Attentat de la basilique Notre-Dame de Nice : six ans après, un hommage aux trois victimes

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Six ans après l’attentat terroriste du 29 octobre 2020, qui a coûté la vie à Nadine Devillers, Vincent Loquès et Simone Barreto Silva dans la basilique Notre-Dame de l’Assomption à Nice, une cérémonie de recueillement s’est tenue ce jeudi matin. Les familles, les autorités et plusieurs associations se sont réunies pour honorer la mémoire des victimes, alors que le procès en appel de l’auteur est prévu en décembre 2026.

Comme chaque années désormais, le glas a retenti ce jeudi 29 octobre dans la basilique Notre-Dame de l’Assomption, à Nice. Six ans après l’attentat terroriste qui a frappé ce lieu de culte en plein centre-ville, les proches de Nadine Devillers, Vincent Loquès et Simone Barreto Silva se sont retrouvés pour leur rendre hommage. La cérémonie a débuté à 8h15, en présence du maire de Nice, Éric Ciotti, du député Bernard Chaix et du préfet des Alpes-Maritimes, Jean-Marie Girier.

Les élus lors de la cérémonie dans la basilique Notre Dame de Nice.
Photo : DR – Facebook Eric Ciotti.

Des gerbes ont été déposées au pied de la Colombe de la Paix de Tobiasse, œuvre mémorielle dédiée aux victimes. Les Niçois présents ont également pu déposer une rose blanche avant le début de la cérémonie religieuse. Les familles, toujours endeuillées, ont allumé un cierge devant la plaque commémorative portant les noms des trois victimes.

Âgée de 60 ans, Nadine Devillers était une paroissienne. Vincent Loquès, 55 ans, exerçait la fonction de sacristain. Simone Barreto Silva, 44 ans, était mère de famille. Toutes trois ont été assassinées le 29 octobre 2020 lors de l’attaque menée par Brahim Aouissaoui.

« Une insondable tristesse. Voilà ce qu’un barbare a laissé derrière lui. Il lui aura suffi de vingt minutes pour assassiner trois innocents », a déclaré Éric Ciotti lors de l’hommage. Le maire a également rappelé que l’attentat visait, selon ses mots, « la France éternelle, notre République et la foi catholique. »

Un hommage marqué par le devoir de mémoire et la lutte contre le terrorisme

Aux côtés des familles, plusieurs représentants d’associations liées aux victimes de l’attentat du 14 juillet 2016 à Nice ont participé au rassemblement. Les quatre policiers municipaux intervenus dans la basilique le 29 octobre 2020 étaient également présents. Anthony, Pascal, Loïc et Quentin avaient neutralisé l’assaillant après son entrée dans l’église. Éric Ciotti a salué leur intervention, ainsi que celle des policiers nationaux, des pompiers et des équipes du Smur mobilisées ce matin-là.

Le préfet des Alpes-Maritimes, Jean-Marie Girier, a insisté sur la portée collective du souvenir des victimes. « Six ans après, la douleur qu’ils portent n’est pas une affaire privée, elle est la nôtre. Ce matin-là, ce n’est pas seulement une église qui a été frappée, c’est une liberté », a-t-il déclaré devant les familles.

Le représentant de l’État a également rappelé la réponse républicaine face au terrorisme : « La République ne répond pas par la barbarie, par la vengeance. Elle répond par le droit, par la justice et par une détermination qui ne faiblit pas. »

Dans son intervention, Jean-Marie Girier a désigné l’islamisme radical comme l’idéologie à combattre, tout en appelant à préserver l’unité de la société face aux tentatives de division. « Le terroriste voulait que Nice se replie, que ses communautés se regardent avec défiance, que ses églises se vident. Six ans après, la basilique est ouverte. Les fidèles y viennent, les touristes y entrent. Les Niçois, de toute confession et de toute conviction, sont ici rassemblés. Et c’est la première défaite du terrorisme », a conclu le préfet.

Brahim Aouissaoui rejugé en appel en décembre 2026

La commémoration intervient alors que les familles doivent se préparer à une nouvelle étape judiciaire. Brahim Aouissaoui, auteur de l’attentat, a été condamné le 26 février 2025 à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une période de sûreté incompressible. Cette peine, dite de perpétuité réelle, constitue la sanction la plus lourde prévue par le droit pénal français.

Le procès en appel doit se tenir à Paris du 7 au 18 décembre 2026. Cette nouvelle audience prolongera le parcours judiciaire d’une affaire qui a profondément marqué Nice et dont les conséquences restent présentes pour les proches des victimes.

Le 29 octobre 2020, vers 8h50, Brahim Aouissaoui avait attaqué plusieurs personnes dans la basilique Notre-Dame de l’Assomption. Nadine Devillers avait été tuée à l’intérieur de l’édifice. Vincent Loquès avait également été mortellement blessé, tandis que Simone Barreto Silva avait réussi à quitter les lieux avant de succomber à ses blessures à proximité.

Six ans après les faits, la cérémonie a rappelé la place des trois victimes dans la mémoire niçoise. « Face à elle, nous ne plions pas. Nous ne plierons jamais », a affirmé Éric Ciotti en dénonçant la violence terroriste.

Les photos des trois victimes de l'attentat de la basilique Notre Dame de Nice Nadine Devillers, Vincent Loquès et Simone Barreto.
Photo : DR – Facebook Préfecture des Alpes-Maritimes.

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