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14 juin 2024

Des Jeux de la Francophonie sauvés par les Niçois et boudés par les Français

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Il y a une semaine débutaient les 7èmes jeux de la Francophonie à Nice pour 10 jours de compétitions culturelles et sportives. Des Jeux qui auront connu des hauts et des bas mais soutenus par toute une population et des agents de collectivités beaucoup plus motivés que les médias nationaux qui ont, outre la cérémonie d’ouverture, complètement ignoré la manifestation.


franco-np-9.jpg Président du Comité d’organisation des Jeux de la Francophonie, Christian Estrosi ne s’est pas trompé de cibles lors de la cérémonie de remerciements aux bénévoles niçois et azuréens ayant apporté leur aide et leur soutien à l’organisation de l’évènement : « Je dois remercier et féliciter toutes celles et ceux qui ont permis de bâtir ces Jeux qui auront été oublié par les médias nationaux et particulièrement par France Télévision qui n’a couvert aucune compétition malgré de multiples propositions de ma part. ».

Il est clair que seules les informations sensationnelles auront eu la faveur de certains journalistes et médias, principalement locaux, avec des couacs largement mis en avant et copieusement commentés, les disparitions de certains participants (comme si c’était la première fois en compétition officielle) ou encore les critiques systématiques des transports et autres services de la manifestation. Reste qu’au centre de tout ça, ce sont bien les 1 400 bénévoles qui auront permis que les petites imperfections inhérentes à ce type d’organisation ne se transforment pas en véritables catastrophes, même si parfois le coup est passé près, comme on dit !

Présents dès 8 heures dans un Palais Acropolis transformé en centre névralgique des jeux, c’est souvent vers 22 heures que les derniers bénévoles quittaient les lieux après une journée où la pause déjeuner était fréquemment oubliée. Et, que dire des chauffeurs de bus ou de voitures officielles, sur le pont dès 7 heures et enchainant les plus ou moins longs déplacements vers les sites de compétitions jusqu’à tard dans la nuit. Sans oublier, les responsables de délégations, les directeurs de centre d’hébergement ou de restauration, les arbitres et officiels des compétitions sportives, les jurys et responsables des compétitions culturelles… La liste est bien longue et composée d’une grande majorité de bénévoles qui, pour la plupart, vivaient leur premier grand évènement de l’intérieur et aux manettes d’un secteur.

Dès le vendredi 6 septembre, ouverture officielle des Jeux, c’est donc l’équivalent d’une grande entreprise qui s’est mise en marche pendant une dizaine de jours qui, nul doute, aura marqué à jamais l’esprit de chacune et de chacun d’entre-eux : « C’était une expérience fantastique et malgré les quelques imperfections, nous avons toujours répondu à chacune des demandes faites. C’était physiquement très éprouvant et on s’en souviendra toutes et tous, je pense ! » Léa, bénévole au centre des accréditations Acropolis était en première ligne durant toute la durée des Jeux.

Sur les terrains et dans les salles de spectacles, la mise en route aura connu aussi quelques ratés mais, après une journée de réglages, tout est rentré dans l’ordre notamment à un soutien sans faille de certaines directions de la ville de Nice et de la Métropole Nice Côte d’Azur. Ainsi, la Directions des Sports a été la cheville ouvrière de l’ensemble des compétitions sportives avec à la clef, une copie presque parfaite avec les aléas impondérables de l’organisation de compétitions multi-sportives (football, basket, athlétisme, lutte, judo, tennis de table, cyclisme, lutte africaine..).

Alors, certes l’organisation aurait pu parfois mieux faire mais la seule chose qui compte vraiment, quelques jours après la clôture, c’est bien l’engagement des niçois et des azuréens qui auront tout donné pour que les jeux soient faits.

Et, ils auront été bien faits grâce à eux !

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