Au cœur de la gestion du trafic dans les Alpes-Maritimes

Le Centre d’Information et de Gestion du Trafic des Alpes-Maritimes a célébré ses vingt ans lors d’une visite organisée à l’Hôtel du département. À l’approche d’un week-end de forte affluence, les autorités ont présenté le rôle central du CIGT, ses équipes mobilisées en continu et les évolutions technologiques qui soutiennent la surveillance et la gestion du réseau routier.

À l’aube du déferlement des vacanciers sur les routes, une visite du premier Centre d’Information et de Gestion du Trafic départemental (CIGT) a été organisée le vendredi 31 juillet 2026. Lancé le 1er juillet 2006, le CIGT est destiné à surveilleranticiper et gérer les flux de circulation en temps réel.

De nombreuses personnes ont eu l’opportunité d’observer les coulisses du centre névralgique du réseau routier à l’Hôtel du Département. Le Vice-président du département des Alpes-MaritimesPatrick Cesari était présent en qualité de représentant de Charles Ange Ginésy : « Nous avons voulu construire un outil opérationnel et moderne, capable d’améliorer concrètement les conditions de circulation, de renforcer la sécurité, d’informer les usagers et de coordonner les interventions sur un territoire. »

Le centre se démarque par sa capacité à se réinventer pour préserver l’efficacité des routes et la sécurité des usagers

Une veille à toute épreuve 

Loin des projecteurs, le CIGT supervise de manière permanente les routes serpentant les Alpes-Maritimes. Mobilisés 7j/7 et 24h/24h, quinze agents, un chef de salle, une section dédiée à la police de la circulation et à la production des actes réglementaires, un chef de service et un informaticien adjoint responsable du volet technique composent le CIGT. « Ce sont eux qui, jour après jour, nuit après nuit, assurent la surveillance, traitent les informations, alertent, coordonnent, anticipent et accompagnent les décisions », a déclaré Patrick Cesari.

Parmi les quinze agents, sept personnes sont des régulateurs qui assurent une permanence, avec un système de trois équipes se relayant toutes les huit heures. « Parce qu’un accident, une chute de pierres, un véhicule en panne dans un tunnel ou une route coupée ne choisissent ni l’heure, ni le jour, ni la saison », a expliqué le Vice-président du département. 

Certaines périodes sont plus difficiles que d’autres sur les routes. « Nous avons toujours des équipes mobilisables en période d’affluence comme ce week-end », a assuré Marc Javal, le directeur général adjoint en charge des services techniques au département des Alpes-Maritimes. Face à cette fréquentation massive, les équipes peuvent être renforcées avec l’ajout d’un second régulateur qui viendra à l’appui du premier, afin de mieux répondre aux usagers en difficulté. 

Cette veille est accompagnée d’un lien constant avec les services de secours, les forces de l’ordre et les acteurs des centres d’exploitation routière. Ainsi, le service centralise, informe et coordonne les différents opérateurs. Par ailleurs, Patrick Cesari a rappelé que « sur le terrain, ce sont les équipes routières qui sécurisent, balisent, réparent, dégagent, souvent dans des conditions difficiles. »

Cette visite fut l’occasion pour les autorités de saluer et de valoriser les agents œuvrant au quotidien pour sauvegarder le bon fonctionnement des routes et la sécurité des usagers.

Une évolution technologique en constante progression

Le vice-président du département a livré quelques chiffres. Sept millions d’euros ont été investis pour déployer et connecter des équipements de terrain, notamment 120 caméras routières. « Si nous identifions un point de blocage supplémentaire, nous sommes en capacité de rajouter des caméras », a assuré Marc Javal.

Dans la salle opérationnelle, les murs sont équipés de nombreux écrans. L’innovation détient une place importante. De récents outils modernes de supervision et de détection automatique d’incidents sont exploités comme la détection d’incidents dans les tunnels.

Le CIGT développe de nouvelles technologies, notamment via l’intelligence artificielle, afin d’anticiper au mieux les risques et d’optimiser la gestion du trafic routier. « La route de demain reposera une gestion intelligente du trafic et une inspection automatisée des routes, a déclaré Patrick Cesari. L’intelligence artificielle est associée à des expérimentations, notamment de solutions embarquées, capables d’analyser les images, d’objectiver l’état des chaussées et d’aider à prioriser les opérations d’entretien. L’innovation est un levier au service de la sécurité, de l’efficacité, de l’environnement et du travail quotidien de nos agents. » Le CIGT est l’exemple d’un service fusionnant la technologie et l’humain. 

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