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27 février 2024

Manifestation à Nice : les taxis à nouveau en grève

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Ce lundi 29 janvier, les chauffeurs de taxis sont en grève partout en France. L’objectif : faire face au gouvernement concernant la nouvelle convention établie par l’assurance-maladie sur le transport sanitaire. A Nice, ils sont plusieurs centaines à s’être mobilisés pour bloquer la préfecture. Une réunion entre les syndicats et les autorités était prévue en début d’après-midi.

200 à 300 taxis se sont mobilisés ce matin, devant la préfecture de Nice. Ils expriment leurs colère vis à vis des mesures imposées. Les syndicats ont été entendus par les représentants des autorités locales en début d’après-midi.

Le tintamarre des tracteurs à peine calmé, la France se trouve une nouvelle fois en ébullition. Cette fois-ci sous les klaxons des taxis. Ce lundi 29 janvier 2024, les chauffeurs de taxis se sont mobilisés en masse pour faire face aux changements de tarification qui concernent la prise en charge des frais de transport de patients. Ces tarifs sont imposés par la Caisse nationale d’assurance-maladie et risquent d’impacter considérablement le chiffre d’affaires des taxis.

https://twitter.com/PoliceNat06/status/1751861180119838812?s=20

Selon les syndicats, entre 200 et 300 taxis se sont réunis tôt, ce matin. Roulant au ralenti, ils ont pris l’autoroute A8 en direction de l’Italie. Ils se sont ensuite donné rendez-vous devant le Cadam, (centre administratif des Alpes-Maritimes) à l’Ouest de la ville.

Un bras de fer avec la CNAM sur les tarifs imposés

La Caisse nationale d’assurance-maladie (CNAM) justifie les changements tarifaires par la nécessité de réaliser des économies. Une décision fortement contestée par les chauffeurs de taxis. Les syndicats soulignent une remise de 20% imposée jusqu’à présent, pouvant atteindre désormais jusqu’à 75%. Vincent, représentant des taxis cannois, pointe du doigt cette politique de la CNAM.

À partir du 1er février 2024, la nouvelle convention de l’assurance-maladie, incluant de nouveaux tarifs doit entrer en vigueur. Seulement, les conditions de celle-ci sont encore méconnues. Stéphane, chauffeur de taxi, exprime son mécontentement face à cette adhésion : « On nous demande de signer quelque chose dont on n’a pas les tenants et aboutissants. La CPAM nous demande l’adhésion avant d’avoir établi les tarifs. »

Renouvelée tous les 5 ans, les chauffeurs de taxis doivent alors impérativement signer cette nouvelle convention avant le 31 janvier, sous peine de ne plus être conventionné. Un gros manque à gagner pour la plupart des taxis. « Sans médical, à moins d’avoir un grand réseau, sans médical, on ne travaille pas », dénonce-t-il.

Grève, manifestations, taxis en colère

« Une coquille vide » : les syndicats pointent du doigt la nouvelle convention

Patricia, présidente du syndicat des taxis du 06, attend de cette réunion que le préfet fasse remonter l’information rapidement au-dessus. « Là, on est mobilisé, on est gentil, on attend que les représentants nationaux soient reçus par le ministère de la Santé et là, on avisera. Mais le mouvement risque de se durcir très fortement dans les prochains jours. »

Les syndicats reprochent des prises de décisions « à la va-vite » et des annonces floues autour de la nouvelle convention. « Elle est là notre inquiétude. Pourquoi on nous presse ainsi ? » déplore Patricia. Vincent, ne comprends pas, lui non plus, ces décisions : « Une convention est signée pour 5 ans. On avait largement le temps d’en parler avant et là, on nous impose, de signer une coquille vide. On veut nous faire signer un chèque en blanc alors qu’on ne sait même pas ce qu’il y a dedans. »

À Grenoble, à Nantes, en région parisienne, les chauffeurs de taxis ont lancé des « opérations escargot » sur les autoroutes françaises. Le mouvement qui a débuté ce 29 janvier perturbe sérieusement le trafic routier. Cette manifestation des taxis d’ampleur nationale s’ajoute à celle des agriculteurs qui avait débuté la semaine dernière. A l’issue de cette réunion, les syndicats ont finalement obtenu gain de cause avec le report jusqu’à fin février de la signature de la convention.

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