La saga « Marivaux : l’Héritier du village » a ouvert l’édition 2026 des « Contes d’apéro » hier soir. Incarnée par les comédiens de la troupe du Théâtre National de Nice, cette comédie revisite un texte classique, mêlant culture, modernité et humour.
« Par un bel après-midi ensoleillé (…), l’héritier du village revient chez lui. Plein aux as. » Dans un décor de bord de mer, les comédiens de la troupe du Théâtre National de Nice présentent une comédie de Marivaux, mise en scène par Laurent Prévot. Cette comédie en un acte raconte avec absurdité et humour les effets de l’argent, même sur le plus honnête des hommes.
Pour cette édition 2026, « Les Contes d’apéro » animent le Kiosque du TNN au coeur de la Promenade du Paillon, à 19 heures, depuis le lundi 6 et jusqu’au samedi 26 juillet.
Cette parenthèse le temps d’une soirée donne accès à des textes anciens, gratuitement et en plein air.
Un moment de convivialité
Cet événement est devenu un véritable rituel estival pour les Niçois. « Je suis déjà venue l’été dernier et c’était très agréable », avoue Dominique, une retraitée de la cité azuréenne.
Tous les sièges sont occupés et les plus curieux ne peuvent s’empêcher de s’arrêter pour assister à la pièce. « Je vous conseille d’arriver à l’avance pour avoir une place, parce qu’il y a du monde », confie Noëllie, une amatrice de théâtre.
Revisitée par Laurent Prévot, cette comédie a conquis le coeur de toutes les générations. Les rires résonnent et les sourires habillent les visages. « J’ai énormément ri et j’ai adoré les références à Nice », s’exclame Mathilde, une jeune niçoise.
Cet événement est aussi l’occasion de découvrir de nouvelles références. « Je connaissais l’auteur Marivaux, mais pas cette pièce, c’est une bonne surprise », révèle Dominique. Le Théâtre National de Nice met un point d’honneur à rendre le théâtre plus attractif.
Une satire sur les ravages de l’argent
Le nouvel épisode de la « Saga Marivaux : l’Héritier du village » est proposé avec modernité et humour. Sous un décor de couleurs pastel, cabine de plage et parasol jonchent la scène. Des personnages aux allures de poupées de cire capturent le sourire des spectateurs.
Chaque acte est accompagné d’une ambiance musicale décalée. « Le spectacle a été mis au goût du jour, il est devenu intemporel et local », explique Noëllie.
Dans ce premier opus, un paysan devient subitement riche et peut désormais s’affairer à imiter les codes des puissants. Cette pièce rappelle l’influence de l’argent sur les interactions sociales. Blaise va instantanément faire l’objet de toutes les convoitises.
Datant de 1729, il s’agit d’une parodie de ceux qui tentent de jouer un personnage qu’ils ne sont pas et pour lequel ils ne sont pas nés. L’argent confèrerait des capacités à ceux qui en possèdent et priverait ceux qui en manquent de leur qualité.
Cette pièce enseigne la résilience. Victime d’une escroquerie, Blaise se retrouve ruiné mais la scène est tournée avec dérision, sous la forme d’une chanson. Les illusions s’effondrent mais les personnages ne s’attardent pas sur leur perte et dansent.
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