Nissa Rugby a validé son billet pour la finale au terme d’un combat dense et maîtrisé, où sa puissance en mêlée et son réalisme offensif ont fait la différence face à un Chambéry accrocheur (25‑19). Une victoire construite dans la douleur mais révélatrice de la solidité niçoise au meilleur moment de la saison.
Cette demi‑finale opposait deux formations qui avaient traversé la saison de Nationale avec constance. D’un côté, Nissa Rugby arrivait fort de 12 victoires à domicile et sept à l’extérieur, avec une attaque prolifique : 464 points inscrits à Marcel‑Volot, 59 essais marqués chez eux, et une capacité à frapper loin de leurs bases (293 points et 28 essais à l’extérieur). En face, le Stade Olympique Chambérien affichait une solidité remarquable à domicile (13 victoires, seulement 17 essais concédés), mais un rendement plus modeste loin de Savoie (cinq succès, 24 essais encaissés). Les deux équipes présentaient une discipline comparable, avec 11 pénalités concédées à domicile chacune. Les individualités promettaient un duel serré : Clément Egiziano (neuf essais) et Owen Williams (165 points) côté niçois, Quentin Beaudaux (11 essais) et Thibault Moreno (165 points) côté chambérien. Avec quatre victoires niçoises sur les cinq derniers matches et cinq succès consécutifs pour Chambéry, cette demi‑finale s’annonçait tendue. Elle l’a été.
Nissa Rugby frappe tôt et impose sa mêlée
L’entame avait plutôt souri aux visiteurs, mais les Niçois avaient été les premiers à concrétiser. Sur une relance tranchante, Henry Purdy avait conclu en coin après une longue passe de Jean‑Pascal Barraque (10e). Chambéry avait immédiatement répondu par une pénalité de Moreno (18e), sans toutefois parvenir à franchir une défense niçoise compacte. La différence s’était faite dans l’impact et en mêlée, secteur où les Azuréens avaient récolté deux pénalités importantes. Sur une action en première main, le demi de mêlé Guillaume Rouet avait servi Nayacalevu lancé, qui avait percé avant d’offrir à Clément Egiziano un essai limpide (31e). Moreno avait maintenu le SOC dans le match (35e), mais Owen Williams avait redonné de l’air aux siens juste avant la pause (40e+2). Nissa Rugby menait alors 15‑6 à la pause, sans avoir totalement décroché un adversaire tenace.
Chambéry revient, Nissa Rugby s’arrache
Au retour des vestiaires, Chambéry avait joué crânement sa chance. Réduits à quatorze après le jaune adressé à Tom Petit (43e), les Savoyards avaient insisté en touche plutôt que de tenter les pénalités. La défense niçoise avait tenu, mais l’indiscipline avait fini par peser : après le carton jaune reçu par Hugo Sarrasin (58e), Moreno avait ramené son équipe à trois points grâce à deux pénalités (59e, 67e). Sentant le danger, les Niçois avaient remis la marche avant. Un ballon porté bien structuré avait permis au deuxième ligne Adrian Moțoc de forcer la ligne et de libérer Marcel‑Volot (72e). Avec la transformation d’Owen Williams, Nissa Rugby comptait alors dix longueurs d’avance. Mais Chambéry n’avait rien lâché. Beaudaux avait inscrit un essai en coin (77e), ramenant le SOC à trois points. Il avait fallu une ultime pénalité obtenue en mêlée pour permettre à Williams de sceller la victoire (80e+2). Nice s’est imposé (25‑19), au terme d’un combat dense et éprouvant.





Une finale pour remonter en Pro D2
Cette victoire offre à Nissa Rugby une place en finale de Nationale, où les Maralpins affronteront Narbonne, vainqueur d’Albi au terme d’un scénario irrespirable (29‑29, 6‑7 aux tirs au but). La rencontre se jouera le week‑end du 16‑17 mai à Bourg‑en‑Bresse. Le vainqueur sera promu en Pro D2, tandis que le perdant affrontera le quinzième du championnat pour tenter d’y accéder. Les Niçois ne sont plus qu’à quatre‑vingts minutes d’un retour au deuxième échelon du rugby français. Une perspective majeure après une saison maîtrisée et une demi‑finale remportée au courage. Il ne reste plus qu’une marche à franchir mais elle sera très haute. Des places sont déjà disponibles ainsi que des solutions de déplacement en bus sur le site du club.
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