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Sélection officielle « Un Certain Regard » 2010 « L’étrange affaire d’Angélica en exclusivité au Cinéma Mercury

4 min de lecture

-Mercredi 9 mars à 20 h

-Cette année, le Festival de Cannes a décidé d’accompagner la sortie des films programmés dans leurs sélections officielles.
C’est ainsi que sera presenté en avant-première et en exclusivité au Cinéma Mercury, « L’Etrange affaire d’Angélica ».
Diffusion en présence de Geneviève Pons-Cailloux*, responsable de la sélection officielle, « Un Certain Regard ».

-« L’Etrange affaire d’Angélica » de son titre original « O Estranho Caso de Angélica », est le dernier film du plus grand réalisateur portugais de tous les temps, Manoel de Oliveira, âgé de 102 ans.
Cette coproduction franco-espagnole-portugaise-brésilienne présente un casting comprenant certains des meilleurs comédiens lusophones du moment : Pilar López de Ayala, Ricardo Trepa, Filipe Vargas…
En plus de Cannes, « L’Etrange affaire Angélica » a été présentée au Festival International du Film de Karlovy Vary, de Melbourne, de New York, de Toronto, de Haifa, d’Hambourg, de Mumbai, d’Oslo et enfin au Festival Nouveau Cinéma de Montréal.
« L’Etrange affaire d’Angélica » sera diffusée en ouverture de la semaine du Cinéma lusophone, le mercredi 23 mars à 10h, 14h et 20h30, puis le film sera en exploitation continue au Mercury les semaines suivantes

-Manoel Candio Pinto de Oliveira est le seul metteur en scène centenaire en activité. Connu sous le nom de Manoel de Oliveira, il est né à Porto au Portugal. En 2008, il est alors le réalisateur en activité le plus âgé et le seul à avoir travaillé à l’époque du cinéma muet. Cette année-là, le Festival de Cannes lui remet une Palme d’Or, la première de sa carrière, pour l’ensemble de son oeuvre. Toujours aussi actif, il présente en 2010 à Cannes « L’Étrange affaire Angélica ».
Sa biographie: Fils de la bourgeoisie industrielle de Porto, Manoel de Oliveira tourne en 1931 son premier court-métrage Douro Faina Fluvial, documentaire muet consacré à l’activité des ouvriers sur les rives du Douro, salué par la critique internationale. La consécration arrive en 1993 avec « Val Abraham », une variation limpide autour de Madame Bovary qui fait sensation sur la Croisette. Tout en s’entourant de fidèles collaborateurs (du producteur Paulo Branco au comédien Luis Miguel Cintra), il peut désormais faire appel à des stars comme Malkovich et Deneuve (Le Couvent), Mastroianni (Voyage au début du monde), ou encore Piccoli (Je rentre à la maison). Comme s’il souhaitait rattraper le temps perdu, il tourne désormais un film par an : dépeignant les travers de ses contemporains avec acuité, il se penche sur son passé (Porto de mon enfance) et sur celui de son pays (Parole et utopie). Celui qui est devenu le doyen des cinéastes en activité enchaîne les projets les plus originaux : en 2007, pendant que sort « Belle toujours », variation autour de Belle de Jour, il tourne un court-métrage commandé pour les 60 ans du Festival de Cannes.

-Le synopsis du film:
Une nuit, Isaac, jeune photographe et locataire de la pension de Dona Rosa à Régua, est appelé d’urgence par une riche famille afin de faire le dernier portrait de leur fille Angélica, une jeune femme morte juste après son mariage. Dans la maison en deuil, Isaac découvre Angélica et reste sidéré par sa beauté. Lorsqu’il porte à son oeil l’objectif de son appareil photo, la jeune femme semble reprendre vie, pour lui seul. Dès lors, Isaac tombe instantanément amoureux d’elle. Le travail de commande atypique devient alors une étrange expérience esthétique qui fait entrer le photographe dans une autre dimension. Jouant avec l’idée de la mort, Oliveira dépeint un genre d’amour métaphysique et transforme le personnage de Trepa en anti-héros romantique et Lopez de Ayala en un des plus beaux cadavres jamais filmés. Oliveira n’hésite pas à utiliser, non sans ironie, la musique pour souligner ces deux aspects. On entend la célèbre pianiste Maria João Pires jouer Chopin. Tandis que le récit suit son cours, Chopin résonne en alternance avec des chansons traditionnelles, dont les paroles sont prémonitoires par rapport à l’histoire d’amour. Désormais, Angélica le hantera nuit et jour, jusqu’à l’épuisement.

-Le Mercury : un cinéma géré par le Conseil général
Cinéma « Art & Essai », le cinéma Mercury est au carrefour de rencontres de tous les amoureux du 7e art et propose pas moins de 5 séances par jour dans chaque salle, de 14 h à 22 h, des débats, des films, et surtout une grande diversité culturelle avec une programmation toujours autant « cinéphile » et axée sur tous les genres cinématographiques.
-Cinéma Mercury – Cinéma départemental – 16 place Garibaldi à Nice
3 salles d’une capacité de 84, 53 et 37 places –

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