Manifestation du samedi 7 novembre à Nice : entre 2 300 et 5 000 personnes mobilisées

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La contestation sociale n’a pas faibli dans les rues de Nice ce samedi. Pour le quatrième week-end consécutif, plusieurs milliers de personnes ont répondu à l’appel des syndicats. Une mobilisation où les jeunes ont occupé une place importante, entre revendications sociales, inquiétudes sur les violences et slogans dirigés contre le gouvernement.

La place Masséna a de nouveau servi de point de départ à la mobilisation niçoise. Deux jours après la précédente manifestation, les premiers participants se sont retrouvés autour de l’orchestre azuréen du Nouveau Monde dès le début de l’après-midi. Au fil des minutes, le rassemblement a pris de l’ampleur. Le cortège s’est finalement élancé aux alentours de 15 heures, avec une forte présence de lycéens et d’étudiants.

À l’arrivée, les chiffres ont divergé entre les organisateurs et les autorités. La préfecture des Alpes-Maritimes a recensé 2 300 participants, tandis que les syndicats en ont annoncé 5 000. Tous ont défilé derrière les revendications liées au pouvoir d’achat et au mouvement de la jeunesse.

L’ambiance a alterné entre moments festifs et prises de position politiques. Des chants ont accompagné la marche, ponctuée notamment par des slogans comme « Macron démission. » Dans la foule, certains jeunes ont aussi fait part de leurs craintes face aux risques de blessures lors des rassemblements. « Ma mère a peur que je perde un œil », témoignait ainsi l’un des participants.

Olivier Salerno, représentant de La France insoumise (LFI), était également présent. Pour lui, la mobilisation doit conserver une dimension collective sans perdre de vue ses revendications. « On a tout intérêt que les manifestations se passent bien (…) la joie, la fête et la musique c’est aussi important. Une manifestation doit bien se tenir.(…) Il faut une communion avec un sens politique. Et il faut rester mobilisé (…) Je ne crois plus au Père Noël, Emmanuel Macron reste sourd et très méprisant … »

Sur le plan pratique, le parcours avait été reconduit à l’identique de celui du 31 octobre. Depuis la place Masséna, les manifestants ont rejoint la place Garibaldi par le boulevard Jean-Jaurès, avant de prendre la direction du port par la rue Cassini. Le retour s’est effectué par les quais Papacino et des États-Unis, puis l’avenue Max-Gallo. L’avenue Jean-Médecin, principale artère commerçante de la ville, est une nouvelle fois restée à l’écart du trajet autorisé.

Une nouvelle journée de mobilisation annoncée mardi à Nice

La dispersion du rassemblement, intervenue vers 17 heures place Masséna, n’a pas immédiatement marqué la fin de l’agitation dans le centre-ville. Les forces de l’ordre sont restées présentes alors que plusieurs groupes circulaient dans les rues voisines. Des mouvements de va-et-vient ont été observés, certains individus semblant chercher à provoquer des confrontations avec les policiers.

Le contexte restait également marqué par les dégradations et les pillages du 17 octobre. Sur l’avenue Jean-Médecin, de nombreuses devantures commerciales étaient encore recouvertes de panneaux de protection installés après ces événements.

La contestation doit désormais se poursuivre dès le mardi 10 novembre. Le syndicat SNESS-FSU de l’Éducation nationale a annoncé un nouveau rendez-vous mardi 10 octobre à 10 heures, place Garibaldi. Le cortège doit ensuite prendre la direction de la gare SNCF.

À l’échelle nationale, le ministère de l’Intérieur a dénombré 146 000 manifestants lors de cette journée du 7 novembre, dont 46 000 à Paris. L’intersyndicale de la jeunesse a avancé une estimation nettement supérieure, avec 250 000 participants dans le pays, dont 75 000 dans la capitale.

Ces chiffres marquent un recul par rapport à la mobilisation du jeudi 5 novembre. Les autorités avaient alors comptabilisé 575 000 manifestants en France, contre 1,6 million selon les syndicats.

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