Après les violences urbaines du week-end des 17 et 18 octobre, la préfecture des Alpes-Maritimes et le maire de Nice, Éric Ciotti, annoncent un renforcement exceptionnel des mesures de sécurité. Un couvre-feu pour les mineurs de 21 heures à 6 heures entre en vigueur dans plusieurs quartiers de la ville jusqu’au 26 octobre. En parallèle, plusieurs arrêtés préfectoraux restreignent notamment le transport d’armes, de carburant et de matériel pyrotechnique jusqu’au 25 octobre.
La réponse aux violences urbaines du week-end se traduit par une restriction des déplacements nocturnes des mineurs. Éric Ciotti, maire de Nice, a annoncé la signature d’un arrêté municipal instaurant un couvre-feu de 21 heures à 6 heures du matin.
La mesure concerne plusieurs secteurs de la ville : le centre-ville, le Vieux-Nice, le quartier Trachel et la Gare du Sud. Selon la Ville, le dispositif entre en vigueur ce lundi 19 octobre et restera applicable jusqu’au lundi 26 octobre 2026 à 6 heures.
Cette décision intervient après deux journées marquées par des violences et des dégradations dans le centre de Nice. Samedi, 85 personnes ont été placées en garde à vue, dont la moitié étaient mineures, selon les chiffres communiqués par la municipalité.
Le maire justifie cette restriction par la nécessité de protéger les habitants et de prévenir de nouveaux incidents. « Cet arrêté entre en vigueur dès ce soir à 21 heures. Il est pris en concertation pleine et entière avec Monsieur le préfet des Alpes-Maritimes », a déclaré Éric Ciotti.
L’élu reconnaît que cette mesure entraînera des contraintes pour les jeunes qui souhaitent se déplacer en soirée. « Naturellement, je suis bien conscient des contraintes que cela va poser pour les jeunes qui veulent se rendre paisiblement dans notre ville le soir », a-t-il précisé, avant d’invoquer une situation d’urgence pour justifier ce dispositif exceptionnel.
Éric Ciotti dénonce les violences du week-end
Dans sa déclaration, le maire de Nice a adopté un ton ferme à l’égard des auteurs des violences. « Cet arrêté vise à protéger les Niçois des hordes de racailles qui ont déferlé ce week-end dans les rues de Nice, qui ont volé, qui ont pillé, qui ont agressé les policiers », a-t-il affirmé.
La municipalité indique vouloir maintenir ses efforts pour assurer la sécurité des habitants. Face aux événements du week-end, Éric Ciotti a également fait savoir que la ville ne céderait ni à la peur ni au renoncement.
Le maire appelle toutefois à la compréhension des personnes concernées par le couvre-feu, en soulignant le caractère temporaire de la mesure. « Mais c’est une situation d’urgence. Et nous y faisons face par une mesure d’exception qui n’aura une durée de vie que jusqu’à dimanche prochain », a-t-il déclaré.
L’arrêté municipal prévoit finalement une application jusqu’au lundi 26 octobre à 6 heures. Éric Ciotti conclut en rappelant sa priorité : « Et vous le savez, la sécurité des Niçoises et des Niçois est ma priorité. »
Des mesures préfectorales complémentaires jusqu’au 25 octobre
En parallèle du couvre-feu municipal, le préfet des Alpes-Maritimes a annoncé plusieurs interdictions visant à prévenir de nouveaux troubles à l’ordre public. Ces mesures concernent notamment la détention, le port, le transport et l’usage de mortiers d’artifice et d’articles pyrotechniques.
Le transport de carburant dans de petits contenants, ainsi que celui de liquides et de produits inflammables ou corrosifs, est également interdit. Le port et le transport d’armes de toute nature et d’objets susceptibles de constituer des armes par destination sont concernés.
Le port d’équipements de protection pouvant être utilisés lors de troubles à l’ordre public, comme les lunettes de ski, les masques à gaz et les casques, fait également l’objet d’une interdiction. Ces dispositions préfectorales doivent s’appliquer jusqu’au dimanche 25 octobre à 23 heures.
Le dispositif de sécurité reste par ailleurs mobilisé dans le centre-ville de Nice, avec des forces prépositionnées pour intervenir en cas de nouveaux débordements. La force Sentinelle est également déployée sur l’avenue Jean-Médecin, aux abords des commerces.
Enfin, la préfecture fait état d’une quinzaine de commerces touchés par des dégradations et des pillages samedi 17 octobre. Les établissements concernés ont été contactés afin d’assurer un suivi individualisé, notamment pour les dépôts de plainte et les démarches liées aux préjudices subis.
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