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21 mai 2024

Festival du livre de Mouans-Sartoux 2006 : Hommes et femmes en quête de liberté

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Le Festival du Livre de Mouans-Sartoux nous conduira en 2006 sur les chemins de la liberté.

Des libertés. De toutes les libertés.

Les questions ouvertes, fondées sur la première d’entre elles, la liberté de penser, tenteront de rassembler hommes et femmes du monde, sans barrières et sans tabous.

La quête des libertés s’accompagne de la résistance aux différentes formes de contraintes, privations, oppressions, insufflant la dynamique de la vie et de la dignité de l’être humain.


festival-livre.jpgNice-Première : Marie-Louise Gourdon, présentez-nous ce festival du livre de Mouans-Sartoux 2006.

Marie-Louise Gourdon : Il existe depuis 19 ans lorsque nous l’avons créé avec mon mari, Michel Gourdon. Aujourd’hui, le festival ne connaît pas de frontières après avoir vécu un développement régional énorme les premières années. Ce week-end, nous attendons 50 000 visiteurs durant les trois jours sur les 8 000 m² d’espace. Pour cela, 370 auteurs sur 200 expositions sont prêts à les accueillir afin de continuer sur ce long chemin sur lequel nous évoluons depuis 19 ans.

Mais il faudra encore beaucoup de patience, de tenacité et d’engagement pour rendre ce festival 2006 grandiose et faire en sorte que les suivants le soient aussi. En effet, notre objectif est d’arriver à tenir d’abord puis à développer et amplifier le festival et ses effets auprès du public. Un public que nous voulons amener vers tout ce qui est lecture, vers ce lieu de rencontre qu’est le livre.
D’ailleurs, la récompense de tout ce travail fourni arrive petit à petit car nous sommes l’un des 3 ou 4 salons nationaux du livre les plus importants avec nos 50 000 visiteurs. Surtout quand l’on sait qu’il y a 10 000 habitants à Mouans-Sartoux et 250 qui permettent à ce festival de tenir.

NP : Ces bénévoles, quelle place ont-ils dans la tenue de cet évènement ?

MLG : Ils sont indispensables et font un travail remarquable. Ils sont motivés car ça leur plait, ceci permet au festival d’avoir lieu. Sans eux, on ne connaîtrait pas cette convivialité qui fait la force de ce festival du livre. De plus, le fait qu’ils ne soient pas payés est un avantage car ils viennent librement. Ce sont eux qui choisissent de venir puisqu’ils sont intéressés par l’évènement donc offrent une grande souplesse et une énorme convivialité.

NP : Le festival n’est pas uniquement dédié au livre. Pouvez-vous nous en dire plus ?

MLG : En effet, il y a également plusieurs débats et de conférences de professionnels et de journalistes prévus durant ce week-end. Beaucoup de questions sont traitées entrainant un foisonnement d’idées important.
La richesse de ce festival vient aussi du nombre de ces relations professionnels-public : 200 débats ( dont certains au même moment ), 100 entretiens, des conférences et des projections de films pendant trois jours.
Cette profondeur des sujets abordés permet ce qui me parait le plus important à savoir obtenir un festival pour tous qu’on aime la jeunesse, la culture ou d’autres thèmes tout aussi présents.

NP : Le vendredi est généralement la journée « jeunesse » avec la présence d’enfants et un prix des pitchouns.

MLG : Ce prix existe depuis 15 ans. Les livres présentés ont été fait par les enfants l’an dernier et sont magnifiques. Ce sont des livres faits  » par les enfants pour les enfants « .
A ce sujet nous avons trois objectifs :
– Nous avons envie, par cette journée et ce prix, d’emmener les enfants vers le livre, de les pousser à écrire, à inventer ce qu’est un livre. Ils prennent d’ailleurs beaucoup de plaisir et on sent un désir d’écrire, de réaliser des maquettes.
– Nous souhaitons également qu’ils se disent que c’est un objet qu’on fait plus qu’on va lire. Apporter ce changement de rapports avec les livres est capital et l’on sent une envie puisque 8 000 enfants de la maternelle au lycée vont venir du Lundi au Vendredi.
– Enfin, nous pensons qu’il est important que les enfants rencontrent d’abord les auteurs avec leur école puis qu’ils reviennent le samedi ou le dimanche avec leurs parents. Cependant, il ne faut pas que ce soit du tape à l’oeil, nous visons le long terme.

NP : Il existe tout de même un prix pour les adultes ?

MLG : Bien sûr. Il s’agit du  » prix de l’inédit  » parrainé par Acte Sud et Le Monde. Cette année, le thème est le journal. Les auteurs ont de janvier au 1er mai pour écrire et sont récompensés avec un premier prix important : une édition par Acte Sud qui est l’une des plus grandes maisons de la côte. Mais pour espérer gagner, il faut une grande idée de création.

NP : Le festival du livre a lieu à Mouans-Sartoux. Quel effet a-t-il sur la ville tout au lieu de l’année ?

MLG : Le festival a un effet colossal. Nous avions envie d’avoir un médiathèque, ce qui est un projet très difficile à réaliser dans une si petite ville mais nous y sommes parvenus. C’est le fruit du désir de livre puisqu’il y a 60% de la population de Mouans-Sartoux qui est inscrite. C’est un énorme résultat en plus des salles de cinéma créées également.
Il y a une image positive par rapport au livre d’autant que beaucoup d’autres évènements ont lieu toute l’année.

NP : Vous parvenez à faire venir de grandes personalités. Comment cela se passe-t-il ?

MLG : C’est simple. Certaines personnes ont un agenda tellement chargé qu’ils décident de venir plusieurs années avant. Il y a un travail d’équipe énorme qui incite d’autres auteurs à revenir puisqu’ils remarquent la grande confiance et le sérieux qui se sont installés ici. Ensuite, nous misons sur l’effet boule de neige des relations.

NP : Vous parliez d’un caractère international de la manifestation. C’est important pour vous ?

MLG : Non, le festival n’a pas de sens international. Nous accueillons bien sûr entre autres des auteurs italiens, égyptiens, vietnamiens ou algériens mais c’est parce qu’ils parlent d’écriture et de liberté.
Si ce qu’ils font nous intéresse, on les invite. On va les chercher où ils sont.
L’aspect financier rentre en compte donc on ne peut pas inviter 20 auteurs mais on fait ce qu’on peut au maximum. Tout en gardant une liberté dans les choix. C’est important …

Auteur/autrice

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