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6 avril 2024

IVG : interview avec le planning familial 06

Après deux votes à l’Assemblée nationale et au Sénat en un mois, le Congrès a approuvé, lundi 4 mars, l’inscription de l’IVG dans la Constitution.

Inscrit dans la Constitution pour protéger le recours à l’avortement et aux droits des femmes. Cette entrée est une première mondiale. En effet, ce droit à l’avortement est de plus en plus menacé à l’étrangers, notamment aux États-Unis. Par précaution qu’en France ce droit soit respecté et ne soit pas remis en cause, après un long mois, c’est finalement le lundi 4 mars que la Constitution est modifiée en faveur des femmes. Mais revenons sur ce que l’IVG représente et ce qui est mis en place pour son bon fonctionnement. Pour ce fait, nous avons contacté sur Nice le Planning Familial 06 pour en savoir plus.

Le Planning Familial 06 est un lieu d’information sur les questions concernant les sexualités, la contraception, l’interruption volontaire de grossesse, les IST, le VIH, les violences… Un centre pour tout public, le planning familial s’engage auprès des jeunes, dans des sensibilisations scolaires, ou encore des stands dans de nombreux évènements.

Pouvez-vous définir ce qu’est l’IVG ? Et jusqu’à quand peut-on décider d’interrompre une grossesse ?

“L’IVG c’est le fait de procéder à un avortement, donc d’arrêter une grossesse. Autoriser jusqu’à 16 semaines d’aménorrhée depuis le 1er jour des dernières règles c’est toujours confirmer avec une échographie de datation jusqu’à 9 semaines d’aménorrhée avec la méthode par médicament et au-delà avec une aspiration.”

Est-ce qu’il y a un suivi pour soutenir les femmes avant et après l’intervention ?

“Dans la majorité des cas, les femmes n’ont pas besoin d’être accompagnées mais elles peuvent l’être si elles le souhaitent. À l’hôpital, on propose un entretien avec une psychologue si elles le veullent. Et nous au planning familial qu’on on reçoit les personnes et qu’on les orientent pour une IVG, on écoute toujours, dans quel état et dans quel situation se trouve la femme et on lui apporte du soutient si elle en a besoin. Dans la majorité des cas un avortement c’est pas un problème, c’est plutôt une solution. Mais il peut y avoir un contexte difficile pour des raisons x ou y. Notre rôle de conseillère c’est aussi d’écouter et d’accompagner ça.” 

Y a-t-il des cas où le couple n’est pas d’accord sur la décision ? Et comment cela se passe ?

“Les personnes peuvent venir en couple bien sûr, ça arrive. Et il peut arriver aussi que dans le couple on ne soit pas d’accord sur la décision et qu’on ait besoin d’en parler, justement avec une conseillère pour arriver à trouver un accord. Mais ce n’est pas le plus courant.”

Est-ce qu’au planning familial vous traitez beaucoup de demande pour des interruptions de grossesse ? 

“A peu près un tiers des entretiens qu’on fait, et on en fait à peu près 900 par an donc 300 personnes sont reçus pour une orientation IVG et une bonne centaine pour un test de grossesse qui peut mener du coup à une IVG aussi.”

Sur Nice, quelles infrastructures sont mises à disposition pour les femmes voulant avorter ?

“Pour une femmes qui veut faire une interruption de grossesse, il y a l’hôpital, le centre de l’IVG de l’hôpital. Et pour les médicamenteuse en ville il y a un certains nombres de médecin et de sage-femme qui sont conventionnés et formés pour faire des IVG dans leur cabinet, mais uniquement médicamenteuse.”

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