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25 juin 2024

1er anniversaire pour PerformArts, magazine culturel basé à Nice

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Ce magazine trimestriel, consacré à l’art visuel et à l art vivant, réalisé à Nice, est maintenant distribué dans 42 pays par les NMPP au lieu de 20 précédemment.

Ce n’est pas la seule nouveauté de ce numéro 5 :

performArts se présente désormais avec un dos « carré-collé »et sa pagination passe de 48 à 64 pages avec plus de textes et de photos.

Pour renforcer les liens avec chaque pays, il va être indiquer sur le sitewww.performarts.net , tous ceux concernés par le magazine avec le nom du distributeur et son site ou un mail pour connaître les points de vente.

Dès le N°6 dont la sortie est prévue pour la mi juin, la liste des pays sera actualisée dans « l’ours »et sur la couverture.

Dernière information, performArts participe au Salon du Livre à Paris
(23 au 27 mars 2007) Stand A88, Carré des Arts.


Nice Premium : Performarts est né il y a 5 numéros, pouvez vous nous raconter comment est né ce magazine culturel et quelle était l’ambition à l’époque ?

couv72pj.jpg Christian Depardieu : Média culturel sur Internet et trimestriel papier, PerformArts est conçu et réalisé à Nice, région largement ouverte sur l’étranger, dotée d’un patrimoine culturel exceptionnellement riche et diversifié, fruit de sa situation géographique et de son histoire.
(L’art du XX° siècle constitue en effet l’une des plus remarquables spécialités de la côte d’azur. Les grands maîtres Renoir, Picasso, Chagall, Léger, Matisse, Bonnard etc. ont été suivis des artistes de l’École de Nice (Klein, César, Arman, Ben, Alocco, etc.) et, de nos jours, les nombreux artistes vivant et travaillant dans la région perpétuent cette tradition constituant un véritable laboratoire de la création pour toutes les formes d’art).

Sa rédaction, comprend des journalistes, critiques, artistes, écrivains, collectionneurs, en France, en Allemagne, en Italie, en Belgique. Doté d’un idéal journalistique, d’une forte personnalité et appuyée sur de solides valeurs culturelles, PerformArts correspond à une réelle spécificité dans le paysage culturel médiatique français. Il s’inscrit dans le vaste mouvement d’uniformisation et de mise en réseau des cultures, notamment à l’échelle européenne.
Principaux thèmes abordés : peinture, sculpture, photo, art numérique, installation, vidéo, cinéma, musique, architecture, théâtre, opéra, danse, littérature…

NP : Et culturellement qu’est-ce qui a changé sur la Côte d’Azur, en France et dans le Monde?

CD : Mentionnons seulement le vent nouveau qui souffle sur la Côte d’Azur : A Monaco où, depuis l’avènement du Prince Albert, les projets culturels foisonnent, dont notamment la préparation du futur musée d’art contemporain, mais aussi la danse contemporaine ; à Saint Paul où Michel Enrici, le nouveau directeur de la Fondation Maeght débute un programme d’expositions avec de jeunes artistes ; A la Villa Arson où Alain Derey est devenu directeur général et Eric Mangion, directeur artistique (avec Jean Marc Réol, Directeur pédagogique) tous trois pleins d’idées; Aux musées Chagall et Fernand Léger, avec Maurice Fréchuret, de retour du CAPC de Bordeaux ; à Mouans-Sartoux où Jean-Marc Avrilla a été nommé directeur de l’Espace d’Art Concrêt…. Tous se connaissent, ont déjà travaillé ensemble et ont bien l’intention de continuer…

Si l’on ajoute l’ouverture ces derniers temps, surtout à Nice, de plusieurs galeries d’art contemporain les collectifs d’artistes de la Station et de la Sous Station Lebon, déjà bien installés dans le paysage, la Villa Abandonnée d’Hélène Fincker… qui s’ajoutent aux galeries déjà existantes depuis longtemps, force est de constater que la scène artistique contemporaine reprend très sérieusement des couleurs. Avec la présence de nombreux artistes, tout est en place pour que nos lecteurs, même lointains aient envie de découvrir cette intense création artistique et un marché de l’art contemporain qui s’était quelque peu endormi ces dernières années, surtout après la disparition orchestrée en 2001 par la Mairie de Nice, de la foire d’art contemporain Art Jonction après seize années d’existence.

