Au terme d’une rencontre disputée à un rythme effréné, les Aigles de Nice ont décroché un succès satisfaisant face aux Ducs d’Angers (3-1). Cueillis à froid dès la première minute de jeu, les hommes de Marc-André Lévesque ont fait preuve de caractère pour inverser la tendance.
Après presque une semaine depuis leur défaite à Chamonix, les Aigles de Nice recevaient les Ducs d’Angers ce vendredi soir à la patinoire Jean-Bouin. Cette même équipe qui les avait éliminés en mars dernier lors des plays-off et qui avait mis fin aux rêves niçois.
Dans une patinoire à guichet fermé, les maralpins n’avaient qu’un seul but, se racheter vis-à-vis de leurs supporters. Des Niçois qui restent sur deux défaites consécutives et qui pointent à la 6ème place avant la rencontre.
Entame de match compliquée pour les niçois. Pris à la gorge dès la première minute, sur un contre fulgurant conclu par Orrin Centazzo, bien servi par Philippe Halley, les Aigles de Nice ont vécu un véritable départ cauchemardesque à la maison. Mais loin de s’effondrer, les azuréens ont su montrer du caractère et profiter d’une pénalité angevine pour reprendre leurs esprits et imposer un gros temps fort. Récompensé à la 5ème minute, Alexandre Gagnon a remis les deux équipes à égalité en renard des surfaces, concrétisant un tir repoussé avec l’assistance de Fletcher Anderson et Samuel Régis. Dans un premier acte disputé à un rythme effréné, le palet allant des deux côtés, Nice a pu compter sur un Alexis Shank impérial dans sa cage, comme beaucoup de fois depuis le début de la saison, auteur de plusieurs parades décisives, notamment à la 9ème et à la 18ème minute, le portier niçois a permis aux siens de résister aux assauts des Ducs d’Angers en supériorité numérique sur la fin de tiers-temps et de regagner les vestiaires sur un score de parité logique (1-1).
Les Aigles de Nice en patron
Transformés au retour des vestiaires, les Aigles ont pris la mesure de leur adversaire dans ce deuxième tiers-temps. Dès la première minute, Alexandre Gagnon a donné le ton en butant de peu sur le portier angevin après une belle récupération. Plus dangereux et mieux organisés, les hommes de Marc-André Lévesque ont concrétisé leur domination à la 11ème minute grâce à Henrik Rommel, dont le but a été validé après visionnage de l’assistance vidéo (2-1 pour les locaux). Un tournant dans ce match où les deux gardiens se sont ensuite rendus coup pour coup, si Alexis Shank a empêché l’égalisation angevine, son vis-à-vis a sauvé plusieurs balles de break face aux assauts répétés des Niçois.
Malgré un gros rythme et une belle intensité physique, notamment en supériorité numérique, Nice n’a pas réussi à faire le break, se heurtant à une défense des Ducs d’Angers solide. Toujours imperturbable dans ses cages à l’approche du coup de sifflet, Alexis Shank a verrouillé l’avantage azuréen, permettant aux Aigles de Nice de regagner le vestiaire en tête au tableau d’affichage et d’attaquer ce dernier et troisième tiers-temps de la meilleure des manières.
Dans le dernier acte, les hommes de Marc-André Lévesque ont fait preuve d’une maturité tactique exemplaire. Durant les dix premières minutes, le jeu s’est équilibré sans que la défense azuréenne ne concède de réelles frayeurs. Appliqués et rigoureux, les Niçois ont tenu les Ducs à distance tout en s’appuyant sur un Alexis Shank des grands soirs, une nouvelle fois décisif dans le money-time grâce à plusieurs interventions clés à cinq minutes du terme. Contraints de prendre tous les risques pour recoller au score, les Angevins ont tenté le tout pour le tout en faisant sortir leur gardien en toute fin de rencontre. Une prise de risque immédiatement sanctionnée, si Teemu Loizeau a d’abord manqué son tir dans la cage vide, Alexandre Gagnon s’est montré d’une précision chirurgicale à 30 secondes du gong pour sceller le sort du match et s’offrir un doublé. Au terme d’une prestation aboutie, Nice s’impose (3–1). Les Aigles de Nice reprennent goût à la victoire après deux défaites d’affilée.
« Quand tu viens à Nice, ce n’est pas un match facile »
De leur côté, les Aigles n’ont pas caché leur soulagement au coup de sifflet final. Marqués par deux revers consécutifs face à Rouen et Chamonix, les Maralpins devaient une revanche à leur public. « Cette victoire fait du bien, mais c’est surtout la manière qui est satisfaisante », s’est réjoui l’entraîneur Marc-André Lévesque. Malgré l’ouverture du score précoce des angevins due à « une petite erreur d’inattention », les Niçois n’ont jamais paniqué. « Ça a montré qu’on avait beaucoup de caractère. On ne pensait pas au score, on voulait juste jouer de la bonne façon, ne pas tricher », a souligné de son côté l’attaquant niçois Teemu Loizeau. Un rebond qui est le fruit d’une semaine de travail intense et de recadrages internes salutaires. « La défaite à Chamonix et celle de Rouen ici étaient inacceptables, on leur est bien rentré dedans pour leur passer le message », a reconnu le coach azuréen. Un rappel à l’ordre parfaitement assimilé par ses hommes : « Les 20 joueurs alignés ont montré que quand tu viens à Nice, ce n’est pas un match facile », a conclu Loizeau.
Après cette nouvelle victoire à la maison, les Aigles de Nice restent 6ème au classement et devront confirmer leur victoire de ce soir la semaine prochaine du côté de Grenoble. Coup d’envoi vendredi prochain à 20h15.
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