Le scrutin sénatorial du dimanche 27 septembre a rebattu les cartes dans les Alpes-Maritimes. L’UDR obtient deux sièges, la liste divers droite deux également et Les Républicains conservent un élu. Plusieurs responsables politiques ont réagi aux résultats, entre satisfaction à droite et critiques à gauche.
Les Alpes-Maritimes changent de configuration au Sénat. Cinq sièges étaient à pourvoir lors des élections sénatoriales du dimanche 27 septembre. La liste UDR est arrivée en tête avec 40,22 % des voix et deux élus, Laurent Castillo et Gaëlle Frontoni.
La liste divers droite a obtenu 30,13 % des suffrages et deux sièges. Alexandra Borchio Fontimp est réélue et Jean-Marc Delia retrouve le Sénat. Dominique Estrosi-Sassone conserve pour sa part son siège avec la liste Les Républicains, qui a recueilli 22,76 % des voix.
Le résultat tranche avec celui de 2020, lorsque Les Républicains avaient remporté les cinq sièges du département.
À gauche, la liste d’union conduite par Francis Tujague, maire PCF de Contes, a obtenu 84 voix, soit 4,08 % des suffrages. Jean-Christophe Picard a recueilli 36 voix, Adrien Nouet 14 voix et Livio Orsi 8 voix. Aucun siège n’a été obtenu par ces listes.
La droite se félicite après l’élection de cinq sénateurs
Les premières réactions sont venues des élus de droite et du centre droit. Le président du département des Alpes-Maritimes, Charles Ange Ginésy a adressé ses félicitations aux cinq nouveaux sénateurs ou sénatrices élus dans le département : « J’adresse mes chaleureuses félicitations à l’ensemble des sénatrices et sénateurs élus dans les Alpes-Maritimes Laurent Castillo, Gaelle Frontoni, Alexandra Borchio Fontimp, Jean-Marc Delia et Dominique Estrosi Sassone. Ce résultat doit conforter la majorité départementale qui travaille dans le sens d’un patriotisme pour les Alpes-Maritimes. Le Sénat joue un rôle essentiel dans la représentation de nos collectivités territoriales. Je souhaite à l’ensemble de nos sénateurs pleine réussite dans l’exercice de leur mandat et me réjouis de poursuivre notre travail commun au service des Alpes-Maritimes. »
À Nice, le maire Éric Ciotti a également réagi à l’élection de Laurent Castillo et Gaëlle Frontoni. Les deux candidats de la liste « Le meilleur est à venir pour les Alpes-Maritimes » occupaient les deux premières places et obtiennent donc les deux sièges remportés par l’UDR.
Éric Ciotti qualifie le score de « résultat historique » pour son mouvement dans les Alpes-Maritimes. L’édile Niçois estime que le score obtenu traduit la confiance accordée par de nombreux élus locaux à cette nouvelle représentation du département. Le maire de Nice y voit également « l’incarnation du profond désir de changement exprimé par les élus de notre territoire en faveur de la grande alternance qui permettra de rompre avec le déclin macroniste en 2027. »
Le conseiller municipal de Nice, ex-premier adjoint à la mairie Anthony Borré salue de son côté les élus de la « droite républicaine […] Félicitations aux sénateurs de la droite républicaine élus dans notre région, en particulier Dominique Estrosi-Sassone et Renaud Muselier. Partout, le même enseignement : quand la droite sait se rassembler, l’extrême droite peut être battue. »
Réélue au Sénat, Dominique Estrosi-Sassone remercie les grands électeurs ayant participé au scrutin. « Cette victoire est celle du travail, de l’engagement & de la proximité au service de notre territoire », écrit la sénatrice, qui annonce vouloir continuer à défendre les 163 communes des Alpes-Maritimes.
Alexandra Borchio Fontimp réagit également à sa réélection et au retour de Jean-Marc Delia au Sénat. « Quelle belle surprise ! Les grands électeurs des Alpes-Maritimes ont renouvelé leur confiance à notre liste et élu Jean-Marc Délia à mes côtés », écrit la sénatrice. La nouvelle sénatrice assure que les deux élus resteront « les sénateurs de tous les élus, du littoral aux vallées. »
Christian Estrosi a également salué la réélection de Dominique Estrosi-Sassone, ainsi que l’élection de Renaud Muselier au Sénat.
La gauche conteste le fonctionnement du scrutin
À gauche, la réaction prend une autre tonalité. Julien Picot, membre du PCF, revient sur le résultat obtenu par la liste d’union de la gauche et de l’écologie conduite par Francis Tujague.
Julien Picot considère que la candidature avait notamment pour objectif de proposer une alternative dans un département où la droite dispose d’une place importante dans le paysage électoral. La réaction porte également sur le fonctionnement des élections sénatoriales et la représentation des communes. « Cette élection montre pourtant une nouvelle fois les limites profondes de notre système sénatorial. Le suffrage des territoires n’est pas égal. Et cette réalité pénalise particulièrement les communes moyennes, rurales et du haut pays maralpin. À Nice, 69 élus municipaux représentent 414 grands électeurs. Au Touët-de-l’Escarène, 11 élus ne représentent qu’un seul grand électeur. Comment accepter qu’une commune et ses élus pèsent ainsi si peu dans la désignation de ceux qui sont censés représenter l’ensemble des territoires de la République ? »
Julien Picot estime également que le « vote utile » a pesé dans le scrutin. La réaction se conclut par la volonté affichée par le PCF de poursuivre son implantation locale : « La gauche communiste, socialiste, écologiste et sociale continuera à travailler, à construire et à résister dans les Alpes-Maritimes. »
Avec deux élus UDR, deux élus divers droite et une sénatrice Les Républicains, la nouvelle délégation des Alpes-Maritimes après cette élection sénatoriale 2026 reflète désormais la division des forces de droite dans le département. La gauche, de son côté, ne compte aucun élu parmi les cinq sièges renouvelés dimanche.
NicePremium est un média local indépendant et gratuit.
Pour nous aider à continuer, vous pouvez soutenir notre travail à partir de 5 € par mois.
