Route du Rhum 2026 : nouvelle nuit difficile près des Açores pour Alexia Barrier

La traversée de la Route du Rhum 2026 se poursuit dans des conditions exigeantes pour Alexia Barrier. À bord du trimaran IDEC SPORT-CIC, la navigatrice antiboise a dû composer avec un front météorologique, des rafales et une mer croisée. Malgré une nuit peu reposante, le bateau ne présente aucun problème technique et la skipper poursuit sa progression vers la Guadeloupe.

Le passage du front météorologique près des Açores a imposé une nouvelle nuit de manœuvres à Alexia Barrier. Après une journée précédente marquée par de belles conditions, la situation s’est compliquée avec le renforcement du vent et une mer formée. La navigatrice a notamment dû réduire progressivement la voilure pour adapter le trimaran aux conditions rencontrées.

« Une nuit pas du tout reposante avec un petit front devant les Açores alors que la journée d’hier a été magnifique », raconte-t-elle dans son dernier message depuis le bateau.

Le passage avait été anticipé avec l’équipe technique à terre. Clément Surtel, directeur technique de The Famous Project, précise que les changements de voiles avaient été préparés en amont. Alexia Barrier a ainsi remplacé le J1 par le J2, avant de prendre un ris dans la grand-voile, puis de passer sous J3.

Dans les rafales les plus importantes, le trimaran peut atteindre 40 nœuds. La mer croisée et les accélérations rendent alors les déplacements particulièrement délicats. La navigatrice doit sortir pour régler les voiles, tout en se protégeant du vent et des mouvements du bateau. « Parce que quand on va à 30 noeuds de vitesse ou plus, il faut bien s’accrocher. Et donc je trouve que c’est ça le plus difficile parce que ça demande beaucoup d’énergie, de juste aller régler les voiles sans parler de tourner les manivelles, mais juste sortir dehors, parfois c’est un peu chaud », explique Alexia Barrier.

Le manque de sommeil, un enjeu pour la suite

Cette succession de manœuvres a laissé peu de temps de récupération à la navigatrice antiboise. Après plusieurs nuits perturbées depuis le départ, le sommeil reste une difficulté importante. Sur un maxi-trimaran lancé à grande vitesse, chaque intervention demande de l’énergie et de la vigilance.

Pour autant, le bilan technique reste rassurant ce jeudi 5 novembre. IDEC SPORT-CIC ne présente aucune avarie et Alexia Barrier va bien. La priorité consiste désormais à profiter des périodes plus calmes pour reprendre des forces avant les prochaines difficultés météorologiques.

La navigatrice attend également les dernières informations de ses experts météo, Louis et Christian Dumard, afin de définir la stratégie à adopter pour la journée. « J’ai peu dormi et là il va falloir que je renvoie de la toile. Il faut que je fasse chauffer les biscoteaux. J’attends des news de mes experts météo. Et ensuite on attaque la stratégie du jour », détaille-t-elle.

IDEC SPORT-CIC poursuit sa route vers la Guadeloupe

Alors que certains membres de staffs ont déjà pris la direction de la Guadeloupe, Alexia Barrier cherche à progresser le plus rapidement possible vers le sud et des conditions plus favorables. Le trimaran avance actuellement plus vite que les Ocean Fifty situés à proximité, mais la situation météorologique reste complexe. Les alizés ne sont pas encore établis et de nouvelles difficultés pourraient ralentir la progression de la Maralpine. Au classement, pas de changement pour Alexia Barrier qui reste à la 5e place mais désormais à 200 milles nautiques de Guirec Soudée.

Au-delà de la performance sportive, cette traversée répond également à un objectif scientifique comme elle l’avait déjà fait lors de son Vendée Globe en 2020. La mission d’Alexia Barrier consiste à collecter des données en mer pour des chercheurs et des étudiants qui étudient l’océan. Une dimension supplémentaire à cette participation à la Route du Rhum 2026.

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