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28 mai 2024

Le marché immobilier à Nice connait une période difficile en 2009

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En 2009, les prix de l'immobilier ne semblent plus s'accorder avec les revenus des ménages. Ce fait est peut être dû aussi à la fin du crédit immobilier facile. Si avant l'année 2008, l'accord pour un crédit immobilier était plus facile à obtenir, ce n'est plus le cas en 2009. Plus précisément depuis le début de la fameuse crise des « subprimes », qui a eu des conséquences directes sur le marché immobilier mondial. Mais tout dépend de la banque à laquelle vous vous adressez, certaines accordent des prêts plus facilement que d'autres.

De nombreux particuliers ont également perdu beaucoup d’argent en bourse en 2008 et ne disposent donc plus du capital nécessaire pour investir dans l’immobilier. Les banques ont dû refaire leurs marges et risquent de ne pas suivre les baisses des taux de la Banque Centrale Européenne (BCE). Effectivement, c’est ce qui est arrivé. Malgré une légère baisse des taux de crédit immobilier, l’Observatoire Crédit Logement CSA dirigé par l’économiste Michel Mouillart, tient à préciser que le repli enregistré depuis novembre 2008 reste le plus important depuis de nombreuses années. « Une telle baisse n’avait pas été observée depuis le printemps 1993 mais les taux étaient alors à 10,74% » selon Michel Mouillart. En juin 2009, une moyenne de 4,14% a été établie pour les taux de crédit immobilier, et jusqu’en décembre 2010, ces taux auront tendance à augmenter, pour arriver à une moyenne de 4,50%.

« On a besoin d’un réajustement »

Jean-Paul Pache, 55 ans, est employé du groupe Foch immobilier et connaisseur de l'industrie  immobilière azuréenne,  depuis 30 ans. Il nous confie que l'immobilier à Nice et sur la Côte d'Azur, a connu une baisse de 30% en 2009. Une crise de confiance s'est installée parmi les particuliers, ce qui a conduit a une baisse des transactions immobilières. Sur la Côte d'Azur, il existe deux types de clients. Il s'agit d'une part des clients qui veulent investir leurs revenus dans un bien immobilier. La plupart du temps ce sont des fonctionnaires, des actifs locaux qui, avec l'aide d'un crédit bancaire décident de faire des économies pour l'achat d'un appartement. Ce type de client reste régulier, la preuve: « depuis lundi, j'ai signé des contrats d'achats à deux jeunes couples » ,  affirme Jean-Paul Pache. Pour lui, la deuxième catégorie de client est définie par ceux qui disposent d'un capital pour investir dans un bien immobilier: «ils veulent acheter un rêve ». La majorité de ces clients proviennent de régions dont le climat n'est pas doré comme sur la Côte d'Azur. Ce derniers ne s'intéressent pas forcément au prix du m². Malheureusement, ce sont ces clients qui ont tendance à disparaître, ils préfèrent attendre la stabilisation du marché économique, actuellement en crise . « Le marché immobilier ne connaît pas la crise, il a juste besoin d'un réajustement » selon Jean-Paul Pache. Un de ces réajustement est dû au manque de logements que connaît la Côte d'Azur. Un autre détail qui d'une grande importance, est la modification des normes et conditions dans lesquelles sont vendus les appartements. « Un propriétaire qui propose un logement en mauvais état, manque de respect à la clientèle (…) je n'accepte pas les transactions de logements qui ne respectent pas les normes » conclut l'agent immobilier. 

« La crise a dérouté les clients dans leurs choix d’investissements »

Francesco Laborante, employé de l’agence immobilière italienne Altitalia à Nice, nous parle des changements enregistrés en 2009 sur le marché immobilier. « Nous connaissons une baisse de 30% de la clientèle habituée, je parle des touristes, dont la plupart ne sont plus intéressés à investir pour le moment, dans des biens immobiliers ». Le marché de l’immobilier connaît la crise mais dans les sens où, il n’y a pas de logements de qualités à proposer aux clients. Les prix sont trop élevés par rapport à la moyenne. Les demandes de locations ne cessent d’augmenter et la majorité des clients qui veulent investir, disposent d’un capital moins important que dans les années précédentes. Ainsi, « beaucoup de clients curieux qui passent à l’agence veulent nous demander si ils pourraient investir dans un studio doté d’une terrasse et vue sur mer, avec un budget de 200 000 euros maximum », ce qui est très rare sur la Côte d’Azur. En ce qui concerne les clients étrangers, une nouvelle vague d’acheteurs potentiels est représentée par les scandinaves qui apprécient énormément la Côte d’Azur. Les anglais et irlandais ne se permettent plus d’investir comme avant dans les biens immobiliers, à cause du taux de change de l’euro et de la livre sterline. Qui n’est plus aussi rentable qu’avant. Les russes qui représentaient un pourcentage important de la clientèle, ont disparus, les clients fréquents restant dans une moindre mesure, les italiens.
A Nice, une centaine d’agences immobilières sont implantées sur ce marché, qui a besoin d’une idée révolutionnaire pour redémarrer le système. Dans les prochains mois, le gouvernement et les banques devraient se mettre d’accord et trouver une solution  pour réduire les taux des crédits, afin de régulariser petit à petit le marché de l’immobilier et redonner confiance aux clients potentiels.  Si cette situation ne va pas changer, cela va affecter des millions de professionnels du domaine, surtout les commissionnés qui sont obligés de payer les taxes, même si ils n’enregistrent aucune vente.

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