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23 avril 2024

Julien Schramm : « Nice ira à La Seyne sans complexe et sans pression »

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Nice Premium : Julien, comment analysez-vous la préparation de cette nouvelle saison ?

Christian Baldacchino, président, et Julien Schramm (à droite) entourent Christophe Moni
Christian Baldacchino, président, et Julien Schramm (à droite) entourent Christophe Moni
Julien Schramm : Elle a été très positive. Le trio Moni-Boutet-Szezur a parfaitement
fonctionné, c’est la première bonne nouvelle de ce début de saison.
Christophe
Moni amène son aura, sa connaissance du rugby de haut niveau, toutes ses
années
passées au contact des meilleurs au Stade Français, au contact d’entraîneurs
comme Laporte, Connolly, Mallet et Galthié…les joueurs ont un grand
respect
pour lui, c’est évident. Manu Boutet, entraîneur diplômé, c’est de la
réflexion
permanente sur le jeu, sur les entraînements, un caractère fort avec un sens
pédagogique évident. De toute façon, je savais que ce duo fonctionnerait
très
bien. La bonne surprise c’est Nicolas Szezur, le préparateur physique. Une
réelle compétence. Il a été exigeant avec les joueurs et comme le travail
qu’il
a proposé était pertinent, personne n’a rechigné et je pense franchement que
depuis le 21 août, date de notre reprise, le groupe a franchi un grand
palier à
ce niveau. Des semaines d’entraînements pleines et riches, les joueurs n’ont
pas
perdu leur temps. En plus, un 2ème kiné, Fabien Massabeau a rejoint Seb
Bottau.
Juste un regret personnel, les départs récents de Ponthier à Grasse et
Cardona à
Saint-Raphaël.

NP : Dimanche, premier rendez-vous à La Seyne. Comment abordez-vous ce premier
match
de Fédérale 1 ?

JS : Sans complexe et sans pression. Nous n’avons absolument rien à perdre face
à
un adversaire qui sera l’un des ténors de la poule. On va pouvoir
s’étalonner.
Savoir où on en est véritablement car même si on a un groupe de qualité qui
a
bien bossé, on part un peu dans l’inconnu. Notamment au niveau de la mêlée,
le
secteur qui change le plus de la Fédérale 2 à la Fédérale 1. Nos matchs de
préparation gagnés contre La Vallée du Gapeau (Fed 2) et les Espoirs de
Toulon
(26-5) ont été positifs mais ils ne nous ont pas permis de nous tester à ce
niveau. En même temps on aligne un cinq de devant où quatre joueurs sont
habitués à ce genre de confrontation: le pilier gauche Canizares, Traversa
qui
jouera au talonnage, le pilier droit sud-africain Von Molendorff et le
deuxième
ligne Dauchy. Mais bon, la mêlée demande de la cohésion et cela prend du
temps.
On verra dimanche. Rudi Dames, notre demi de mêlée buteur, vient d’arriver
et ne
sera pas sur la feuille de match de même que le troisième ligne Rouillier et
l’ailier Dramé. Je rappelle que l’objectif de la saison est le maintien. On
mise
sur un groupe jeune que l’on veut amener à maturité sur 3 ans.

NP : Quelles sont vos satisfactions de cette intersaison ?

Thomas Mège, un des nombreux renforts du RNCA
Thomas Mège, un des nombreux renforts du RNCA
JS : Pour moi, c’est évidemment la venue de Christiophe Moni. Elle déclenche
tout.
L’arrivée de Manu Boutet de Nicolas Szezur, de nouveaux joueurs. Elle valide
tous les efforts que l’on a fait pour structurer le club depuis la saison
passée
et notre promotion en Fédérale 1. Autre satisfaction, les sponsors.
Paul-Henri
Safayan qui a fait un super boulot la saison passée, a su les fidéliser.

NP : Certains partenaires semblent avoir pris du recul. Après une montée à
l’échelon
supérieur, ce n’est pas banal non ?

JS : Vous faites allusion aux partenaires de l’OGC Nice, je suppose. Ben oui,
c’est
comme ça. Disons que Gilbert Stellardo poursuit l’aventure à nos côtés même
si
l’apport financier sera bien moindre que l’an dernier. Sa venue a été
déterminante au départ car elle a amorcé cette nouvelle ambition du rugby
niçois. Mais il ne peut pas tout faire tout seul et être notre unique source
de
financement. Maintenant, on travaille différemment, le club doit se
structurer
d’une autre façon. Une SASP (Société Anonyme Sportive Professionnelle) va
être
très vite créée pour faire entrer de nouveaux investisseurs. On est en train
d’y
travailler. La dynamique créée autour du rugby en ce moment est très
positive.
Il faut surfer sur cette vague.

NP : Qu’est ce qui manque aujourd’hui au RNCA pour envisager une Pro D2 voire
mieux ?

JS : Un, un soutien plus affirmé des collectivités, deux, un investisseur
important. C’est partout pareil. Un club qui tourne bien, c’est un club qui
est
sécurisé par les collectivités et qui a pouvoir économique fort à sa tête.
Aujourd’hui un club de Fédérale 1 qui veut monter en Pro D2, c’est au moins
1, 5
millions d’Euros. On en est loin. Et un club qui veut bien vivre en Pro D2,
c’est au moins 5 millions d’Euros. Disons qu’on a le potentiel. Reste à la
développer. Nice, c’est la 5ème ville de France, c’est la Côte d’Azur connue
internationalement, c’est une économie qui marche, c’est aussi une histoire
forte autour du rugby, c’est un stade des Arboras qui peut encore tout à
fait se
développer… franchement, il y a tout pour construire un grand club ici.

NP : Un pronostic pour les demi-finales et la finale de cette Coupe du Monde ?

JS : La France évidemment, mais je me méfie de cette équipe d’Angleterre dont
le
pack est impressionnant, capable de faire déjouer les Tricolores comme
l’avait
fait l’Argentine au premier match. L’autre demi, je dirais les Springboks,
mais
j’ai un véritable faible pour cette équipe d’Argentine qui vit une grande
aventure. Au lendemain du match d’ouverture, Serge Simon, que vous
connaissez
bien, avait prédit une finale France – Argentine… il n’en est pas loin.

NP : Et quelques mots sur l’aspect extra-sportif (organisation, IRB, Fédé…) ?

Le RNCA comptera sur le Sud Africain Rudi Dames pour diriger la manoeuvre entre avants et trois quarts.
Le RNCA comptera sur le Sud Africain Rudi Dames pour diriger la manoeuvre entre avants et trois quarts.
JS : La Coupe du monde est un très grand succès et il faut surtout remercier
les
joueurs de l’avoir sauvé en battant les All Blacks en quart. Les stades sont
plein, le public français suit, les audiences télé battent des records… Un
bémol, le coût que cela représente pour les gens. C’est cher, point. Il y a
un
côté pompe à fric qui me dérange. Mais qui me dérangerait moins si j’étais
sûr
que l’IRB se serve de tout ce qu’elle va ramasser pour développer le rugby
dans
le monde et pas seulement pour servir les intéressés des nations majeures.
Franchement, donner l’organisation de la Coupe du monde 2011 à la
Nouvelle-Zélande plutôt qu’au Japon, était-ce pertinent?

NP : Enfin, quels sont les rêves actuels de Julien Schramm ?

JS : Sérieusement. La création d’un IME ( institut médico-éducatif) pour
enfants
autistes à Nice. Il n’y en a toujours pas. Le seul du département est à
Mouans-Sartoux. J’ai commencé ce combat il y a trois ans avec des
associations,
mais cela ne bouge toujours pas…

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