Un homme de 26 ans a été mis en examen dans l’enquête sur l’incendie criminel qui avait fait sept morts dans le quartier des Moulins à Nice, en juillet 2024. Considéré comme un organisateur présumé du commando, le suspect conteste son implication.
Un septième suspect vient d’être mis en examen dans l’enquête sur l’incendie meurtrier des Moulins à Nice. Âgé de 26 ans, Yassine K. a été extrait mardi 11 août de la maison d’arrêt de Nancy, avant d’être placé en garde à vue sur commission rogatoire d’un juge d’instruction niçois.
Le parquet de Nice indique que le suspect est notamment mis en examen pour participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime et complicité de destruction en bande organisée du bien d’autrui par moyen dangereux. Yassine K. « conteste formellement » avoir joué un rôle dans l’organisation de l’attaque.
Selon les éléments de l’enquête, Yassine K. aurait participé au recrutement de trois hommes pour le compte du commanditaire présumé. Le commando devait agir dans le cadre d’un conflit lié au contrôle de réseaux de vente de stupéfiants.
Les investigations ont notamment permis de mettre en évidence des échanges sur Snapchat, obtenus auprès des autorités américaines. Ces éléments auraient contribué à préciser le rôle attribué au suspect dans la constitution du commando.
Sept morts dans l’incendie des Moulins
Dans la nuit du 17 au 18 juillet 2024, un incendie volontaire est déclenché dans les escaliers d’un immeuble situé au 38 rue de la Santoline, dans le quartier des Moulins à Nice. Les flammes se propagent jusqu’à un appartement du septième étage.
Six personnes sont décédés dans le logement. Parmi les victimes figurent quatre mineurs âgés de 5, 7, 10 et 17 ans. Une septième personne s’était défenestrée en sautant par la fenêtre pour échapper aux flammes. Une huitième personne avait été hospitalisée en urgence absolue.
La famille présente dans l’appartement n’était pas liée au trafic de stupéfiants visé par l’opération. L’enquête privilégie donc la piste d’une attaque destinée à une autre personne présente dans l’immeuble.
Le nombre de suspects mis en examen atteint désormais sept dans ce dossier. Trois incendiaires présumés, âgés de 17 à 21 ans au moment des faits, ont été identifiés. Deux ont été interpellés. Le troisième se trouve en Algérie et n’a pas été extradé en raison de sa nationalité algérienne.
Le commanditaire présumé toujours recherché
Le commanditaire présumé de l’attaque, âgé de 28 ans, reste également en fuite. Né au Sénégal et déjà condamné à plusieurs reprises pour trafic de stupéfiants, l’homme avait quitté la France après l’incendie.
Une arrestation était intervenue à l’aéroport de Bissau, en Guinée-Bissau, en décembre 2024. La procédure d’extradition n’a toutefois pas abouti, en l’absence d’accord bilatéral entre la France et la Guinée-Bissau.
Le commanditaire présumé et le troisième incendiaire sont désormais visés par des mandats d’arrêt internationaux.
L’enquête cherche toujours à déterminer précisément les responsabilités de chaque protagoniste dans cette attaque qui avait coûté la vie à sept membres d’une même famille, étrangère au conflit lié au narcotrafic.
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