Grève du 5 novembre à Nice : plus de 5 000 manifestants dans la rue, 10 500 selon les syndicats, tensions dans les lycées

La mobilisation intersyndicale contre la vie chère et le manque de moyens dans l’Éducation nationale a rassemblé plusieurs milliers de personnes ce jeudi 5 novembre 2026 à Nice. Les syndicats avancent le chiffre de 10 500 manifestants, contre 2 600 selon la préfecture des Alpes-Maritimes. À Menton, des affrontements ont également été signalés aux abords d’un lycée.

La mobilisation a pris de l’ampleur dans les rues de Nice ce jeudi 5 novembre. À l’appel des organisations syndicales, plusieurs milliers de personnes ont rejoint la manifestation organisée au départ de la gare SNCF de Nice-Ville. Le rassemblement, prévu à 10 heures, a finalement démarré aux alentours de 10h50.

Les manifestants ont emprunté l’avenue Thiers, le boulevard Gambetta, la promenade des Anglais et l’avenue Max-Gallo, avant de rejoindre la place Masséna. Tout au long du parcours, les pancartes ont rappelé les principales revendications du mouvement, notamment sur le pouvoir d’achat et les rémunérations. « La précarité, ça suffit, augmentez les salaires », pouvait-on lire sur l’une des banderoles déployées en tête du cortège.

Selon les syndicats, 10 500 personnes ont participé à la manifestation niçoise. Un chiffre nettement supérieur à celui communiqué par la préfecture des Alpes-Maritimes, qui recensait 2 600 participants à 11h40.

Malgré l’ampleur du rassemblement, le défilé s’est déroulé dans le calme. Les participants ont marché dans une ambiance musicale, sans tension ni débordement signalé sur le parcours.

Un dispositif de sécurité renforcé et des tensions dans les établissements scolaires

La manifestation s’est déroulée sous surveillance policière. Après les violences et les dégradations survenues lors des précédentes mobilisations à Nice, notamment le 17 octobre dernier, les autorités avaient prévu un dispositif de sécurité associant police nationale, police municipale et une compagnie de CRS.

L’accès à l’avenue Jean-Médecin a notamment été bloqué au moment de la dislocation du cortège. Une mesure qui intervient alors que les commerçants du secteur restent marqués par les violences d’octobre. Plusieurs enseignes, notamment des magasins de luxe et des bijouteries, avaient pris leurs précautions en barricadant leurs vitrines.

À Nice, la mobilisation a également concerné les établissements scolaires. Un blocage partiel a été signalé devant le lycée Albert-Calmette. À Menton, la situation a été plus tendue aux abords du lycée Pierre-et-Marie-Curie. Selon la préfecture, un blocage partiel s’est formé dans la matinée et des tirs de mortier ont été constatés. Des affrontements entre des jeunes et les forces de l’ordre ont également été rapportés.

Dans les écoles niçoises, les perturbations ont été importantes. Sur les 150 établissements que compte la ville, dix sont restés fermés et 90 ont connu des difficultés de fonctionnement. Cinquante-huit cantines municipales n’ont pas ouvert ce jeudi. Les accueils périscolaires ont également été touchés, avec 21 accueils du matin et 25 du soir fermés. Les campus universitaires, en revanche, n’ont pas fait l’objet de blocages dans la matinée, selon la préfecture.

Entre 360 et 1 000 manifestants à Cannes

La mobilisation a aussi concerné Cannes, où un rassemblement intersyndical s’est tenu place de la Gare. Au moins une centaine de personnes se sont réunies à 10 heures, dont des représentants de Force ouvrière du site cannois de Thales Alenia Space. Les menaces récurrentes de suppressions d’emplois au sein de l’entreprise figuraient parmi les préoccupations des salariés.

Pour cette ville, les syndicats ont comptabilisé 1 000 manifestants, tandis que la préfecture en recensait 360 à midi.

Au-delà des revendications salariales et du coût de la vie, cette journée de grève a également mis en lumière les inquiétudes autour des moyens accordés aux établissements scolaires. Le mouvement a été beaucoup plus suivi que ces dernières semaines tout en restant dans une ambiance apaisée.

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