les éléments communiqués. La situation s’était progressivement apaisée au fil des journées de mobilisation, malgré quelques incidents signalés aux abords des établissements.
Cette journée du mardi 13 octobre a ainsi été marquée par une mobilisation moins importante dans les Alpes-Maritimes, avec moins de lycéens présents et des blocages moins nombreux qu’au plus fort du mouvement.
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