Débordements du 24 octobre : 40 individus d’ultra-droite signalés à la justice par le préfet des Alpes-Maritimes

🇬🇧 Also available in English

Après les affrontements du 24 octobre dans le centre-ville de Nice, le préfet des Alpes-Maritimes, Jean-Marie Girier, a signalé 40 individus liés à l’ultra-droite au procureur de la République. Une enquête en flagrance est ouverte pour identifier les personnes impliquées dans les violences. Le représentant de l’État annonce également un dispositif policier spécifique pour prévenir de nouveaux affrontements.

Les violences survenues le samedi 24 octobre à Nice font l’objet d’investigations judiciaires. Alors que les manifestations étaient interdites dans le centre-ville, des affrontements ont opposé des individus issus de l’ultra-droite à des manifestants, dont certains membres de l’ultra-gauche.

Sur le fondement de l’article 40 du Code de procédure pénale, le préfet des Alpes-Maritimes a signalé au procureur de la République l’identification de 40 individus liés à l’ultra-droite. Le signalement repose sur les contrôles d’identité et les éléments recueillis à partir de vidéos diffusées en ligne.

Selon la préfecture, une partie des personnes identifiées est déjà connue des services de renseignement ou des services judiciaires, notamment pour des faits liés au supportérisme violent dans le football. Les individus signalés sont susceptibles d’avoir participé aux violences commises dans le centre-ville.

Une enquête en flagrance a été ouverte le 25 octobre par le procureur de la République afin d’identifier et d’interpeller les personnes impliquées dans ces violences aggravées.

Le jour des faits, environ une centaine d’individus, pour la plupart cagoulés, avaient été repérés au nord du centre-ville, en dehors du périmètre d’interdiction de manifester. Présenté sur les réseaux sociaux comme un groupe chargé de protéger les commerces contre d’éventuelles dégradations, ce rassemblement aurait principalement cherché l’affrontement avec les manifestants, selon les éléments communiqués par la préfecture.

Dans un contexte de maintien de l’ordre complexe, la police nationale a procédé à onze interpellations d’individus issus de l’ultra-droite. Les personnes concernées étaient en possession de gazeuses, de gants coqués et de cagoules.

Jean-Marie Girier annonce un dispositif policier spécifique ce samedi

Face à ces violences, le préfet des Alpes-Maritimes, Jean-Marie Girier, a réaffirmé la position de l’État et annoncé des mesures pour prévenir de nouveaux affrontements : « Les groupuscules violents n’auront jamais leur place dans la République et les forces de l’ordre n’en protègent aucun. »

Un dispositif spécifique de la police nationale doit être mis en œuvre samedi afin de prévenir les violences et d’interpeller les groupes qui tenteraient de s’en prendre physiquement aux manifestants.

Jean-Marie Girier a également annoncé une réponse judiciaire et administrative systématique en cas de violences ou de dégradations : « Les violences physiques et les dégradations, d’où qu’elles viennent, feront toujours l’objet d’une réponse ferme de l’Etat qui engagera systématiquement toutes les procédures judiciaires et administratives pour identifier et condamner les auteurs. »

NicePremium est un média local indépendant et gratuit.
Pour nous aider à continuer, vous pouvez soutenir notre travail à partir de 5 € par mois.

Soutenir NicePremium