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23 avril 2024

Bilan estival : la promenade veut jouer les couche-tard.

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Si 2006 ne resterait pas dans les annales comme une année au chiffre d’affaires spectaculaire, elle s’ajoutera à la décade des saisons niçoises calmes, voir trop calmes. Effectivement, les foudres des commerçants niçois s’abattent encore une fois sur la préfecture et ses mesures prises il y a quelques années au sujet des horaires de fermeture des bars.


CIMG0855_1.jpgMichel Maiffret, tenancier de l’Opéra Plage résume la saison: « Elle n’est pas encore tout à fait terminée mais aux vues des dernières semaines, on peut plancher sur une baisse de 5 à 10% du chiffre d’affaires par rapport à l’année dernière. Il faut dire aussi que 2005 avait été une année spécialement rentable et que, par conséquent, les recettes de cette année restent raisonnables. La particularité de l’été 2006 est certainement que ses ventes se sont déroulées en dents de scies. La chaleur a fait baisser le nombre de clients du restaurant par exemple car les gens avaient trop chaud pour manger voir même pour aller à la plage. Et les méduses ont fini de décourager les plus téméraires. Malgré cela, Nice reste très touristique et nous bénéficions de cette retombée. D’ailleurs, le pouvoir d’achat des étrangers en vacances est nettement supérieur à celui des Français ; ce qui nous garantie une saison relativement confortable même sans l’aide des autochtones trop hésitants. »

Si le bilan n’est pas spécialement positif, il n’est donc pas non plus catastrophique. Seule ombre au tableau : les horaires de fermeture. Michel Maiffret se souvient des soirées qu’il organisait jusqu’à l’aube voilà maintenant 10 ans. Pour lui, le levé de l’arrêté préfectoral durant l’été résoudrait bien des problèmes : « En plus d’obliger les plagistes à tout miser sur les consommations de la journée, cela force les jeunes couche-tard à errer sur la plage en buvant au goulot des bouteilles qu’ils briseront quelques minutes plus tard sur les galets. Les bagarres sont désormais très fréquentes la nuit sur la promenade des anglais à cause de tous ces clients que l’on chasse des bars à 2 heures du matin et qui s’y retrouvent en même temps et en état d’hébriété. » Il est vrai que Nice, en comparaison d’autres grands centres urbains, se couche tôt. Pour la première ville touristique de France, c’est peut-être se tirer une balle dans le pied que de forcer une partie de ses clients à regagner leurs lits au milieu de la nuit. Pour le patron de l’Opéra Plage, cela ne fait aucun doute : le temps d’une saison, Nice devrait réapprendre le goût des nuits blanches.

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