Nissa Rugby : après les démissions des deux présidents, Éric Ciotti promet de tout faire pour sauver la Pro D2

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Le départ simultané de Jean-Baptiste Aldigé et Patrice Prévot plonge le Nissa Rugby dans une période d’incertitude. Face à cette situation, la ville de Nice par la voix d’Éric Ciotti a assuré maintenir son soutien afin de permettre au club de disputer la saison 2026-2027 de Pro D2.

Le coup est rude pour Nissa Rugby. Hier, vendredi 17 juillet, le président du Nissa Rugby, Jean-Baptiste Aldigé, et le président de l’association, Patrice Prévot, ont annoncé leur démission lors de l’assemblée générale du club. Une décision inattendue qui intervient quelques semaines seulement après la montée historique en Pro D2.

Ce double départ ouvre une période d’incertitude pour le rugby niçois. Le club venait pourtant de franchir une étape majeure avec son accession en deuxième division, tout en poursuivant la structuration du secteur professionnel et le renforcement de son effectif.

Dans un communiqué, les deux dirigeants expliquent les raisons de cette décision : « Cette décision, mûrement réfléchie, s’impose à nous au regard d’un constat simple : les conditions qui avaient motivé nos engagements ne sont aujourd’hui malheureusement plus réunies pour permettre au club de poursuivre sereinement son développement et de franchir les étapes qu’exige son ambition. »

Quelques heures après cette annonce, la ville de Nice a réagi. La municipalité indique avoir appris avec surprise la démission de Jean-Baptiste Aldigé, tout en rappelant que cette décision intervient à un moment particulièrement sensible pour l’avenir du club.

La mairie affirme mettre en œuvre tous les moyens à sa disposition afin de permettre à Nissa Rugby d’évoluer en Pro D2 la saison prochaine. Un message destiné à rassurer les licenciés, les salariés et les supporters, alors que l’avenir de la gouvernance reste totalement ouvert.

Le stade Marcel-Volot au cœur des interrogations

Le départ des deux présidents intervient dans un contexte marqué par des interrogations autour du stade Marcel-Volot. Le projet de rénovation et d’agrandissement, validé sous la précédente municipalité, n’a pas connu les avancées espérées depuis le changement de majorité à l’Hôtel de Ville. Plusieurs engagements sportifs ont également été remis en question.

Pourtant, les discours prononcés lors de la réception organisée à la Villa Masséna pour célébrer la montée en Pro D2 semblaient confirmer le soutien des collectivités.

Le président du département des Alpes-Maritimes, Charles-Ange Ginésy, déclarait alors : « On sera là, on l’a été en 2024, on a maintenu en 2025 (…) comptez sur le président du département que je suis, comptez sur le président de la commission des finances qu’est Eric Ciotti également au département pour militer et faire en sorte que les crédits arrivent. »

Le maire de Nice, Éric Ciotti, avait également pris un engagement devant les joueurs et les dirigeants : « Ce que nous avons perdu de futile pendant quinze jours (les Jeux olympiques, N.D.L.R), nous allons le bâtir pour des générations entières. Je m’y engage ce soir. »

Dans sa réaction officielle, la ville rappelle aussi avoir accompagné Nissa Rugby depuis plusieurs saisons. La municipalité souligne avoir attribué cette année le montant maximal de subventions autorisé par la réglementation. En parallèle, près de 500 000 euros de travaux ont été engagés au stade Marcel-Volot afin de répondre aux exigences de la Ligue Nationale de Rugby. L’installation d’un écran géant, les travaux sur la pelouse et l’amélioration de la sonorisation faisaient notamment partie des aménagements réalisés pour permettre au club d’évoluer en Pro D2.

Une dynamique sportive désormais suspendue

Cette crise intervient alors que le projet sportif semblait prendre de l’ampleur. L’effectif avait été largement stabilisé avec onze prolongations de contrat.

Chez les avants, Enzo Labadie, Thibaud Rey, Joel Kpoku, Farai Muradiki, Bastien Berenguel, Léo Chauvin et Hugo Sarrasin avaient renouvelé leur engagement. Inoke Nalaga, Tyler Morgan, Baptiste Lafond et Clément Egiziano avaient fait de même chez les trois-quarts.

Le recrutement avançait également avec l’arrivée de joueurs expérimentés, à l’image du centre néo-zélandais Francis Saili, passé notamment par Biarritz, le Racing 92 et Vannes.

Au lendemain de la montée en Pro D2, Jean-Baptiste Aldigé saluait d’ailleurs l’engagement des joueurs : « Ils ont pris le risque, ils ont pris la folie de rejoindre ce beau projet. Vous avez gagné sur le terrain le droit de disputer la Promenade l’année prochaine. »

Aujourd’hui, cette dynamique se retrouve brutalement interrompue. Les deux présidents estiment que la poursuite du projet n’est plus envisageable dans les conditions actuelles. « Il est de notre responsabilité de ne pas entretenir d’illusions sur les perspectives du projet dans son contexte actuel et de ne pas fausser les championnats de la LNR et de la FFR », écrivent les dirigeants.

Le message d’adieu se conclut par un constat amer : « Nous quittons nos fonctions avec un profond regret, celui de ne pas avoir pu conduire jusqu’à son terme le projet que nous portions, malgré une accession historique en Pro D2 qui témoigne du potentiel exceptionnel de notre club et de l’engouement généré au niveau local comme national. »

Reste désormais à trouver une nouvelle gouvernance capable d’assurer la continuité du projet sportif. La ville de Nice affirme rester pleinement mobilisée pour accompagner le club dans cette période décisive et préserver la présence de Nissa Rugby en Pro D2.

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