Côte d’Azur Habitat va étendre la vidéoprotection à 30 résidences niçoises à partir de la fin de l’année

Côte d’Azur Habitat va renforcer son dispositif de vidéoprotection à Nice. Après une première expérimentation lancée en 2022, un nouveau marché prévoit la modernisation des installations existantes et le déploiement progressif de caméras dans 30 résidences niçoises d’ici trois ans.

Côte d’Azur Habitat a lancé, le 4 septembre 2026, un nouveau marché consacré à la vidéoprotection. À ce jour, cinq résidences, quatre agences de proximité et le siège de l’organisme disposent déjà d’un dispositif. Le nouveau marché prévoit désormais d’équiper 30 résidences à Nice sur une période de trois ans. Les travaux doivent débuter à la fin de l’année 2026, avec une première extension des installations prévue au premier trimestre 2027.

L’objectif affiché consiste également à moderniser le dispositif existant dont la vétusté a notamment été décriée par le passé. La vidéoprotection doit notamment contribuer à prévenir les troubles, lutter contre les regroupements et les dégradations et permettre une intervention plus rapide des forces de police lorsqu’un incident est avéré.

Une convention signée en 2025 avec la ville de Nice et la Police nationale prévoit par ailleurs une connexion directe au Centre de supervision urbain (CSU) en cas de déclenchement du bouton d’alerte. Cette connexion permet de visualiser la situation en temps réel et, lorsque les faits le justifient, de faciliter une intervention immédiate des forces de l’ordre.

Les images enregistrées sont stockées sur un serveur sécurisé. Leur consultation reste encadrée par la réglementation, notamment après une plainte ou une réquisition judiciaire. Seuls les agents habilités de Côte d’Azur Habitat peuvent accéder aux images dans ce cadre.

Françoise Souliman, présidente de Côte d’Azur Habitat, défend cette extension du dispositif : « La sécurité et la tranquillité de nos locataires sont une priorité constante. Cette politique doit être amplifiée conformément aux engagement pris par Eric Ciotti. En modernisant notre dispositif de vidéoprotection et en l’étendant à 30 nouvelles résidences niçoises, Côte d’Azur Habitat poursuit un objectif clair : prévenir les troubles, sécuriser nos locataires et permettre, en lien avec la Ville de Nice et les forces de l’ordre, une réaction rapide et coordonnée. Ce projet s’appuie sur un partenariat solide avec la Ville de Nice et l’État, dans un cadre strict de protection des données personnelles. »

Julien Picot critique la gestion du dispositif

L’annonce intervient alors qu’une polémique porte sur l’état de certaines caméras de Côte d’Azur Habitat. Julien Picot, conseiller municipal à Nice et chef de file du PCF06, réagit en évoquant « le scandale des caméras qui ne protègent personne. »

La réaction fait notamment suite aux révélations de Nice-Matin concernant des équipements de vidéoprotection défaillants. « Les révélations de Nice-Matin sur la vidéosurveillance défaillante de Côte d’Azur Habitat sont un véritable scandale », estime Julien Picot.

Le conseiller municipal met en cause la gestion du dispositif par les différentes directions de l’organisme. « Les Estrosistes, avec Anthony Borré, ancien président de Côte d’Azur Habitat, comme les Ciotistes, avec Françoise Souliman, aujourd’hui à sa tête, doivent s’expliquer. On ne peut pas changer de président et effacer les responsabilités », affirme Julien Picot.

Pour le chef de file du PCF06, la question porte aussi sur l’utilisation de l’argent public et le fonctionnement réel des équipements installés dans les quartiers populaires. « Une caméra en panne ne protège personne. Mais elle peut coûter très cher aux contribuables », déclare Julien Picot.

Le nouveau marché doit donc répondre à un double enjeu pour Côte d’Azur Habitat : étendre la vidéoprotection à davantage de résidences niçoises et moderniser les équipements déjà installés. Le calendrier prévoit un début des travaux avant la fin de l’année 2026, puis une première extension au premier trimestre 2027.

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