Fabio Quartararo a vécu un week-end instable à Brno, entre éclaircies du vendredi et chute rapide le dimanche. La Yamaha n’a jamais trouvé de constance, malgré quelques signaux encourageants en ouverture de Grand Prix.
Le rendez-vous tchèque s’ouvrait sous une chaleur dense et un asphalte déjà brûlant. La journée de vendredi offrait un cadre exigeant, mais laissait entrevoir une base de travail solide. Fabio Quartararo abordait ce Grand Prix sans objectif chiffré, fidèle à une approche prudente sur une piste qu’il connaît bien. Les températures élevées rythmaient les premières séances, avec un thermomètre déjà haut dès le matin. Un deuxième temps inattendu venait pourtant donner un souffle positif à l’ouverture du week-end. Un pneu medium neuf permettait de hisser la Yamaha à deux dixièmes du meilleur chrono. Une performance qui redonnait de la confiance avant la suite des essais. La perspective d’une Q1 disputée dans des conditions plus fraîches entretenait l’idée d’un passage possible en Q2. Les EL2 prenaient alors une importance stratégique, quelques minutes seulement avant la première phase qualificative.
Un samedi contrarié entre qualification manquée et sprint éprouvant
La dynamique changeait dès le samedi matin. La Yamaha restait longtemps en bas de la feuille des temps avant de remonter brièvement grâce à un train de pneus neufs. L’après‑midi, la piste brûlante stoppait net cette progression. La journée se concluait par une 14e place, avec un écart important sur la référence du jour. La Q1 confirmait les difficultés du moment. Le cinquième temps de la session plaçait Fabio Quartararo en 15e position sur la grille. Une place devant Luca Marini, mais loin des ambitions entrevues la veille. La course sprint n’apportait pas davantage de répit. Le pilote Yamaha décrivait une expérience rude : « Je n’ai rien vécu du tout, c’était juste de la survie. Sincèrement, je ne comprends pas pourquoi, entre ce (samedi) matin et cet après-midi, on a un changement aussi important sur la moto. Il n’y a plus qu’à terminer les vingt tours demain (dimanche) et rentrer à la maison. Il n’y a rien à espérer du Grand Prix. » Les chutes de plusieurs concurrents permettaient de remonter deux positions. La 13e place restait toutefois synonyme de zéro point et d’un moral en retrait avant le dimanche.
Un dimanche écourté par une chute précoce
Le Grand Prix s’annonçait difficile, mais le départ offrait un rythme plus solide que prévu. La progression des premiers virages laissait espérer un scénario différent. Le deuxième tour mettait pourtant fin à toute tentative de remontée. Une chute rapide stoppait la course et renvoyait la Yamaha au garage. Le débriefing restait marqué par une forme d’incompréhension technique : « j’ai du mal. Le team m’a dit que je devais freiner plus fort pendant les jours de course, donc c’est exactement ce que j’ai fait. J’ai réussi à passer quelques pilotes, mais on a vu qu’on ne peut pas conduire de la même façon que ce matin. Et voilà, le résultat… La limite est très vite là, et surtout qu’on ne la sent pas. On la sent quand on est déjà par terre. » L’effort consenti sur les premiers tours n’a pas été récompensé. « On a du mal à faire ce genre de pas en avant. Mais voilà, sincèrement, j’ai donné mon maximum, à utiliser que sur un tour et demi, mais au moins j’ai plus vraiment poussé, essayé de récupérer des points. »
Un week-end contrasté qui laisse Brno derrière lui, avec la nécessité de retrouver de la stabilité avant la prochaine manche au Pays-Bas la semaine prochaine. D’ici là plusieurs annonces de transferts sont attendus pour la saison prochaine. Une bonne nouvelle à venir pour le Niçois qui devrait annoncer son passage dans l’autre écurie Nippone.
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