MotoGP : Johann Zarco impressionne pour son retour en Aragon

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Le Grand Prix d’Aragon a été marqué par le retour de Johann Zarco près de quatre mois / trois mois après sa lourde chute à Barcelone. Pour son comeback, le Cannois a montré qu’il faudra compter avec lui jusqu’à la fin de la saison !

Le Grand Prix d’Aragon a d’abord été marqué par le retour en piste de Johann Zarco, plus de trois mois après sa lourde chute de Barcelone. Dès vendredi, le pilote Honda‑LCR avait surpris en décrochant un accès direct à la Q2, avant de confirmer samedi matin avec un neuvième temps en qualifications, son troisième meilleur résultat de la saison. Il expliquait avoir retrouvé une marge de pilotage qu’il ne parvenait plus à développer lorsqu’il enchaînait les courses : « J’ai quand même développé le pilotage ce week‑end… Mine de rien, je pense que j’ai gagné ce petit cran de marge. »

Quelques heures plus tard, Johann Zarco terminait le sprint à la neuvième place, décrochant un point malgré un premier tour compliqué, la pression de Jack Miller en fin d’épreuve et la gestion d’un pneu arrière soft en perte de rendement. Le Français reconnaissait une forme de retenue dans son pilotage, loin de l’approche plus agressive qu’il avait en Catalogne : « Il y avait de la gnaque, mais je sentais que si je cherchais à trop en faire, ça allait me desservir. Du coup, j’ai accepté la vitesse du jour. » Son retour au stand, accueilli par une haie d’honneur, lui rappelait aussi ce qu’il avait craint de perdre : « Je me suis dit : mince, si je ne roule plus cette année, le 350 c’est fini. » Une adrénaline qu’il retrouvait avec soulagement.

À l’inverse, le week‑end de Fabio Quartararo s’est enlisé dès vendredi dans une série de complications techniques. Yamaha lui avait fait tester plusieurs évolutions sans réel succès, le privant d’une préparation habituelle et d’un rythme stable. Le champion du monde 2021 évoquait alors des sensations « très mauvaises », sans perspective de progrès. Samedi, Fabio Quartararo ne parvenait pas à s’extraire de la Q1 et devait se contenter de la 17e place, égalant son plus mauvais résultat de la saison déjà vu à Jerez et au Mugello. Son sprint n’a ensuite duré que quatre tours, interrompu par une spectaculaire casse moteur, sa Yamaha laissant échapper une épaisse fumée blanche. « Je pense que ça s’est vu que c’était un problème mécanique ! » ironisait‑il sur Canal+. Il racontait avoir perdu des places dès le départ à cause d’un souci de launch control, puis une puissance déclinante jusqu’à l’explosion du moteur : « Dans la ligne droite, j’ai senti la performance du moteur qui commençait à descendre. Donc je savais qu’à un moment ou à un autre, ça allait exploser. » Un scénario qu’il avait déjà vécu en Thaïlande en début d’année : « Ça m’était arrivé en Thaïlande, donc je savais que quelque chose n’allait pas. »

Cette casse s’inscrivait dans un contexte mécanique déjà tendu pour Yamaha, engagée dans la catégorie D des concessions et disposant de dix moteurs par pilote. Avant Aragon, Fabio Quartararo en avait déjà utilisé sept, un total uniquement atteint par Toprak Razgatlioglu. « Sincèrement, je ne sais pas combien de moteurs on a, mais je crois qu’il n’en reste pas beaucoup », reconnaissait‑il, espérant que celui qui avait lâché était un bloc en fin de vie : « Tout au long du week‑end, cette moto a été vraiment lente… J’espère que c’était un moteur avec un gros kilométrage. » Un nouveau moteur devait être monté pour la course, mais Fabio Quartararo n’entrevoyait aucune amélioration : « Il n’y a pas d’informations à récolter… Même avec le warm‑up, on n’a rien à ajouter. »

Entre les difficultés techniques, l’absence de rythme et une Yamaha en manque de solutions, le Français abordait la suite du week‑end sans véritable marge, à l’opposé de Johann Zarco qui, malgré ses pénalités, retrouvait progressivement ses repères et l’intensité du MotoGP.

Les Maralpins, Fabio Quartararo et Johann Zarco, à la lutte pour les points

Ce dimanche, au départ des 23 tours du Grand Prix, les choses ne se sont pas mieux passées pour Fabio Quartararo. Après un départ propre, le Niçois a commis une erreur dans le premier tour, le rétrogradant en dernière position. Devant, Johann Zarco s’est fait plaisir en début de course avec une belle bataille face à Jack Miller pour le gain de la 11e position.

Derrière son coéquipier, le Cannois a dû comme prévu effectuer son double long lap, le reléguant en 18e position, soit deux places derrière Fabio Quartararo remonté par son erreur du début de course. Les deux pilotes Maralpins à la lutte pour les points se sont retrouvés l’un derrière l’autre sur la piste après le dépassement de Johann Zarco sur Pol Espargaro. Tour après tour, le pilote Honda LCR est revenu sur son compatriote Maralpin, lui à la lutte avec les autres pilotes Yamaha devant lui. Sauf que le duel n’aura jamais eu lieu. Dans le dernier tiers de course, Fabio Quartararo a complètement lâché prise, la faute probablement à un nouveau problème technique sur sa machine.

Dernier à plus de six secondes de l’avant‑dernière position, le Niçois ne pouvait rien espérer ce week‑end. Tous les espoirs reposaient donc sur le revenant ! À la porte des points, Johann Zarco n’a malheureusement pas réussi à conserver le rythme pour tenter d’aller chercher à la régulière le point de la quinzième place. Cependant, il a bénéficié de la chute devant lui de Toprak Razgatlioglu pour terminer 15e et prendre un nouveau point. Mais l’essentiel était ailleurs pour le Cannois, qui s’est rassuré après sa longue absence.

Nul doute que, Grand Prix après Grand Prix, la constance devrait revenir très vite. Peut‑être même dès Saint‑Marin le week‑end du 13 septembre.

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