Journée nationale du don d’organes : faire connaître son choix à ses proches

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À l’occasion de la Journée nationale du don d’organes, le 22 juin, la ville de Nice relance sa mobilisation en faveur du don d’organes et de tissus. La campagne de sensibilisation rappelle l’importance d’échanger avec son entourage afin de faire respecter sa volonté et de permettre, demain, de sauver des vies.

Ville Ambassadrice du don d’organes depuis 2024, Nice participe à la Journée nationale du don d’organes à travers une campagne de sensibilisation diffusée sur les réseaux sociaux municipaux. Cette mobilisation vise à informer les habitants sur les règles qui encadrent le don d’organes et de tissus, tout en encourageant le dialogue au sein des familles.

La greffe d’organes et de tissus constitue un enjeu majeur de santé publique. Chaque année, des milliers de patients bénéficient d’une greffe. Un seul donneur peut sauver jusqu’à sept vies.

En France, le principe du consentement présumé s’applique. Toute personne est considérée comme donneuse après son décès, sauf en cas de refus exprimé de son vivant. Cette opposition peut être enregistrée sur le Registre national des refus ou communiquée à l’entourage.

Un échange essentiel avec les proches

La question du don d’organes reste étroitement liée à la parole familiale. Lorsque la volonté d’une personne décédée n’est pas connue, certaines familles choisissent de s’opposer au prélèvement. Faire connaître sa position permet donc de respecter ses choix et de faciliter un geste de solidarité.

Aujourd’hui, plus de 70 000 personnes vivent en France grâce à une greffe. Selon les données nationales, 74 % des Français se déclarent favorables au don de leurs organes après leur décès. Dans le même temps, seulement 49 % ont déjà partagé leur décision avec leurs proches. Pourtant, 90 % des Français estiment important que l’entourage connaisse ce choix.

Le 22 juin constitue ainsi une occasion de parler du don d’organes au sein de la famille. Quelques mots échangés aujourd’hui peuvent permettre de faire respecter une volonté demain.

Au-delà du don d’organes, les besoins concernent également le sang, les plaquettes, le plasma et la moelle osseuse. Les accidents de la route continuent de nécessiter des transfusions pour les victimes d’hémorragies aiguës. Les traitements contre les cancers augmentent les besoins en dons de plaquettes et de moelle osseuse. Les insuffisances rénales liées au diabète et à d’autres maladies rénales entraînent aussi une demande croissante de greffes.

Lors du décès d’une personne jeune ou en bonne santé, plusieurs organes peuvent être prélevés et permettre de sauver plusieurs patients. Les professionnels de santé rappellent l’importance d’aborder ce sujet lorsque tout va bien, afin d’éviter que la question ne se pose dans l’urgence d’un événement tragique.

Le don d’organes, de sang, de moelle osseuse et de plasma occupe aujourd’hui une place importante dans la prise en charge de nombreuses pathologies. Au-delà de l’enjeu médical, cette démarche repose sur la solidarité et contribue à offrir de nouvelles perspectives à des milliers de patients.

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