Après la décision du tribunal administratif de Nice concernant son éligibilité, Pierre Ippolito a annoncé un recours devant le Conseil d’État. L’adjoint au maire d’Éric Ciotti entend rester en fonctions pendant la durée de la procédure et poursuivre ses missions au sein de la municipalité et de la Métropole Nice Côte d’Azur.
Le tribunal administratif a rendu sa décision ce vendredi 9 octobre concernant les recours portant sur l’éligibilité de Pierre Ippolito, quatrième adjoint au maire de Nice délégué aux entreprises, au commerce, au développement économique et à l’enseignement supérieur. À la suite de cette décision, l’élu a annoncé son intention de saisir le Conseil d’État.
Deux recours avaient été déposés, notamment par la préfecture des Alpes-Maritimes et Marc Concas, ancien membre de l’équipe de Christian Estrosi. Le dossier portait sur les activités professionnelles de Pierre Ippolito, chef d’entreprise dont plusieurs sociétés travaillent avec la Métropole Nice Côte d’Azur.
Les magistrats ont retenu la qualification d’« entrepreneur de service municipal », une catégorie pouvant entraîner une inéligibilité. Des entreprises de son groupe fournissent notamment des camions utilisés pour le ramassage des ordures et assurent la maintenance des plateformes des chars du carnaval de Nice.
Pierre Ippolito conteste cette décision et souhaite désormais faire examiner le dossier par la plus haute juridiction administrative française. Dans sa déclaration, l’adjoint affirme : « Je prends acte de la décision rendue ce jour par le Tribunal administratif ; je saisirai le Conseil d’État. Je fais pleinement confiance à la justice et à la plus haute juridiction administrative pour examiner ce dossier. »
L’élu précise également vouloir conserver ses fonctions pendant la procédure. « Je resterai en fonctions pendant toute la durée de cette procédure, conformément aux dispositions du code électoral, et continuerai à assumer pleinement les responsabilités qui m’ont été confiées », indique Pierre Ippolito.
L’adjoint entend ainsi poursuivre son travail sur les dossiers économiques, le commerce, l’enseignement supérieur et l’attractivité de Nice, dans l’attente de la décision du Conseil d’État. Cela signifie que son remplacement prévu au conseil municipal par Jean-Marie Benguettat et au conseil métropolitain par Alexandre Saradjian est suspendu.
Éric Ciotti défend l’éligibilité de son adjoint
Le maire de Nice, Éric Ciotti, a réagi à la décision du tribunal administratif en réaffirmant son soutien à Pierre Ippolito. « Je me réjouis que le tribunal administratif ait validé l’élection municipale de Nice et confirmé ainsi le choix des Niçois du 22 mars dernier, que Christian Estrosi avait décidé de contester devant les tribunaux après sa défaite dans les urnes », déclare le président de la Métropole Nice Côte d’Azur.
Éric Ciotti ajoute : « Je reste convaincu de l’éligibilité de Pierre Ippolito. Je fais donc désormais confiance au Conseil d’État, plus haute juridiction administrative de notre pays, pour examiner cette question et lui permettre, je l’espère, de poursuivre son engagement au service des Niçois et des habitants de la Métropole. »
Au-delà de sa situation personnelle, Pierre Ippolito entend également défendre la place des chefs d’entreprise et des représentants de la société civile dans la vie publique. « L’engagement de femmes et d’hommes issus de l’entreprise, de l’économie et de la société civile est une chance pour la vie publique. Leur expérience, leur compétence et leur connaissance du terrain doivent pouvoir être mises au service de l’intérêt général », souligne l’adjoint.
L’élu estime que les règles encadrant l’éligibilité ne doivent pas dissuader les professionnels de s’engager dans les affaires publiques. « Pour ma part, je ne renoncerai ni à mon engagement ni à mes convictions », assure-t-il.
La procédure se poursuit désormais devant le Conseil d’État, qui devra examiner les arguments présentés dans ce dossier dans les six prochains mois.
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