Du 1er au 11 novembre, Alexia et Ambre Barthélémy, deux Maralpines d’adoption, participeront au Raid Amazones au Sri Lanka. Elles affronteront d’autres femmes dans des épreuves sportives chaque jour. Une aventure qui va bien au-delà du volet sportif puisque les deux sœurs soutiennent l’association Agir pour le cœur des femmes grâce à l’événement.
Alexia et Ambre Barthélémy s’apprêtent toutes deux à affronter un défi qui risque bien de changer leur vie. Dimanche 1er novembre, les « Wild Sista » débuteront l’aventure Raid Amazones, au Sri Lanka. Pendant dix jours, elles défieront d’autres équipes 100% féminines venues de la France entière. Au programme, trail, vélo, tir à l’arc ou encore canoë, pas le temps de s’ennuyer dans cette aventure sportive et humaine hors du commun.
Créé et organisé par Alexandre Debanne, le Raid Amazones fait voyager depuis 2001 des milliers de femmes à travers le monde. De la Guyane à Bali, du Kenya au Cambodge, en passant par le Vietnam, la Malaisie ou encore la Thaïlande, chaque édition repose sur un même ADN : le sport, l’aventure, la découverte, le partage et le dépassement de soi.
À l’approche du grand départ, les deux sœurs partagent des objectifs communs, mais des parcours de vie différents. À l’aube de ses 30 ans, Ambre Barthélémy, la plus jeune des deux sœurs, revient sur leur préparation, leurs ambitions, et leur regard sur cette expérience folle.
Vous vous apprêtez à participer au Raid Amazones, comment l’idée de participer à ce challenge vous est-elle venue ?
« On a très vite eu envie de participer à cet évènement, je crois que c’est moi qui lui ai parlé de cette idée en voyant passer des vidéos du Raid Amazones sur internet. Alexia, elle a 12 ans de plus que moi, c’est une grande sœur qui ne fait pas dans la demi-mesure. Dès que je lui envoie un truc du style, une idée assez rigolote, elle fonce, elle remplit les papiers et elle m’embarque avec elle. Ça a tout de suite été une évidence de partager ça toutes les deux, entre sœurs, et plus on s’approche du grand départ, plus cette évidence se confirme. »
Etes-vous habituées de ce genre d’épreuves, ou est-ce quelque chose de nouveau pour vous ?
« Dans ces proportions-là, c’est clair que c’est nouveau pour toutes les deux, même si on fait du sport chacune de notre côté. Moi, je me fixe des défis sportifs assez régulièrement, je fais du trail depuis quatre ans maintenant. Après c’est vrai que là ça sera différent, on a appris le tir à l’arc et le canoë pour l’occasion, tout ça c’est un peu plus la découverte. Pour Alexia, c’est encore autre chose parce qu’elle a une blessure à la jambe depuis qu’elle est enfant, donc elle pratique le vélo et la course à pied moins régulièrement que moi. Malgré cette blessure, je la connais, elle a la force et l’égo suffisant pour aller jusqu’au bout. On a pu faire quelques trails et un hyrox ensemble ces derniers mois, je sais que toutes les deux on saura se pousser au maximum. »

Avant le départ, avez-vous eu l’occasion de rencontrer d’anciennes ou de futures participantes du Raid Amazones ?
« C’est amusant parce que lors de l’un de nos trails, on a croisé deux filles avec le T-shirt Raid Amazones, qui y ont participé en 2021. Elles ont pu nous partager leur expérience, et de fil en aiguille on s’est rendu compte que plein d’Amazones avaient participé depuis la création de l’évènement en 2001, même autour de nous dans la région niçoise. L’élan de générosité entre les participantes est assez dingue. Chaque fois qu’on a pu échanger avec des Amazones des années précédentes, elles nous ont proposé de nous prêter du matériel, des T-shirts en plus, un sac d’hydratation. C’est très sympa et très touchant de se sentir intégrées dans la famille des Amazones avant même l’évènement. »
Concrètement, comment l’évènement s’organise-t-il sur place ?
« Pour le matériel, on ne s’occupe que de ce qui peut aller dans un avion, c’est-à-dire l’équipement de course, le casque et la pompe à vélo en cas de crevaison. C’est l’organisation du Raid Amazones qui s’occupe de transporter le reste, les canoës, les pagaies, les arcs etc… On reste dans le même hôtel pendant les dix jours, choisi par l’organisation, en chambre partagée avec d’autres équipes, ça permet aussi de renforcer les liens. Tous les jours, le réveil sonnera entre 4h et 5h du matin, pour pouvoir être sur les épreuves assez tôt. Ensuite, dans l’après-midi, il y a aussi tout un volet culturel et caritatif auprès de la population sri-lankaise, avec des distributions de matériel scolaire dans des écoles par exemple. C’est une vraie aventure humaine, pas juste sportive.

Vous avez choisi de mettre en lumière l’association Agir pour le cœur des femmes. Pourquoi ce choix ?
« Avec Alexia, on a décidé de soutenir une association qui nous tient particulièrement à cœur : Agir pour le cœur des femmes. Cette association met en avant la prévention des maladies cardiovasculaires chez les femmes. Malheureusement, c’est l’une des plus grandes causes de mortalité chez les femmes, et c’est trop souvent mis de côté. On trouvait que le Raid Amazones était l’événement parfait pour mettre cette organisation en avant. Beaucoup de participantes sont des mères de famille, parfois des femmes à la retraite, qui ont passé une grande partie de leur vie sans prendre soin de leur santé via le sport. Grâce au Raid Amazones, on peut mettre en avant cette association, faire parler de cette cause qui nous tient à cœur, et soutenir le fait que grâce au sport, on peut rester en bonne santé, et réduire les risques liés à ces maladies cardiovasculaires. »
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