Dans une ère ou les plateformes de streaming dominent le marché, les cinémas indépendants comme le Rialto et le Variété à Nice luttent pour préserver une programmation originale. Mais entre la concurrence des cinémas traditionnelle et les grandes chaines, leur avenir reste incertain…
« Si je vais dans ce genre de cinémas, c’est parce qu’on y voit des films qu’on ne trouve pas ailleurs. » Christophe, 54 ans, cinéphile passionné, fait partie de ceux qui privilégient les cinémas indépendants. Loin des salles traditionnelles, c’est dans des endroits comme Le Rialto qu’il trouve son plaisir : « les multiplexes, c’est toujours la même chose : des films à gros budget, les mêmes affiches dans toutes les salles. Si on veut voir quelque chose de différent, il faut venir ici« , souligne Christophe.
Ces cinémas offrent, selon lui, une atmosphère plus intime et authentique, permettant aux spectateurs de se connecter directement aux films projetés. “Ce n’est pas une question de rentabilité ici, mais de qualité. Les films choisis ont du sens, et c’est ça qui me plaît,” ajoute-t-il,
Un cinéma accessible et engagé
Le Rialto, comme beaucoup de cinéma indépendant, doit tirer son épingle du jeu grâce à son accessibilité, à commencer par les prix : 9 euros en plein tarif, 7,50 euros pour les seniors, et seulement 6 euros le matin.
Mais sa véritable force reste la programmation. Pas de blockbusters, mais des films d’auteur, des documentaires et des productions étrangères. Autant d’œuvres souvent invisibles ailleurs, qui permettent d’explorer des cultures diverses, de la Chine à l’Amérique du Sud. « Tant qu’il y aura des cinéastes qui proposent des œuvres singulières, c’est ce cinéma-là que nous voulons défendre », insiste Jérémy, responsable de la programmation.
Un choix qui trouve son écho dans la salle. « Après certaines séances, les spectateurs nous disent simplement : “C’était génial !”. Ça montre que ces films touchent vraiment les gens », ajoute-t-il.