Affiche Snapchat à Nice : la préfecture confirme que la publicité XXL sur le quai des États-Unis est légale

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L’immense publicité Snapchat installée sur le quai des États-Unis, à Nice, a suscité des critiques depuis son apparition. Contestée par un élu d’opposition, cette bâche commerciale bénéficie pourtant de toutes les autorisations délivrées par l’État, confirme la préfecture.

Depuis le dimanche 26 juillet 2026, une immense publicité en noir et blanc pour les lunettes connectées Specs de Snapchat recouvre une partie de l’échafaudage installé sur la façade du Palais Hongran, au-dessus du restaurant Di Piu, sur le quai des États-Unis à Nice. Cette bâche, d’environ 20 mètres sur 10, a rapidement suscité des réactions en raison de son implantation au cœur du secteur inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Anthony Borré, élu d’opposition et ancien premier adjoint de Christian Estrosi, a publiquement interrogé le maire de Nice sur cette installation. « J’ai interpellé le maire de Nice sur cette publicité monumentale installée aux Ponchettes – quai des États-Unis, au cœur du périmètre inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Ce type de publicité me paraît contraire au Règlement local de publicité métropolitain », dénonce l’élu.

Anthony Borré poursuit : « À mes yeux, de tels dispositifs ne devraient être autorisés que lorsqu’ils participent au financement de la restauration du patrimoine public, dans le cadre d’opérations de mécénat clairement identifiées, et non pour des opérations commerciales sur des immeubles privés. »

Face à cette polémique, la préfecture des Alpes-Maritimes apporte plusieurs précisions. Les services de l’État indiquent qu’une autorisation a bien été délivrée avant l’installation de la bâche, pour une durée d’affichage limitée à un mois.

La préfecture précise également que l’Architecte des Bâtiments de France (ABF) et la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) ont rendu un avis favorable avant la délivrance de cette autorisation.

Une dérogation prévue par le Code du patrimoine

Selon les services de l’État, les prescriptions prévues par le Code du patrimoine ont été respectées. La partie publicitaire représente 45 % de la bâche recouvrant l’échafaudage. Les visuels ont été validés avant l’installation. L’avis du préfet a également été recueilli et la ville de Nice a été informée de la procédure.

La préfecture rappelle aussi que les recettes générées par cette publicité doivent obligatoirement être affectées aux travaux de restauration du bâtiment historique. Cet engagement fait partie des conditions imposées au demandeur.

La ville de Nice avait déjà expliqué que le Palais Hongran est un bâtiment privé inscrit au titre des monuments historiques. « Il s’agit d’un bâtiment privé, inscrit au titre des monuments historiques. La compétence en matière d’autorisation de publicité sur un monument historique est exclusivement du ressort de la Conservation Régionale des Monuments historiques. »

La municipalité rappelait également le cadre juridique prévu par le Code du patrimoine : « Aux termes de l’article L.621-29-8 du Code du patrimoine, les propriétaires de monuments historiques (inscrits ou classés, privés ou publics) peuvent demander à la DRAC l’autorisation d’installer des bâches d’échafaudage comportant un espace publicitaire, dès lors que les recettes perçues sont affectées au financement des travaux. »

Enfin, la préfecture indique que cette installation est compatible avec les engagements liés au classement UNESCO de Nice. Le caractère temporaire et réversible de la bâche ne présente pas de contre-indication au regard de cette inscription. L’UNESCO avait d’ailleurs été informée avant la mise en place du dispositif.

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