Fourrière : récupérer sa voiture à Nice coûte plus cher depuis le 1er octobre

Les tarifs maximaux des fourrières ont augmenté en France depuis le 1er octobre 2026. Nice ne fait pas exception à la règle. Pour une voiture particulière, l’enlèvement passe à 135 euros et la garde journalière à 7,15 euros. Le montant à régler peut donc rapidement augmenter selon la durée d’immobilisation du véhicule.

Une mauvaise surprise peut attendre les automobilistes qui ne retrouvent pas leur voiture à l’endroit où celle-ci avait été stationnée. Depuis le 1er octobre, les tarifs maximaux applicables aux véhicules particuliers placé à la fourrière de Nice ont été revalorisés.

L’enlèvement passe de 127,65 à 135 euros. La garde journalière augmente également, de 6,75 à 7,15 euros. Les autres frais restent inchangés. L’immobilisation matérielle demeure fixée à 7,60 euros et les opérations préalables à 15,20 euros. Une éventuelle mise en vente reste facturée jusqu’à 100 euros.

La facture minimale pour récupérer une voiture après une journée en fourrière atteint ainsi 142,15 euros, contre 134,40 euros auparavant ce qui constitue une différence de 7,75 euros. Chaque journée supplémentaire ajoute ensuite 7,15 euros au montant à payer.

Cette évolution s’inscrit dans un nouveau mécanisme tarifaire. À partir de 2027, les plafonds des frais de fourrière évolueront chaque année. L’arrêté publié au Journal officiel du 22 septembre 2026 prévoit notamment de prendre en compte l’évolution du coût des carburants, de la main-d’œuvre, des assurances et des véhicules.

La fourrière de Nice accueille les automobilistes du lundi au samedi de 6 heures à 20 heures et le dimanche de 9 heures à 13 heures, hors jours fériés.

Les deux-roues ne sont pas concernés

Les propriétaires de motos, scooters, trois-roues et quadricycles à moteur ne sont pas concernés par cette hausse. Pour ces véhicules, l’enlèvement reste fixé à 45,70 euros. La garde coûte toujours 3 euros par journée entamée.

Récupérer un deux-roues dès le premier jour représente donc 48,70 euros. L’immobilisation matérielle reste plafonnée à 7,60 euros et les opérations préalables à 15,20 euros. En cas de mise en vente, le montant maximal reste fixé à 50 euros.

Une mise en fourrière intervient notamment lorsque le stationnement est gênant, abusif ou dangereux. Environ 30 minutes peuvent être nécessaires pour tenir compte du trajet et de l’enregistrement informatique de la procédure. Avant de se déplacer, mieux vaut contacter la fourrière afin de vérifier la situation du véhicule. Dans la cité azuréenne, le stationnement en centre-ville est désormais passé à deux heures gratuites.

Quelles démarches pour récupérer sa voiture à Nice ?

Avant de se rendre à la fourrière, une décision de mainlevée est nécessaire pour obtenir la restitution du véhicule. Cette autorisation peut être obtenue auprès du commissariat de police nationale, d’un poste de police municipale ou de la gendarmerie du lieu d’enlèvement. Un justificatif d’identité et le certificat d’immatriculation doivent être présentés. Lorsque le véhicule appartient à une autre personne, une pièce d’identité du propriétaire ainsi qu’une procuration écrite et signée sont également nécessaires.

Une fois la mainlevée obtenue, mieux vaut se rendre rapidement à la fourrière. Les frais de garde sont calculés par journée entamée. Le règlement s’effectue sur place.

Pour connaître la situation du véhicule, une vérification auprès des services de police ou de gendarmerie peut être effectuée. Une recherche peut également être réalisée sur le site de la préfecture de police avec le numéro d’immatriculation.

Le montant des frais dépend ensuite de la catégorie du véhicule et des différentes opérations réalisées. Les tarifs comprennent notamment l’immobilisation matérielle, les opérations préalables, l’enlèvement, la garde journalière et, dans certains cas, l’expertise.

Lorsque le véhicule reste en fourrière au-delà de trois jours, une expertise des principaux éléments de sécurité est ordonnée. Facturée actuellement 61 euros, cette expertise est à la charge du propriétaire et détermine les conditions de restitution du véhicule.

Trois situations peuvent alors se présenter. Si le véhicule est en état de restitution, celui-ci peut être récupéré après règlement des frais. En cas de défaillance d’un élément de sécurité ou de contrôle technique non à jour, une réparation par un professionnel peut être nécessaire. Le certificat d’immatriculation sera alors restitué après présentation du justificatif correspondant.

Enfin, si le véhicule est considéré comme impropre à la circulation, celui-ci peut être déclaré comme épave et destiné à la destruction. Une récupération reste possible sous certaines conditions, notamment après réalisation des réparations nécessaires et présentation des justificatifs.

NicePremium est un média local indépendant et gratuit.
Pour nous aider à continuer, vous pouvez soutenir notre travail à partir de 5 € par mois.

Soutenir NicePremium