L’association Simon de Cyrène va construire une maison inclusive pour les personnes handicapées

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Ce 25 juin 2026, le film « Les Habitants » a été projeté au cinéma Pathé Gare du Sud. L’association a ainsi pu sensibiliser le public à sa cause et présenter son projet de maisons partagées.

« Les Habitants » est un film documentaire qui raconte le quotidien des valides et non-valides qui vivent dans les maisons Simon de Cyrène. On comprend alors leur parcours, ce qui les a poussés à déménager dans ces lieux de communauté. On découvre également comment les aidants apportent leur contribution chaque jours pour s’assurer que tout se passe bien. Le film montre aussi des interviews de parents de résidents et du fondateur de l’association, Laurent de Cherisey.

L’association Simon de Cyrène

Selon l’association, « chaque année en France, la vie de 40 000 personnes bascule dans le handicap grave, après un AVC, un traumatisme crânien, ou une infirmité motrice cérébrale. Survient alors le risque de perdre son emploi, voir ses amis s’éloigner, connaître l’exclusion sociale et la solitude ». C’est à ce besoin d’accompagnement et de vivre ensemble que Simon de Cyrène répond. Ainsi, des groupes d’entraides et d’amitié et des maisons partagées ont été créés, ce qui a aidé énormément de personnes. Chaque habitant a son propre studio pour garder son intimité mais le salon et la cuisine sont partagés. Aujourd’hui il existe 30 maisons partagées partout en France et il y en aura 60 d’ici 5 ans.

Lors d’un entretien exclusif, Catherine Moreau, présidente de l’association La Maïoun Simon de Cyrène dans les Alpes-Maritimes, est revenue sur l’avancement de la future maison partagée de Nice, dont les travaux de construction débuteront en janvier pour une livraison prévue au premier semestre 2029.

Conçu comme une alternative humaine aux institutions classiques, ce projet permet à des personnes en situation de handicap et à des compagnons valides de cohabiter au quotidien. Au sein de cet espace où chacun dispose de son propre studio tout en partageant les temps communs , « c’est que des moments de convivialité parce qu’on est là pour lutter contre la solitude », un esprit de solidarité unique s’installe, à tel point qu’« une personne dans une maison a dit ‘je trouve toujours une épaule pour pleurer’. »

Portée par la projection d’un documentaire de Julien Petit qui met en lumière cette vie communautaire , la présidente rappelle que « le plus grand défi c’est de changer le regard des uns et des autres sur le handicap », tout en réaffirmant avec force sa conviction profonde : « cet habitat là c’est vraiment l’habitat qui rend heureux. »

Un film bouleversant

Au-delà de la présentation du projet, la projection du film plonge le spectateur au cœur d’une aventure humaine profondément bouleversante, marquée par la réalité brute des accidents de la vie : AVC, tumeurs ou traumatismes crâniens. Le documentaire lève le voile sur le quotidien de ces personnes confrontées à la perte de leurs passions ou à de lourdes difficultés pour marcher, travailler et communiquer.

Face au déchirement des familles à qui l’on a parfois brutalement dit de « faire le deuil » de leur enfant, et face à la complexité de l’orientation vers des structures médicalisées traditionnelles ou des EHPAD, le film met en lumière le courage immense et la patience infinie des aidants.

Mais ce qui touche au cœur, c’est cette formidable envie de vivre qui pousse chacun à avancer à son propre rythme et à se lancer de nouveaux challenges. À travers l’exemple de ce couple où le handicap s’efface pour laisser place à un profond sentiment d’égalité, où l’on est tout simplement « comme tout le monde », une force invisible et une compréhension mutuelle se dégagent de la communauté.

Le spectateur ressort de la salle marqué par le témoignage poignant d’un résident : « si j’étais président, j’aimerais une journée où tout le monde se met en fauteuil pour comprendre la difficulté », un vœu qui rappelle à quel point le fondateur de Simon de Cyrène peut être fier de ce projet national qu’il a initié.

En associant la force du cinéma à l’engagement de ses bénévoles, cette soirée niçoise a brillamment mis en lumière la nécessité d’ouvrir notre regard et nos cœurs à la différence. Le projet de la future maison de Brancolar incarne une lueur d’espoir concrète pour offrir un véritable « chez-soi sans être seul » à ceux que la vie a bousculés. Plus qu’un simple lieu de résidence, cette initiative prouve qu’en unissant valides et personnes en situation de handicap, on construit une société plus humaine, plus juste et résolument plus heureuse.

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