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24 mai 2024

1er Forum international de l’ économie mauve : l’environnement culturel est le premier atout

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1er Forum sous le patronage de l’UNESCO, de la Commission et du Parlement européen,

En présence de Valérie Pécresse, ministre du budget, des comptes publics et de la réforme de l’État, porte-parole du gouvernement


-La naissance d’une économie liée à l’environnement culturel

Pour la première édition du forum international de l’économie mauve,
des témoins venus d’horizons très variés pour s’exprimer sur la question d’un rapprochement entre culture, économie et développement durable.

En reprenant les mots de Valérie Pécresse, prononcés à cette occasion,
la culture souffre en France d’un cloisonnement par rapport à l’économie,
de même que pour l’enseignement et la recherche « on a trop « bunkerisé » les spécialités en ressources humaines et sociales, on les a trop sorties du champ de l’économie et de la sphère de la science ».Au-delà des opportunités tirées de l’adaptation à la diversité, pour Valérie Pécresse « la culture est un élément clé sur lequel on bâtit une grande économie ».

Plus largement, de nombreux observateurs ont considéré que la crise
économique était le symptôme d’une marginalisation du culturel.

Or, comme l’a rappelé Bernard Ramanantsoa, directeur général d’HEC Paris, « il faut revenir à une définition de l’humanité : par mesure de simplification, on a présenté trop souvent l’humanité dans la mondialisation comme une addition d’intérêts économiques. Elle l’est sans doute, mais elle est avant tout une mémoire commune, partagée entre différentes cultures.
Le fait d’oublier cela est probablement à l’origine de la crise économique. »

Selon Mercedes Erra, présidente d’Euro RSCG Monde, il est un fait
qu’aujourd’hui « on a besoin de se recréer du sens, une orientation.
La culture, quelque part, est une des raisons d’orientation humaine,
et c’est ça que recherchent profondément les gens ». « Ce qui va mener
aujourd’hui l’entreprise, ce qui va faire la performance de l’entreprise,
et l’exigence qui va être demandée à une entreprise, est une exigence
qui va aussi devenir culturelle. »

Durant trois jours, le forum a été l’occasion, au-delà des secteurs pour
lesquels cela est plus facile à appréhender – culture, alimentation, tourisme, construction ou luxe –, de mettre en avant que toute activité a un impact sur l’environnement culturel.

Cette « empreinte culturelle » peut être recherchée à titre principal ou non. C’est le cas d’un constructeur de voitures qui aujourd’hui entend d’abord fabriquer un véhicule mais qui, néanmoins, a une influence culturelle par les décisions qu’il prend en matière de design, de publicité et de bien d’autres considérations encore. C’est dans ce champ de l’impact culturel secondaire que se trouvent les réserves inexplorées d’une croissance durable, qui passera par la définition de produits prenant davantage en compte la dimension culturelle.

Face à cette culturalisation de l’économie, plusieurs intervenants européens ou extra-européens ont noté les atouts considérables de l’Europe : crédibilité culturelle et capacité de se « débrouiller » avec la diversité.

L’économie mauve, qui renvoie à l’amélioration de l’environnement culturel et ne se réduit pas à l’économie de la culture, a par définition un caractère transversal. Elle peut être une des réponses à la crise, sur le plan du sens et sur celui de l’opportunité.

Le forum international de l’économie mauve, dont la prochaine édition aura lieu en 2012 à São Paulo, vise à construire une économie durable soucieuse de l’attention portée à l’environnement culturel, comme de celle portée à l’environnement naturel ou à l’environnement social.

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