Le maire de Nice, Éric Ciotti, a visité vendredi 14 août 2026 le chantier de climatisation de l’école primaire Chalet des Roses. Cette visite s’inscrit dans le vaste plan de rénovation thermique des établissements scolaires niçois. Le projet doit permettre d’équiper 30 écoles d’ici la fin de l’année, pour un investissement prévisionnel de 2,9 millions d’euros.
Située au 57 boulevard de la Madeleine, l’école Chalet des Roses regroupe une section maternelle et une section élémentaire. Les deux bâtiments affichent aujourd’hui 70 % d’avancement des travaux de climatisation. Le chantier ne se limite pas au confort estival. Dès cet hiver, l’établissement cessera de se chauffer au gaz, au profit des nouvelles climatisations réversibles installées cet été. « Nous installons des climatisations réversibles qui produiront du froid l’été et du chaud l’hiver », a expliqué Éric Ciotti sur place. Cette bascule représente, selon lui, « une économie potentielle de 30 000 euros pour cette école. » Le chantier s’accompagne aussi d’un remplacement de l’ensemble de l’éclairage traditionnel par des équipements plus économes.
Un engagement de campagne lancé au printemps
Cette visite s’inscrit dans un plan plus large, engagé par la municipalité depuis avril 2026. « Nous avons engagé ce vaste projet de rénovation thermique de toutes nos écoles », a rappelé Éric Ciotti, présentant cette initiative comme la concrétisation d’un engagement pris pendant la campagne des municipales.
Deux écoles ont été équipées dès les vacances de Pâques, l’école primaire de Crémat et l’école maternelle Las Planas. Dix-sept établissements suivent pendant l’été. L’école maternelle du Château affiche 80 % d’avancement, l’école Paul Essling 30 %, les écoles élémentaire et maternelle du Chalet des Roses 70 % chacune. L’école maternelle de la Capellina atteint 50 %, l’école des Arènes de Cimiez 60 %. Les écoles maternelles Mantega et Sourgentine affichent 90 % d’avancement, tout comme l’école maternelle Saint-Exupéry. L’école maternelle Simone Veil atteint 85 %, l’école maternelle de Saint-Pierre-de-Féric 80 %, tout comme la maternelle Jean-Marie Hyvert. L’école maternelle de Ventabrun reste la plus en retard, avec seulement 25 %. Quatre établissements démarrent leurs travaux à partir du 17 août : l’école Ronchèse, l’école de l’Aire Saint-Michel, l’école maternelle des Orchidées et l’école élémentaire Jean-Marie Hyvert.
Onze écoles supplémentaires seront traitées entre septembre et décembre : les écoles maternelles Dubouchage, Les Acacias, Bois de Boulogne, Max Gallo, Moulins, Magnolias, Ray-Gorbella, Rosa Bonheur et Saint-Charles, ainsi que les écoles élémentaires Simone Veil et Jules Verne. Au total, 30 établissements seront donc entièrement équipés d’ici la fin de l’année 2026.

Environ 150 écoles au total, un million d’euros d’économie visé
Après ces 30 premières écoles, il reste 120 établissements à équiper sur l’ensemble du parc scolaire niçois, qui compte environ 150 écoles. Des appels d’offres sont en cours, avec des résultats attendus « dans quelques jours », selon le maire. Le chantier global doit démarrer début 2027, pour une finalisation visée à la rentrée de septembre 2027, certains travaux pouvant se poursuivre durant l’année scolaire suivante.
Sur le plan financier, la mairie annonce un gain énergétique attendu de l’ordre d’un million d’euros à terme, grâce à l’arrêt du chauffage au gaz dans les établissements concernés. Éric Ciotti relie également ce chantier aux obligations réglementaires à venir, la ville devant se conformer d’ici 2040 au décret imposant l’électrification des bâtiments. « Nous y serons bien avant », a-t-il assuré.
Le choix des écoles traitées en priorité répond à plusieurs critères, détaillés par Gaëlle Frontonie, adjointe à l’éducation et à la jeunesse à la mairie. « Priorité surtout sur les écoles sur lesquelles techniquement on pouvait avoir un rendu rapide et où le chantier pouvait se dérouler », a-t-elle expliqué. Les établissements maternels sont privilégiés, tout comme ceux ayant enregistré les températures les plus élevées.
L’adjointe reconnaît toutefois les limites du calendrier actuel. « Il y a de nombreuses écoles qui souffrent encore énormément de la chaleur et qui n’ont pas encore bénéficié » des travaux, a-t-elle reconnu, ajoutant que ces établissements restent prioritaires pour la suite. « Notre rêve aurait été de faire les 150 écoles en même temps », a-t-elle confié, avant de préciser que « les conditions financières et techniques pour pouvoir avoir les marchés n’étaient pas là. »
Des contraintes techniques pèsent également sur le rythme des travaux, notamment le raccordement électrique. Selon Gaëlle Frontonie, le gestionnaire du réseau « a besoin de faire des travaux sur certains sites d’école donc ça prend un peu plus de temps. » La mairie doit par ailleurs veiller à ce que chaque établissement soit « propre et en bon état » pour la rentrée de septembre.
Adama Sanogo
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