NP : S’il n’y avait qu’un numéro à retenir lequel serait-ce?

CD : Le numéro 5 actuellement sous presse. 64 pages de pur bonheur culturel et une grande réusite graphique…

NP : Pour finir revenons à Nice. La cité azuréenne est candidate pour être capitale européenne de la culture en 2013. En quoi mériterait-elle d’être élue? Pour vous quel est le symbole culturel à Nice?

CD : La meilleure réponse est l’édito du numéro 5 :

Lyon, Marseille, Nice, Saint-Etienne, Strasbourg, Toulouse, villes candidates pour devenir Capitale Européenne de la Culture en France en 2013 avec, comme autre pays, la Slovaquie.

L’exemple réussi de Lille, qui le fut brillamment en 2004, excite naturellement les esprits.
La phrase que l’on prête à Jean Monnet, l’un des pères fondateurs de l’Europe «s’il fallait refaire l’Europe, je commencerais par la culture » semble s’incarner dans ce qui est devenu un enjeu majeur de nos sociétés développées. L’image culturelle d’une ville est aujourd’hui l’objet de luttes politiques, économiques, médiatiques, sociétales… La construction européenne passe donc par cette concurrence exarcerbée entre les métropoles, dans une surenchère de projets culturels.
Sur internet, Marseille et Lyon sont, pour l’instant, les plus agressives. Mais, Nice et sa région, (siège de notre publication), disposent d’atouts géographiques, historiques et culturels sérieux*. L’équipe, dirigée par Bernard Faivre d’Arcier paraît convaincante et à la hauteur de l’enjeu. Le parrainage de personnalités telle que l’architecte Jean Nouvel, l’approche originale à travers des projets novateurs, ainsi que le ralliement de nombreuses villes environnantes dont la Principauté de Monaco, crédibilisent l’ensemble.
Alors, d’où vient cette réserve exprimée mezzo voce, nettement perceptible, des milieux culturels à un projet qui ne peut que dynamiser les initiatives et bénéficier à tous ?

En Allemagne, où la compétition est aussi très vive pour 2010, ce sont les Landers, (les régions) qui ont compétence en matière culturelle. En France, ce sont les maires, dotés d’un pouvoir important, qui portent naturellement ces projets. Cette candidature représente une chance pour la ville de Nice d’engager une véritable politique culturelle à long terme, de faire oublier des décennies pendant lesquelles la culture fut malmenée à de nombreuses reprises : hostilité à l’installation dans Nice des sculptures de l’artiste américain Mark di Suvero, violentes diatribes contre les nus du peintre Vincent Corpet, évocations approximatives d’Yves Klein dont la seule qualité semble d’avoir été un grand judoka, disparition orchestrée de la foire d’art contemporain Art Jonction après 16 ans, maintien d’un salon du livre people, ersatz de celui d’auteurs de Mouans-Sartoux, festival de jazz où le jazz, justement, est à la portion congrue, indifférence absolue, voire boycott, des publications, événements culturels, initiatives, privés et publics de la ville, Musée d’art moderne et contemporain dont les façades se dégradent dangereusement, sans oublier un festival de musique militaire que l’Europe entière nous envie…

Pour gagner, quel que soit le résultat officiel, Nice doit mobiliser ses forces vives pour combler un déficit culturel, gagner la confiance non seulement des milieux culturels, mais aussi de tous les citoyens. Que ce soit l’occasion, au lieu d’une mise en place de distributions circonstancielles, d’une réflexion d’ensemble sur les dynamiques de notre culture pour un rendez-vous qui poursuive ses effets au-delà de 2013.

  • En 2001, nous-même convaincus, nous avions lancé cette idée au Ministre de la Culture de l’époque, M. Jean-Jacques Aillagon, dans l’auditorium du musée Chagall lors d’un point de presse…

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