Covoiturage à Nice : des annonces critiquées par l’opposition écologiste

Face aux nouvelles mesures de la métropole, les écologistes dénoncent un manque de plan concret et appellent à une stratégie plus large sur les transports.

À Nice, la relance du covoiturage présenté par la municipalité ne convainc pas tout le monde. Présentées comme une solution pour réduire les embouteillages, ces mesures sont critiquées par l’opposition écologiste, qui pointe un manque de précision.

Selon Saber Gasmi, co-secrétaire des écologistes à Nice, le covoiturage peut aider, mais ne peut pas suffire seul. « De façon générale, oui, le covoiturage peut contribuer à réduire le trafic », explique-t-il. Mais il insiste : cette solution doit être « complémentaire avec d’autres mobilités. »

Un manque de plan concret

L’élu écologiste se montre critique sur les annonces faites par la ville. « Où est le contenu ? », interroge-t-il. Pour lui, le covoiturage demande une vraie organisation sur le long terme.

Il appelle à associer davantage d’acteurs : « il faut travailler avec les entreprises, les associations et tout le tissu économique. » Sans cela, il estime que les objectifs affichés, comme convaincre 10 % des automobilistes, resteront difficiles à atteindre.

Il met aussi en cause la cohérence politique. Selon lui, Jean-Marc Governatori « a du mal à cerner le principe du covoiturage », tout en rappelant son positionnement politique jugé flou.

Une solution complémentaire, pas centrale

Pour l’opposition, « le covoiturage ne remplace pas les grands projets » de transport comme la ligne 4 et 5 de tramway. « Il faut un plan global », affirme Saber Gasmi. Il défend un investissement massif dans le tramway, les bus et les pistes cyclables.

Il pointe même une contradiction : « on parle de réduire la pollution, mais on réfléchit à supprimer le mini tunnel cyclable de la rue du Congrès. Ce tunnel est important, il doit être maintenu.» Une incohérence, selon lui, avec les objectifs affichés.

Enfin, il insiste sur un point : changer les habitudes ne suffit pas. « Il faut aussi faciliter l’accès aux transports publics », explique-t-il, en évoquant des mesures incitatives comme la gratuité. Une mesure que la liste Unis pour Nice avait proposée lors des élections municipales 2026

Pour les écologistes, le covoiturage peut aider à réduire le nombre de voitures. Mais sans politique globale, son impact restera limité

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