Récupération de Donnèe
25.2 C
Nice
25 juillet 2024

Marineland prêt à vendre ses orques au Japon, l’artiste Toolate dénonce

Delphine Rossignol
Delphine Rossignol
Journaliste pour Nice Premium depuis mai 2023.

Derniers Articles

L’artiste Toolate qui avait fait parlé de lui cet été à Nice en installant des « tapettes à touristes » a encore frappé ! Mais cette fois-ci son oeuvre provocatrice s’attaque à un sujet bien polémique, le parc Marineland.

Ouvert en 1970, le plus grand parc zoo marin d’Europe Marineland est aujourd’hui la cible d’une nouvelle polémique. Accusé régulièrement par des organismes de défense animale, tels que One Voice, le parc accumule, depuis plusieurs années déjà, différents scandales.

Si Marineland a mauvaise presse, cette météo médiatique ne peut faire de l’ombre au nombre de visiteurs qui s’y rende chaque année. On compte en effet près de 800 000 visiteurs par an venus observer les animaux du parc. De plus, Marineland n’a de cesse de rappeler son engagement et ses valeurs concernant la préservation du milieu marin. En contact direct avec les animaux, le parc Marineland soutient l’idée qu’il contribue à sensibiliser les visiteurs aux défis environnementaux auxquels ces animaux sont confrontés. Il favoriserait aussi une prise de conscience des comportements écologiques à adopter.

Toutefois, cet entrain initié par le parc pour redorer son blason ces dernières années a brutalement été mis en péril lors de l’abrogation de la loi du 30 novembre 2021. En effet, cette loi vise à lutter contre la maltraitance animale et prévoit, entre autres, l’interdiction des animaux sauvages dans les delphinariums d’ici 5 ans. L’avenir du parc est-il menacé ? Pour d’aucuns, c’est une certitude. Pour d’autres, une fermeture définitive du parc ne serait pas l’issue fatale…

Quand l’artiste de rue Toolate s’en mêle

L’artiste est connu… pour n’être pas connu. En effet, Toolate entretient son image de « justicier sans visage ». Il utilise ainsi une intelligence artificielle pour créer une voix pour ses vidéos. Dans sa dernière en date, il dénonce la supposée vente, qu’il prend pour actée, des orques du parc Marineland au Japon. L’artiste Toolate invite ses auditeurs à signer la pétition de « Onevoiceanimal pour libérer les orques de Marineland et empêcher la vente au Japon« . L’association anti-captivité One Voice demande, en effet, la création d’un sanctuaire pour cétacés qui permettraient d’accueillir les animaux vivants dans les parcs.

En parallèle de cette vidéo, l’artiste a réalisé dans les rues d’Antibes une réelle performance artistique. En détournant des publicités existantes ou bien en créant directement de « nouvelles » publicités, l’artiste a fait fort ! On pouvait lire sur l’une d’elles : « Super deal ! Une orque achetée, un dauphin offert« . De plus, accolé à ses oeuvres, un QR code renvoyait directement au lien de la pétition.

Rapidement enlevées par la ville d’Antibes, il faut dire que l’initiative a tout de même eu un profond retentissement. À cette date du 29 août, soit quatre jours après la diffusion de la vidéo, la pétition a déjà recueilli 12 536 signatures.

https://www.instagram.com/p/CwXpecvIvvo/?img_index=4

Mais alors, qu’en est-il vraiment ?

Pour l’heure, le parc azuréen Marineland n’a ni confirmé ni infirmé la vente des orques au Japon. Cette polémique intervient dans un moment où le parc Marineland souffre d’une certaine aporie. D’ici 2026, il sera donc interdit d’organiser des spectacles incluant une participation des cétacés. Les spectacles comprenant des contacts directs entre cétacés et public seront également prohibés. Si cette législation semble quelque peu aporétique c’est en considérant le temps imposé. Pour l’équipe de Marineland c’est bien trop peu. De plus, la loi met clairement à mal le business établi depuis longtemps par le plus grand parc zoo marin d’Europe Marineland.

Alors que faire ? Le parc répond qu’il manque de temps, le gouvernement reste muet. Jouant sur le flou et reconnaissant une impossibilité d’appliquer la loi, le parc Marineland s’offre une période moratoire. La vente des orques au Japon n’est autre, qu’une hypothèse.

Auteur/autrice

spot_img
- Sponsorisé -Récupération de DonnèeRécupération de DonnèeRécupération de DonnèeRécupération de Donnèe

à lire

Reportages