30.1 C
Nice
10 août 2022
30.1 C
Nice
10 août 2022
spot_img

Derniers Articles

Musée des Arts Asiatiques :une soirée entre Yin et Yang

3 min de lecture

-Vendredi 25 mars 2011 à partir de 18 h 30

Fidèle à sa vocation de sensibilisation aux arts asiatiques, le musée départemental des Arts asiatiques participera à la manifestation Mars aux Musées.
A cette occasion, il présentera une sélection d’une quinzaine d’artistes venus de multiples horizons.

Une soirée exceptionnelle s’inscrivant sous le signe de l’harmonie et de l’équilibre, entre danses et musiques traditionnelles.

-1e partie introductive en extérieur
Démonstration de nunchaku et de sabre par Binghua PU, pratiquant confirmé d’arts martiaux.

La danse de l’étui à cigarettes par Jianglin GE, est une danse emblématique du groupe ethnique Bai présent majoritairement au sud de la Chine.

-2e partie dansée dans la salle d’exposition temporaire
La danse odissi présentée ce soir par l’association Mîlam, et originaire de l’Orissa est une des plus anciennes danses traditionnelles indiennes.
Inspirée de pratiques rituelles antiques, elle se définie par des positions corporelles fondées notamment sur le tribhanga, la triple flexion (cou, taille, genou).
L’usage des mudrâs et des autres expressions mimiques et corporelles (pas, yeux, visage…) rappelle beaucoup le bhârata-natyam, que nous verrons un peu plus tard.
Jianglin GE exécute une danse folklorique chinoise sur un morceau du groupe Phoenix Legend, populaire auprès des jeunes en Chine. La danseuse nous livre un hymne à la cohésion et la paix entre les peuples.

Les danses de l’éventail, gracieuses et élégantes, symbolisent l’équilibre entre la délicatesse et l’énergie en mélangeant un tempo lent et des gestes dynamiques. Hun Xue Yuan, avec une danse se rapprochant de celle du Shan Wu Dan Qing (inspiration chinoise de la danse de l’éventail), nous présente la rencontre entre l’éventail et la pratique du Tai Chi, art martial millénaire le plus pratiqué au monde.
Ensuite, Jianglin et Bing Hua interprètent la danse Xin Gyu Lin Shui (du Yin et du Yang), reposant sur l’idée d’opposition et de complémentarité entre danse et kung fu. Le yang symbolise la lumière, la masculinité, l’action tandis que le yin incarne la nuit, le féminin et la douceur. L’harmonie émane de l’équilibre entre le Yin et le Yang.

La danse bhârata-natyam est un autre type de danse traditionnelle indienne, elle est sûrement aussi la plus ancienne. Pratiquée partout en Inde, elle était à l’origine dédiée à Shiva et exécutée dans l’enceinte sacrée des temples. L’association Tanjore nous parle d’amour spirituel avec cette danse alliant harmonieusement musique, mouvement de danse pure (nritta) et expression proche du mime (nritya).

-3e partie musicale dans la salle d’exposition temporaire
Le « Chant des pêcheurs » par Li FENG. Autrement appelées « Yu Zhou Chang Wan » ces mélodies sont inspirées des chants anciens des pêcheurs qui rentraient de leur journée de travail.

La démonstration de Gu Zheng par Xue Yuan HUN illustre quant à elle le cycle de vie de l’eau des profondeurs de la mer au sommet des montagnes. Le Gu Zheng ou cithare chinoise est un instrument royal ayant plus de 2 500 ans d’histoire. Il comporte 21 cordes. Alors que la main droite pince les cordes à l’aide du plectre, la main gauche fait varier le timbre.

Chant chinois par Yin Yuan YANG, accompagnée de l’instrument chinois GuZheng,

Démonstration d’Erhu et guitare sèche par Jirui ZHANG et Peter NANOT sera l’occasion d’allier modernité et tradition. L’Erhu ou Huqin est un instrument traditionnel chinois à deux cordes encore largement présent aujourd’hui au sein des orchestres en Asie.

-21 h 30, dégustation de saveurs asiatiques pour terminer la soirée.

à lire

Reportages