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À voir à la cinémathèque : «Voyage au bout de l’enfer» ou la fin du rêve américain

2 min de lecture

Dans un cycle «rétrospective Michael Cimino», la cinémathèque de Nice diffuse quelques-uns de ses plus grands films dont le chef-d’œuvre «Voyage au bout de l’enfer», à (re)découvrir le vendredi 25 février à 16h.


Pennsylvanie, 1968. Dans une petite ville, à Clairton, les ouvriers d’une entreprise de sidérurgie célèbrent le mariage de Steven et Angela où la joie, l’innocence, l’ivresse et l’enivrement semblent dominer. On fête un avenir qui, à première vue, n’était pas destiné à être entaché, si ce n’est pour ces quelques gouttes de vin tombées sur la robe de la mariée – et que seul le spectateur réussi à voir – comme présage du destin tragique qui attendrait Steven (John Savage), Michael (Robert De Niro) et Nick (Christopher Walken) au Vietnam.

Le récit suit de manière très simple, dans l’ordre chronologique, le chemin de ces trois ouvriers qu’on envoie à la guerre : de l’euphorie au voyage en enfer puis, finalement, au retour à la paix. Alternant entre un mariage, des chasses au cerf en Pennsylvanie, des scènes de roulette russe au Vietnam, ce film est une véritable épopée dépeignant la fin du rêve américain.

Un film de guerre, c’en est un, bien qu’il n’y ait finalement que très peu de scènes se déroulant au Vietnam. Un film violent, c’en est un aussi, même si la violence réside davantage dans l’aspect psychologique et dans l’inévitable descente aux enfers qui mène aux névroses de guerre.

Quoique empreint d’une vision trop manichéenne, au point de ne jamais montrer les atrocités commises par l’armée américaine, Voyage… parvient à dénoncer les déboires et l’absurdité de cette guerre ainsi que les traumatismes qu’elle a engendrés.

Comment un destin peut-il être brisé par une guerre dont on n’a jamais voulu ? Comment retrouve-t-on sa place dans la réalité lorsqu’on a connu l’horreur ? Comment se réadapter et faire comme si de rien n’était alors même qu’on a perdu toute innocence ? Ce sont autant de questions auxquelles Michael Cimino tente de répondre dans son Voyage au bout de l’enfer.

En quelques mots, c’est un film dont la force et la tension sont inouïes – en particulier dans les scènes de roulette russe – il est captivant tant dans les images, des étendues sauvages en Pennsylvanie au Vietnam, que dans la justesse de jeu de ses acteurs.

  • Voyage au bout de l’enfer (titre original – The deer hunter) de Michael Cimino, (Etats-Unis, 1978, 3h03), diffusé à la cinémathèque de Nice le vendredi 25 février à 16h.

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